Actualités :: Burkina Faso : Un nouveau projet pour renforcer la production agricole de (...)

Le Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso contribuera à l’augmentation des productions de maïs, de riz, du soja, du sorgho, du niébé et du blé afin de renforcer la sécurité alimentaire des populations. Le lancement officiel dudit projet a eu lieu ce mardi 6 février 2024 à Ouagadougou, en présence du ministre en charge de l’agriculture, le commandant Ismaël Sombié. C’était aussi en présence du représentant de la BAD au Burkina, Daniel Ndoye, et du coordonnateur du projet, Daniel Gampiné.

Garantir la disponibilité et l’accessibilité des intrants agricoles de qualité aux agriculteurs à un coût raisonnable. Ce sont, entre autres, les objectifs spécifiques de ce nouveau Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (PURPA-BF) de maïs, riz, sorgho, soja, niébé et blé.
En plus de renforcer la production de ces différentes filières, le projet contribuera au renforcement des capacités du dispositif d’appui-conseil du secteur agricole et à l’accroissement de la compétitivité du sous-secteur intrants agricoles.

Les acteurs mobilisés pour le lancement officiel du projet PURPA-BF

A en croire le ministre en charge de l’agriculture, le commandant Ismaël Sombié, qui a présidé la cérémonie de lancement, ce nouveau projet va apporter un plus en termes de résilience de la production agricole au Burkina Faso, mais également un plus en termes d’octroi d’intrants agricoles, notamment les engrais et les semences. « Ce qui tombe à pic, parce que nous avons lancé l’offensive agropastorale 2023-2025 dans laquelle la question des engrais et des semences sont des déterminants importants pour la production et l’augmentation de nos productions sur les filières qui ont été ciblées », a –t-il souligné.

Le ministre en charge de l’agriculture, le commandant Ismaël, se dit satisfait du lancement du projet PURPA-BF qui rentre dans l’offensive agropastorale et halieutique 2023-2025

Le PURPA-BF est un projet qui sera mis en œuvre pour une durée de deux ans et son financement sera assuré par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à plus de 25 milliards de FCFA. Présent à cette cérémonie, le représentant pays de la BAD, Daniel Ndoye, a indiqué que c’est un financement qui sera accordé sous forme de don et de prêts. Un investissement qui se justifie, selon lui, par le fait que le projet est en conformité avec le document de stratégie pays intérimaire 2022-2025 de la banque, dont le domaine prioritaire II porte sur le soutien aux chaînes de valeur agricoles pour un renforcement de la résilience de l’économie.

L’autre justification du financement de ce nouveau projet par la BAD s’explique, entre autres, par le cadre de la facilité africaine de production alimentaire d’urgence, financée par la banque afin de fournir rapidement des ressources aux pays membres régionaux confrontés à cette crise alimentaire, a ajouté le représentant pays.

Le représentant pays de la BAD, Daniel Ndoye, parle de l’engagement de la banque au niveau du Burkina Faso dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement

Le PURPA-BF couvrira le territoire national, avec une concentration des activités autour des grandes plaines irriguées offrant deux cycles de production, précise le coordonnateur du projet, Daniel Gampiré, tout en soulignant qu’il couvrira de ce fait 250 communes pour un total de 102.000 bénéficiaires directs et 612.000 indirects pour un montant de plus de 25 milliards de FCA.

Durant les deux ans, du projet, il est attendu plusieurs résultats. Au compte des céréales, riz, maïs et sorgho, il est attendu une production additionnelle de 1.143.333 tonnes, de 59 200 tonnes de légumineuses (niébé et de soja) et l’introduction et la mise à l’échelle de la culture de blé (+60 tonnes de semences). En plus de cela, il est par ailleurs attendu que 330 525 producteurs utilisent les variétés performantes et climato-résilientes de riz, maïs, niébé, soja, sorgho et blé, dont 109.300 femmes (soit 66,07 %), 31 075 personnes déplacées internes (soit 9,40%) et 64 083 jeunes (soit 19,39%).

Le coordonnateur du projet PURPA-BF, Daniel Gampiné,

En ce qui concerne les intrants, il est prévu la distribution de plus de 21 000 tonnes de NPK, de 10 000 tonnes de Burkina Phosphate, de 3 000 tonnes de fumure organique et de plus 8 000 tonnes de semences certifiés des spéculations concernées.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Burkina : « Il serait bon que tous ceux qui sont (...)
Koudougou / Conduite de taxi-moto : Plusieurs jeunes en (...)
Burkina/ Gestion des risques agricoles : L’AP/SFD-BF (...)
Ouagadougou : La Coordination Nationale de Lutte contre (...)
Burkina : Le syndicat des inspecteurs de l’enseignement (...)
Burkina : Le tableau de bord du commerce et des marchés (...)
Ouagadougou : Des voleurs appréhendés au quartier (...)
Burkina : 1 295 structures éducatives ont rouvert à la (...)
Ouagadougou : Poko libérée d’une grosse tumeur du nez (...)
Burkina : Les limites d’âge pour l’admission à la retraite (...)
Burkina : Quatre personnes arrivent décédées en moyenne (...)
Ministère de la justice : Justice moderne et mécanismes (...)
Burkina : Une cour habitée par des déplacés internes (...)
Burkina/Maladie sexuellement transmissible : Les jeunes (...)
Diocèse de Dédougou : Une messe d’action de grâce referme (...)
TECNO dévoile la série Camon 30 qui change la donne : (...)
Burkina/Mise en place d’un système alimentaire durable à (...)
Burkina : Le président de la délégation spéciale de la (...)
Burkina : Un projet de construction d’une centrale (...)
Burkina : Trois membres du Conseil constitutionnel en (...)
Burkina/Logements sociaux : La SONATUR lance la (...)

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 36435



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2023 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés