Actualités :: Burkina/Filière anacarde : Le prix plancher de la noix brute de cajou fixé à (...)

Le prix plancher bord-champ de la noix brute de cajou est fixé à 310 F CFA/kg au Burkina Faso, pour la campagne 2024 de commercialisation. L’annonce a été faite par le ministre en charge du Commerce, Serge Poda, ce samedi 17 février 2024. C’était au cours de la cérémonie de lancement de la campagne 2024 de commercialisation tenue à Bobo-Dioulasso. Ce prix est en hausse de 10 F CFA par rapport à la campagne 2023.

Cette 9e édition de la campagne de commercialisation de la noix brute de cajou se tient sous le thème « Pour une résilience accrue en milieu rural, engageons-nous pour la promotion de la filière anacarde ». La cérémonie officielle de lancement de cette campagne 2024 a eu lieu sous le patronage des ministres en charge du Commerce, Serge Poda, et celui de l’Agriculture, Ismaël Sombié. Cette cérémonie visait à informer tous les acteurs directs et indirects de la filière anacarde du démarrage de la campagne de commercialisation au Burkina Faso.

Les participants à la cérémonie de lancement de la campagne 2024 de commercialisation

Aussi, elle a permis d’annoncer les mesures relatives à la campagne de commercialisation pour 2024, de répondre aux préoccupations des acteurs sur le thème de l’année, mais aussi d’accroître la visibilité de la filière de la noix de cajou au Burkina Faso et de renforcer les liens fonctionnels entre les acteurs de la filière et leurs partenaires. Ainsi, au cours de cette cérémonie, le prix minimum bord-champ de la noix brute de cajou a été annoncé à 310 francs CFA le kilogramme, adossé au standard de qualité KOR 45. Ce prix minimum réglementera la commercialisation de la noix brute de cajou au Burkina Faso pendant la campagne 2024. Ce prix minimum bord-champ représente le prix en dessous duquel les producteurs ne peuvent pas vendre leurs noix brutes. Ce prix est en hausse de 10 F CFA par rapport à la campagne 2023.

Le président du CIAB, Ibrahim Sanfo, réaffirme la résilience des acteurs de la filière face à la situation du pays

Il a été déterminé à l’issue de nombreuses concertations entre les acteurs directs de la filière, réunis au sein du Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina Faso (CIAB), ainsi qu’avec l’autorité de régulation, le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA). En effet, chaque année, le Burkina Faso fixe un prix plancher bord-champ pour la noix brute de cajou, qui régule la vente et l’achat de ce produit essentiel à l’économie du pays. Selon les acteurs, ce prix reflète un équilibre entre les intérêts des producteurs et ceux des transformateurs, commerçants tout en garantissant une bonne qualité des noix de cajou burkinabè destinées à l’exportation.
« Ce prix plancher est également un gage de qualité pour les noix de cajou burkinabè. En fixant un standard de qualité (KOR 45), il incite les producteurs à respecter des normes élevées de production et de traitement des noix. Cela contribue à maintenir la réputation des noix de cajou burkinabè sur les marchés internationaux et à satisfaire les exigences des clients en termes de qualité », a expliqué le président du Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina, Ibrahim Sanfo. Dans son allocution, il a insisté sur les défis auxquels la filière fait face actuellement. Tout en sollicitant l’accompagnement des autorités du pays ainsi que de tous les acteurs intervenant dans la chaîne de valeur de la filière pour un bon déroulement de la campagne, notamment dans les zones à fort défi sécuritaire.

La signature de la convention entre le CIAB et NITIDAE

Pour Ibrahim Sanfo, le choix du thème de cette année n’est pas fortuit. « Ce thème traduit notre ferme volonté de renforcer notre capacité à faire face au changement climatique, mais aussi à accroître notre compétitivité et à promouvoir une filière plus robuste et durable », a-t-il laissé entendre. Avant d’inviter l’ensemble des acteurs de la filière au respect du prix annoncé. « Nous attachons du prix au respect du prix annoncé. Ce prix minimum, c’est pour garantir le développement de la filière. C’est un prix qui permet au producteur de pouvoir rentabiliser ses charges », a-t-il souligné.

Cette cérémonie de lancement de la campagne 2024 a été organisée par le Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina (CIAB) et ses maillons, avec le soutien du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA). Elle a connu la présence des ministres en charge du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, et celui de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques. Dans son intervention, le ministre du Commerce, Serge Poda, a rappelé la place qu’occupe la filière anacarde dans l’économie du pays.

Le ministre Serge Poda invite tous les acteurs au respect du prix plancher

À l’en croire, l’anacarde (noix de cajou), considéré comme une culture pérenne, demeure une filière porteuse à fort potentiel de création d’emplois, de richesse et de lutte contre la pauvreté au Burkina Faso. En effet, l’anacarde est le troisième produit agricole d’exportation du pays, après le coton et le sésame. « La filière occupe ainsi une place de choix dans l’économie nationale avec une capacité de production annuelle qui dépasse les 200 000 tonnes. La noix de cajou occupe le troisième rang parmi les dix principaux produits d’exportation. Il emploie beaucoup d’acteurs sur toute la chaîne : production, transformation et commercialisation. C’est pourquoi il était plus qu’important pour nous de patronner cette cérémonie de lancement », a indiqué le ministre.

La photo de famille à l’issue de la cérémonie de lancement de la campagne

Quant au prix qu’il a annoncé, il a affirmé que c’est un montant qui encourage le producteur et qui permet à tous les acteurs de tirer leur épingle du jeu. C’est pourquoi il lance un appel à tous les acteurs pour le respect du prix plancher. Pour garantir son respect par les acteurs, des actions seront menées sur le terrain par les services de contrôle, notamment par la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes. Aussi, les directions régionales en charge du commerce et l’agriculture seront mises à contribution pour faire respecter ce prix sur l’étendue du territoire. Par ailleurs, des numéros sont opérationnels pour des cas de dénonciation. Il s’agit du 80 00 11 84 et du 80 00 11 85 pour la ville de Ouagadougou ; et du 80 00 11 86 pour Bobo-Dioulasso.

La remise symbolique du matériel aux acteurs directs de la filière par le CBA

Il a saisi l’occasion pour réitérer la disponibilité du gouvernement burkinabè à travers le CBA à jouer pleinement sa partition pour le développement de la chaîne de valeur de l’anacarde. D’où une remise de matériels, à travers le CBA, aux acteurs directs de la filière anacarde. Au cours de cette cérémonie, le CIAB et NITIDAE ont signé une convention de partenariat. Après avoir donné le top de départ de la campagne, les officiels ont visité les stands d’exposition qui présentent le savoir-faire des acteurs de l’anacarde et des produits dérivés.

Romuald Dofini
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