Actualités :: Prodi appelle à l’application des accords inter-ivoiriens de Marcoussis

DAKAR, 12 nov (AFP) - 14h46 - Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a souhaité mercredi à Dakar que "les accords (inter-ivoiriens de paix) de Marcoussis soient traduits en actions sur le terrain".

"Je ne vais pas en Côte d’Ivoire avec une décision en dehors de celle déjà prise" fin janvier en France et signée par les principaux partis politiques et les mouvements rebelles, a affirmé Romano Prodi au cours d’une conférence de presse.

Arrivé mardi à Dakar, M. Prodi devait se rendre mercredi soir à Abidjan.

Parlant de la "tragédie" ivoirienne, il a invité chacun à fournir des "efforts pour que les accords de Marcoussis soient traduits en actions sur le terrain".

"Je suis préoccupé (...) je vais en Côte d’Ivoire, pousser, pousser, le gouvernement dans la direction de la paix", a-t-il dit. "Nous n’avons pas de pouvoir militaire, mais nous avons une autorité morale et économique pour pousser (les protagonistes) dans la direction de la paix", a-t-il ajouté.

Selon lui, la situation d’instabilité en Côte d’Ivoire met l’Union européenne (UE) "dans l’impossibilité d’exercer (sa) politique d’aide, de coopération et de développement de ce pays".

Le sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui s’est tenu mardi à Accra "ne s’est pas bien passé (...) il n’y a pas encore de résultats", a-t-il également relevé.

Romano Prodi a rappelé sa "participation et (son) engagement personnel" en janvier lors de la table-ronde de Marcoussis. "Nous étions engagés pour mobiliser des ressources, pour venir en aide à la Côte d’Ivoire avec le retour de la paix" par l’application des accords de Marcoussis, a-t-il dit.

Mais "il n’y a pas la paix. Tous les efforts pour retrouver la paix sont restés" sans suite jusqu’à présent, a-t-il déploré, en précisant qu’il allait rencontrer en Côte d’Ivoire "tous les leaders politiques" pour tenter de ramener la paix.

Les Forces nouvelles (FN, ex-rebelles), qui ont pris les armes en septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo, ont suspendu depuis un mois et demi leur participation au gouvernement de réconciliation formé en mars, pour protester contre des blocages orchestrés, selon eux, par le camp présidentiel, dans l’application des accords de Marcoussis.

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