Actualités :: Vie de couple : Il faut trois mariages pour réussir un seul (...)

Le code des personnes et de la famille en sa page 73, au paragraphe 4 et à l’article 275 stipule ce qui suit : "au jour convenu, les futurs époux comparaissent devant l’officier de l’état civil, accompagnés chacun d’un témoin majeur...l’officier de l’état civil demande à chacun d’eux, l’un après l’autre s’ils veulent se prendre pour mari et femme. Dans l’affirmative, il déclare au nom de la loi qu’ils sont unis par le mariage.

Le lien conjugal vient ainsi d’être scellé, mais il faut reconnaître que cela ne garantit nullement la réussite du mariage. C’est à partir de cet instant qu’il faut vraiment se marier, car la fin d’une chose vaut mieux que son début. Et le souhait pour tout jeune couple c’est que l’union soit couronnée de succès. Mais alors que faire ?

Le mariage dit-on " ressemble à une paire de ciseaux, les deux lames étant unies de manière qu’on ne peut les séparer. Elles agissent souvent dans des directions opposées, punissant néanmoins quiconque viendrait à se mettre entre elles". Et ailleurs il est écrit que "le mariage est le seul jeu de hasard où les joueurs peuvent tous les deux gagner, ou tous les deux perdre".

Il y’a donc lieu de célébrer un " premier" mariage. Qu’est ce à dire ?
Votre partenaire n’est pas vous. Il ou elle est une autre personne. Elle a le droit d’être différente et d’être traitée et respectée comme telle. Dans ce premier mariage il sera question d’apprendre et de s’adapter aux différences de votre partenaire sans pour autant perdre vote identité propre ; d’apprécier son identité, apprendre à vivre avec cette personne qui est différente de vous. La question est donc celle-ci : " quand vous vous mariez, finissez-vous par le faire avec quelqu’un qui est votre opposé ou avec quelqu’un qui est votre semblable ?" La réponse est "oui" avec les deux.

Il y’aura des ressemblances aussi bien que des différences et vous devez apprendre à vous adapter aux deux. Pensez-y de la façon suivante : "nous nous marions pour nos ressemblances. Nous restons ensemble pour nos différences". Il faut retenir que les ressemblances blasent, les différences attirent. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent et disent, les différences sont rarement la cause de conflit dans le mariage, les problèmes viennent de nos ressemblances. Les différences sont l’occasion, les ressemblances les causes. Les différences peuvent servir d’élément déclencheur, de point de controverse, mais nos ressemblances créent le conflit entre nous.

Les mêmes différences qui, au départ nous ont attirés l’un vers l’autre, plus tard nous éloignent et encore plus tard peuvent nous rapprocher. Elles attirent d’abord, puis irritent, puis frustrent, puis éclairent et enfin peuvent nous unir. Ces traits de caractère qui intriguent lorsqu’on se fréquente, amusent au début du mariage, commencent à irriter avec le temps et exaspèrent lors des conflits dans les mariages avancés, mais la maturité aidant, cela change et l’individualité de l’autre personne devient précieuse même dans ces différences qui étaient irritantes au départ.

Dans le mariage, les différences abondent et elles sont de deux catégories :
- la première inclut ce qui ne peut être changé, comme l’âge, la race, l’apparence, la famille et l’arrière plan culturel.
- la deuxième catégorie inclut les différences qui peuvent être changées. Cela va des habitudes personnelles dans la salle de bain, le temps que l’on prend à table, se lever tôt ou tard le matin, aimer les sorties, rester longtemps devant la télé etc.

Avant le mariage, on a souvent une idée préconçue du conjoint idéal ou du mariage parfait. Au bout d’un certain temps, on réalise que l’idéal et la personne épousée commencent à être nettement divergents.

Beaucoup de personnes pensent à tort qu’être unis, c’est que le conjoint ou la conjointe devient comme on a toujours rêvé qu’il ou qu’elle doit être : mêmes goûts, mêmes préférences, mêmes réactions et sentiments.

L’unité dans le mariage, dois-je le rappeler, n’est pas une similitude d’idées ou de sentiments, mais une unité de compréhension.
Le « deuxième » mariage

Je le répète : toute personne qui se marie a ses caractéristiques communes avec la personne qu’elle épouse mais elle possède également plusieurs caractéristiques différentes. Ces différentes manières de percevoir, de penser, de réfléchir, de ressentir, et de se conduire fait partie de l’ajustement conjugal. Le droit à la différence est important car il offre la possibilité d’un épanouissement pour chacun.
Il est donc important de ne pas vouloir jouer à l’hypocrisie et prétendre que l’on peut se muer profondément pour être comme l’autre. L’individualité de votre partenaire et la votre doivent s’épouser intimement et solidement.

Vouloir cesser d’être ce que vous êtes (dans ce que vous ne pouvez pas changer) c’est vous conduire à ne plus être vous-même et à ne plus être personne d’autre. Il faut se rappeler que l’une des motivations essentielles du mariage pour un individu est le besoin de se sentir complété par l’autre conjoint. Consciemment ou inconsciemment, les gens choisissent d’autres personnes pouvant les aider à se compléter. Il faut rejeter l’idée selon laquelle « si c’est différent, c’est mauvais »… Il est connu qu’au début de la relation conjugale, on dit souvent que le partenaire est unique dans le sens positif ! Mais après un certain temps, on dit de la même personne qu’elle est différente et cette fois-ci dans le sens négatif !

Apprenez à apprécier les différences (les vôtres et celles du partenaire). Vous allez ainsi découvrir qu’elles sont nécessaires et indispensables. Vous allez les célébrer. Vous y prendrez grand plaisir et vous encouragerez leur développement et vous arriverez à la conclusion que vous n’avez pas épousé la mauvaise personne.

Dans ce « deuxième » mariage convainquez-vous de ceci : « j’ai réellement épousé l’autre à cause de ma différence et pour sa différence. Mon rôle ne consiste pas de vaincre ces différences, mais plus tôt à les découvrir et à les estimer. J’accepte ma différence et j’ai besoin de mon époux (se) pour m’aider à découvrir mon individualité.

Le jour que nous avons dit « Oui » devant l’officier de l’état civil et devant les témoins, parents et amis disons-nous que nous avons épousé la bonne personne et bien plus que nous pouvons le croire. Nous avons été attirés l’un et l’autre par nos ressemblances et par nos différences, par nos besoins et nos appréhensions, par nos rêves et nos craintes de choisir notre complément, notre reflet de l’autre. Nous nous marrions avec la bonne personne et la découverte de ce choix nous amène dans « le troisième » mariage.

Le « troisième » mariage

Alors qu’auparavant nous nous sentions menacés par les différences de notre conjoint, effrayés de devoir ajuster notre manière de réfléchir où d’agir et que nous avons même tenté de changer l’autre, de vouloir le récréer à notre image, ici nous commençons à apprécier ce que nous avons cherché à éliminer. Nous découvrons en réalité que nous nous reflétons l’un, l’autre. Il naît alors un degré de maturité, de compréhension et d’acceptation mutuelles. Les deux partenaires expriment leur propre image et leur propre valeur dans la personne choisie. Là, le manque est pallié, le déséquilibre est ramené à l’équilibre, ce qui sommeille est enrichi par ce qui est dominant dans l’autre.
Oui, découvrir qui vous êtes réellement et qui est réellement votre partenaire, voilà l’aventure du mariage. Ce qui est enthousiasmant se trouve dans le fait de découvrir ce qu’il adviendra.

Pensée « l’amour est un engagement inconditionnel d’une personne imparfaite envers une autre personne imparfaite ».

Rock Audacien D. DAMIBA
Conseiller Conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

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