Actualités :: Bobo-Dioulasso : La Maison de la parole fait le point de son projet de (...)

Faire revivre le conte dans une société qui fait face à d’énormes difficultés. C’est la mission que s’est donnée l’association la Maison de la parole. C’est dans cette dynamique qu’elle a organisé une série de formations au profit d’acteurs de quatre zones différentes, à savoir Bobo-Dioulasso, Bama, Houndé et Orodara. Face à la presse le lundi 26 février 2024 à Bobo-Dioulasso, les premiers responsables de l’association ont fait le point de la série de formations.

Les acteurs de la Maison de la parole sont convaincus que le conte permet de remédier aux problèmes de la société, dus au manque d’éducation. C’est ainsi qu’à travers cette association dénommée la Maison de la parole, une association culturelle qui milite dans la promotion du patrimoine immatériel et beaucoup plus dans la promotion des arts de la scène dont le conte, ils ont initié plusieurs actions. Ce projet de formation autour du conte s’inscrit dans cette dynamique. Il fait suite à un appel à projets du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) à travers le Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC).

« C’est un appel à projets spécifique qui a été lancé pour la région des Hauts-Bassins et nous avons postulé pour un montant d’un peu plus de neuf millions de FCFA, avec une contrepartie de la Maison de la parole qui est d’un peu plus de deux millions de FCFA », explique l’administrateur de la Maison de la parole, Abdoulaye Ouattara. Ce projet visait ainsi à outiller une quarantaine de personnes sur les techniques du conte. A en croire l’administrateur, la première phase du projet a eu lieu du 2 au 12 octobre 2023 à Bobo-Dioulasso. Cette phase a permis de recruter et de former huit acteurs qui, à leur tour, étaient chargés de former d’autres acteurs dans leurs localités respectives.

Le choix de ces huit acteurs a été fait par la Maison de la parole en fonction de leur expérience et leur amour pour le conte. « C’est un projet qui avait pour objectif de former au moins 48 personnes de façon directe. Nous avons d’abord formé huit créateurs de spectacles du 2 au 12 octobre. A l’issue de cette formation, ils avaient pour tâche à leur tour, d’aller former d’autres acteurs dans leurs localités respectives à savoir Houndé, Orodara, Bama et Bobo-Dioulasso. Chaque binôme avait donc l’obligation de former au moins dix acteurs », a indiqué Abdoulaye Ouattara.

La Maison de la parole fait le point de son projet de formation sur la pratique du conte

C’est la zone de Bama qui avait débuté cette série de formation. Pour avoir débuté avec onze acteurs, Bama terminera la formation avec dix acteurs. Le onzième qui s’était inscrit de manière volontaire a décidé d’abandonner. Après Bama, c’est la ville de Bobo-Dioulasso qui a débuté sa formation avec ses dix acteurs au départ. Malheureusement trois participants ne termineront pas la formation, car touchés par la dengue.

Ce qui fait que Bobo a terminé seulement avec sept participants. Puis vient le tour de Orodara avec une équipe de onze personnes. C’est la ville de Houndé qui a clos cette série de formation autour du conte. Tout comme Orodara, Houndé a travaillé avec une équipe de onze personnes également. « Notre objectif était de former 40 personnes dans ces différentes localités, mais on se retrouve avec 39 qui ont pu suivre la formation », a souligné l’administrateur de l’association.

La formation a permis aux acteurs, entre autres, de pouvoir faire la différence entre un conte et une fable. Elle a été plus pratique que théorique. Durant les dix jours de formation, ils ont appris comment attirer l’attention du public, comment se déplacer sur la scène. Il a été question aussi de la carrière de l’artiste et de la déclaration au niveau du Bureau burkinabè de droits d’auteurs (BBDA).

« Cette formation a été très bénéfique pour beaucoup de créateurs autodidactes comme moi. Elle nous a permis d’avoir plus de précisions qu’on n’avait pas. Cela nous permet d’être plus performants. Nous avons su à travers cette formation qu’il y avait plusieurs types de contes. Moi, dans ma formation personnelle, un conte doit toujours avoir une morale à la fin. Lors de la formation nous avons appris que lorsque vous terminez un conte par une moralité, automatiquement ce conte devient une fable », a dit Joseph Sanou, premier prix en conte à la Semaine nationale de la culture passée, par ailleurs participant à la formation.

En dehors de la formation, l’association a acquis du matériel au profit des différentes équipes pour faciliter un tant soit peu la formation. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
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