Actualités :: Burkina/Santé : Les pharmaciens du secteur public réfléchissent sur la gestion (...)

Les pharmaciens du secteur public tiennent les 29 et 30 novembre 2023, leur deuxième rencontre nationale. Cette rencontre constitue un cadre d’échanges autour des difficultés qui minent le secteur pharmaceutique, en vue de travailler à l’amélioration de sa performance. Les pharmaciens exerçant dans les laboratoires et formations sanitaires publiques, ont là aussi une occasion d’exposer les défis auxquels ils font face quotidiennement dans l’exécution de leurs tâches. Pour cette année, les échanges vont porter sur la sécurisation des approvisionnements en produits pharmaceutiques.

Le secteur pharmaceutique est confronté à de nombreux défis notamment la persistance des ruptures en produits de santé, la persistance du marché illicite des médicaments, les incendies des entrepôts de stockage des produits de santé de plus en plus récurrents dans les hôpitaux et les districts sanitaires, etc. A cela s’ajoutent les épidémies comme celles de la COVID-19 et de la dengue, ainsi que la crise sécuritaire, qui a entraîné la fermeture de plusieurs centres de santé et l’inaccessibilité de certaines zones, rendant ainsi difficile l’approvisionnement en produits pharmaceutiques de ces zones.

C’est face à ces différents constats, que les pharmaciens ont décidé de réfléchir autour du thème « Sécurisation des approvisionnements pharmaceutiques : focus sur les intrants de la santé de la reproduction dans un contexte marqué par les abus, les pratiques non éthiques et l’insécurité ».

Zakaria Yabré, directeur général de la direction générale de l’accès aux produits de santé.

A en croire Zakaria Yabré, directeur général de la direction générale de l’accès aux produits de santé, diverses thématiques seront abordées au cours des deux jours de travaux. Ce sont la bonne gouvernance dans le secteur pharmaceutique, la réglementation pharmaceutique ainsi que le stockage des produits et leur transport dans les régions sanitaires et les zones à fort défis sécuritaires. « Aujourd’hui avec la question sécuritaire, on ne peut pas avoir accès à certaines zones du pays par la route. Donc nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés pour ce qui concerne la chaîne d’approvisionnement. C’est le lieu pour nous, d’échanger et de regarder dans le rétroviseur et faire le point de ce qu’on a pu engranger comme acquis, relever les insuffisances et voir comment orienter nos stratégies pour mieux faire afin de répondre aux besoins des populations », explique-t-il.

Ripama Toubou, représentant du chargé de programme santé sexuelle et reproductive

Une attention particulière sera accordée au cours des échanges, à l’approvisionnement des produits de la santé de la reproduction. Ce qui réjouit le représentant du chargé de programme santé sexuelle et reproductive Ripama Toubou, car le domaine des produits de SR n’est pas toujours mis en exergue en pharmacie. Il a laissé entendre que le programme de santé sexuelle et reproductive, accompagne les directions régionales de la santé dans l’acquisition et la gestion des produits pharmaceutiques. « Dans le contexte d’insécurité, il devient de plus en plus difficile d’approvisionner les hôpitaux en produits pharmaceutiques. Nous les avons donc accompagnés dans la mise en place de dispensation individuelle de la santé. Nous avons aussi assuré l’approvisionnement en produits pharmaceutiques avec la CAMEG », a-t-il souligné.

Ripama Toubou, représentant du chargé de programme santé sexuelle et reproductive

Le directeur général de la direction générale de l’accès aux produits de santé, Zakaria Yabré, a par ailleurs ajouté que la présente rencontre va aussi permettre de recueillir les difficultés vécues par les pharmaciens qui travaillent à l’intérieur du pays et qui ont souvent besoin d’appui et d’orientations. Des pistes de solutions seront apportées à ces difficultés, afin de permettre aux pharmaciens de répondre efficacement aux attentes des usagers. La finalité de ces différentes discussions étant selon lui, d’améliorer l’offre de soin en améliorant la disponibilité des produits de santé, car le médicament constitue un des piliers du système de santé, sans lequel il ne peut y avoir de soins.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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