Actualités :: Les à-côtés de la manifestation des militaires

"Servez-nous du café !"

Un proverbe dit que quand 2 éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit. Ledit proverbe pourrait bien être appliqué aux affrontements entre militaires et policiers débutés dans la matinée du mercredi 20 décembre. Si, jusque-là, les civils n’ont pas été expressément ou directement touchés (les militaires voulant casser du policier), il y en a quand même qui ont fait les frais de la situation.

C’est le cas d’un vendeur de café de Ouaga dont l’un des employés a été réveillé la nuit du 20 au 21 décembre par des militaires en patrouille. Ceux-ci lui ont intimé l’ordre de leur servir du café qu’ils ont bu sans payer.


* Pas de couvre-feu

Par rapport toujours à la situation, une information sur un couvre-feu qui devait entrer en vigueur dans la même nuit du 20 décembre à 20h a circulé. Sans trop chercher à connaître la véracité ou la fausseté d’une telle information, des habitants de certains quartiers se sont terrés très tôt. Or, il n’en était rien.


* Accélérez la prière

Le mercredi 20 décembre, dans une mosquée de la place, lors de la prière du soir, l’imam a demandé d’accélérer la prière, afin que chacun rentre chez soi dans la sécurité. En tout cas, c’est ce qui a été fait, car les crépitements dans la zone ont dû convaincre les fidèles que l’imam avait raison et que même quand on tient au paradis, on tient d’abord à sa vie !


* "2 roues ne fait pas marche arrière"

Dans la nuit du 20 décembre, un couvre-feu de fait a été instauré car, tenaillées par la peur, les populations se sont terrées chez elles. Les manifestants ont occupé la plupart des grandes artères de la ville. A leur vue, certains conducteurs s’engagent dans des manoeuvres de demi-tour ou marche arrière dignes des as du volant. Pour les 2 roues, l’opération de marche arrière étant impossible, il fallait habilement amorcer un demi-tour rapide.


* Policiers sans pièces d’identité

Par les temps qui courent, il ne fait visiblement pas bon d’être policier. C’est ainsi que nombre de policiers, ceux-là mêmes qui établissent les CIB, c’est-à-dire les cartes d’identité burkinabè, sont obligés de sortir sans les leurs. C’est un choix stratégique.


Quartier consigné pour tout le monde à Ouahigouya

Suite aux incidents malheureux survenus à Ouagadougou, Ouahigouya était sur le qui-vive les 20 et 21 décembre. Pour parer à toute éventualité, le commandant d’armes de la place, le capitaine Abel Richard Sougouri, aurait mis tous les éléments de toutes les sections en "quartier consigné" toute la journée du mercredi 20 décembre 2006. Lui-même aurait passé toute la journée au camp Zandoma (secteur 14) auprès de ses troupes, afin de mieux contrôler la situation. Il aurait fallu de peu, selon des sources proches de la Grande muette, qu’instruction soit donnée à tous les postes (garde et sentinelle) pour faire rentrer les armes et munitions au magasin.

Finalement, il eut plus de peur que de mal. Aucun accroc n’a été signalé à notre connaissance.

Toutefois, jusque tard dans la nuit du 20 au 21 décembre, le déroulement des évènements de Ouagadougou était suivi de près à Ouahigouya, et les informations y parvenaient à la minute près.


Les stations d’essence fermées à Ouagadougou

Comme on le sait, notre capitale, dans la journée d’avant-hier et jusque tard dans la nuit, a connu une ambiance inhabituelle, après des échauffourées entre militaires et éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) qui ont fait un mort et quelques blessés. Dans ce climat surchauffé, les stations d’essence de la capitale avaient fermé. L’ambiance était telle que beaucoup d’artères de "Simonville" étaient presque désertes, et certains n’ont pas hésité, à ce propos, à parler de couvre-feu. Le gérant d’une station d’essence de la place qui, lui, n’a pas eu le même réflexe, l’a appris très amèrement à ses dépens.


Des étudiants attaqués

Les locataires de la cité universitaire de Gounghin I n’ont pas, eux non plus, échappé à la furie des militaires. Une patrouille qui rôdait sur la route nationale n°1 (route de Bobo) est allée assaillir les étudiants de cette cité dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 décembre, aux environs de 1h.

Au cours de leur passage, ils ont dépouillé certains étudiants de leurs objets de valeur tels que portables, montres, chaînes, etc., ainsi que de leur argent. L’incident serait parti d’une incompréhension entre un étudiant de la cité et des éléments de la patrouille.

Le Pays

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