Actualités :: Burkina : "Mauvais comportement" de certaines secrétaires dans les services, (...)

De plus en plus des Burkinabè se plaignent du "mauvais comportement" de certaines secrétaires dans les services. Certaines difficultés pour rencontrer certains patrons se posent. Pour mieux comprendre cette situation lefaso.net a interrogé la présidente de l’association professionnelle des secrétaires du Burkina, Elisabeth Sawadogo sur la question. Lisez donc !

Lefaso.net : Présentez-nous votre association

Elisabeth Sawadogo : L’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso (APSB) a été créé le 15 juin 1991. L’objectif est la valorisation de la fonction de secrétaire par l’organisation de séminaires de formation ou de voyage d’études aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Burkina Faso.
L’APSB compte plus de 4 000 membres répartis dans des sections provinciales dont (13) et des amicales (30) au sein des structures du Burkina Faso. En mars 2013, elle a été reconnue d’utilité publique par l’Etat burkinabè.

Elle est membre fondateur de la Fédération africaine des professionnels du secrétariat et assistanat de direction (FAPROSAD) créée en 1997 à Abidjan (Côte d’Ivoire) et regroupe les pays suivants : Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Congo Brazzaville, Guinée-Conakry, Mali, Tchad, Togo, Sénégal et Burkina Faso.
Le siège a été transféré à Ouagadougou au Burkina Faso en juin 2018, lors du 5e congrès de l’APSB et de la réunion statutaire de la FAPROSAD.

Parlez-nous du métier de secrétaire

Le secrétariat est un métier noble paru au 18e siècle au temps des pharaons qui ont pour ancêtres les scribes instruits et sachant écrire. A cette époque, le métier était essentiellement réservé aux hommes, les femmes ont fait leur entrée dans les bureaux à la fin du XIXème siècle, après la révolution industrielle.
Le métier est arrivé au Burkina Faso par des formations qui ont commencé dans des écoles privées tels que le Centre d’enseignement commercial (Mme BAMBARA), Centre privé d’enseignement commercial (CPEC), …
Le métier de secrétaire a beaucoup évolué avec l’introduction des technologies de l’information et de la communication.

Quelle formation permet de devenir secrétaire ?

Pour les secrétaires dactylo c’est le niveau CAP, pour les secrétaires sténo-dactylographe c’est le niveau BEP, pour les secrétaires de direction c’est le niveau DUT et BTS. Pour les assistantes de direction, la licence.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre domaine ?

C’est un métier très prenant qui demande beaucoup de disponibilité, de connaissance, de culture générale. Aussi pour l’exécution de notre travail quotidien, nous ne sommes pas toujours bien outillées.
A cela il faut ajouter une gestion du planning du manager, incompréhension et impatience des visiteurs quand ils n’ont pas de RDV, des visiteurs colériques, des collègues irrespectueux.

Y’a-t-il des gens qui sont venus déjà se plaindre à votre association sur le comportement de certaines secrétaires ? Si oui comment avez- vous géré cela ?

Non. Pas directement à l’association mais par canal interposé. Nous avons été interpellé par un auditeur sur une radio sur les courriers confidentiels que nous rencontrons sur les réseaux sociaux et l’auditeur a en tous cas porté un doigt accusateur sur les secrétaires et demander à l’APSB de faire quelque chose dans ce sens.

Quelles peuvent être les causes des plaintes qui sont faites sur certaines secrétaires ?

Cela peut être dû au mauvais accueil, au mauvais suivi des dossiers, à la mauvaise gestion des RDV.

Que proposez-vous comme solution pour éviter les plaintes faites à l’endroit de certaines secrétaires ?

L’APSB organise des formations au profit des secrétaires afin de leur permettent de s’améliorer à leur poste de travail. Nous avons constaté que les séminaires et formations ont contribué à relever le niveau professionnel de nos membres (comportement, expression et langage, accueil, collaboration, organisation du travail…). Avec ces acquis, il y a moins de plaintes et l’APSB en est fière car nous recevons des félicitations et encouragements de la part des responsables hiérarchiques.

Interview réalisée par Carine Daramkoum
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