Actualités :: Rencontres sur le Net : La prostitution virtuelle en vogue

Le Burkina, sans être encore parmi les pays où l’utilisation de l’Internet est fortement entérinée, ne compte pas non plus que des gaous en la matière. On dira même que certains sont hyperbranchés. Dans les localités où il est possible de se connecter au Web, on s’en sert suivant presque tous les usages.

Cela va jusqu’aux cas les plus insoupçonnés. Les sites de rencontres sentimentales ne tarissent pas d’inscrits s’identifiant comme des Burkinabè.

Elles sont nombreuses, ces personnes, dont l’âge mentionné va de 18 à 60 ans, tous sexes confondus, à se connecter sur ces nombreux sites. Leur but, c’est de trouver l’âme sœur, des amis, des correspondants, ou tout simplement venir prendre des rendez-vous aux fins de proposer leur corps pour de l’argent. C’est surtout autour de ce dernier cas que bon nombre d’internautes sont motivés.

C’est en effet là qu’on peut vérifier l’une des dérives qu’amène cette technologie dans nos sociétés. Internet, outil de travail, est aussi un lieu de prostitution et de partage de mauvaises expériences ; malheureusement. Des personnes, rompues à l’art de la perversion, ne se gênent pas de venir y plaquer des phrases vicieuses. Ici, les bouches, sinon les messages, ‘’ne portent pas de caleçons’’, comme on dit. La gent féminine est une véritable attraction. Bien qu’en nombre moins important que « les mâles », elle est présente et marque bien son territoire. Ses préférences sont, dans bon nombre de cas, tournées vers les étrangers, en l’occurrence les Occidentaux. D’autres ne désirent que des riches.

La moyenne des connectés du Burkina sur les sites gratuits tourne autour de la centaine et devient plus importante après 17 h. La plupart des inscrits laissent voir qu’ils sont à Bobo et surtout à Ouaga. Pour ce qui est de leur identité, une chose est sûre, ces internautes appartiennent à une catégorie de personnes d’un niveau bien épanoui. Ce sont notamment des intellectuels ou des fonctionnaires capables de se connecter dans leur bureau, des élèves et des étudiants qui ont les moyens d’aller dans les cybercentres et éventuellement des étrangers présentés comme tels ou mensongèrement comme burkinabè.

A. Houédraogo

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