Actualités :: Bobo-Dioulasso : « Je veux toujours apporter un plus à ma société », Elvis (...)

C’est sans regret que Elvis Somda dit assumer son poste de premier vice-président de la délégation spéciale de l’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso. Car il estime qu’il est temps que la jeunesse puisse apporter sa contribution au développement du Burkina Faso. A l’instar du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, il reste convaincu que « la jeunesse dynamique » peut apporter sa pierre à l’édification de ce pays.

« Mes ambitions ne sont pas personnelles ; j’ai toujours eu des ambitions collectives. Aujourd’hui on parle d’insécurité, de la sauvegarde de l’Etat. Au sein de la délégation spéciale, nous sommes en train de voir comment apporter notre contribution pour la stabilité du pays, comment apporter des reformes au sein de l’administration pour réduire un tant soit peu la corruption au sein de l’administration. Et nous assistons le président de la délégation avec des conseils avisés, pour atteindre nos objectifs », a-t-il justifié son choix d’accepter ce poste de premier vice-président de la délégation spéciale.

Elvis Somda, économiste de formation, est actuellement le premier vice-président de la délégation spéciale de l’arrondissement 2 de la commune de Bobo-Dioulasso. Son jeune âge et son expérience ne lui ont pas porté préjudice pour accéder à ce poste, car il a prouvé qu’il avait des compétences requises à travers son militantisme dans plusieurs associations. S’il vous paraît jeune, c’est qu’il l’est ! Du haut de son jeune âge, Elvis Somda dispose déjà d’un lot d’expérience et de savoir-faire impressionnant et qui ne cesse de s’enrichir.

Il ne faut cependant pas se méprendre : son parcours a commencé comme la plupart des nôtres. « Mon parcours a été le plus simple possible », dit-il. En effet, c’est à l’école primaire Ma Agnès de Colma qu’il a obtenu son Certificat d’études primaires. Il poursuit ses études post-primaires au lycée Béthanie 1 où il obtient son diplôme de BEPC en 2010.

Il décide de poursuivre au lycée municipal Sanny Sanon pour le second cycle. « Malheureusement je n’ai pas été admis au BAC, donc j’ai continué dans un autre lycée privé, le lycée Elohim, où j’ai été admis au BAC l’année qui a suivi. Puis, de l’université catholique de l’Afrique de l’Ouest à l’université Aube nouvelle, Elvis Somda est aujourd’hui diplômé d’un master 2 en « économie et management des entreprises innovantes.

Selon lui, aujourd’hui, se former est nécessaire. C’est pourquoi il a mis le cap sur un troisième cycle à l’université notamment le doctorat. « Je prépare un doctorat en organisation et management des entreprises », a-t-il confié. Durant son parcours scolaire, il ne ménage aucun effort pour se lancer dans la vie associative.

En effet, depuis l’adolescence, Elvis Somda est intéressé par la vie associative. « Depuis tout petit, j’ai toujours aimé me mettre au service des autres. Ce qui fait qu’au lycée, j’ai été toujours délégué de classe et après, délégué général d’établissement et en fin de mandat, nous avons réfléchi pour créer la coordination des délégués généraux des Hauts-Bassins, afin de continuer à assister nos camarades élèves », a indiqué Elvis Somda.

La vie associative, une passion pour Elvis Somda

Il a été le premier président de cette coordination des délégués généraux des Hauts-Bassins. En fin de mandat, Elvis Somda dépose ses valises à l’Association des élèves et étudiants pour l’émergence du Faso dont il deviendra le président à partir de 2018 jusqu’à nos jours. « Actuellement nous sommes en train de travailler à passer la main aux plus jeunes parce qu’actuellement je ne suis plus fréquent sur le campus donc il va falloir passer la main aux jeunes frères », a-t-il laissé entendre.

Cette association a pour objectif d’accompagner les élèves en classe d’examen, notamment ceux de la troisième et de la terminale qui n’ont pas les moyens de se prendre un répétiteur. « C’était des travaux dirigés que nous organisons au profit de ces candidats. Les travaux étaient dirigés par des étudiants en fin de cycle et concernaient le français, les mathématiques, PC et SVT. Cette initiative a été fortement appréciée parce qu’il fallait juste adhérer à l’association à hauteur de 500 F CFA et bénéficier de ces cours durant le second trimestre jusqu’en fin d’année. Chaque année, nous n’avions pas moins de 1000 à 1500 élèves », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, l’association a toujours œuvré à apaiser les tensions pendant les périodes de troubles des élèves, notamment pendant les périodes de grèves. « Nous avons toujours œuvré à ce qu’il y ait une accalmie pendant ces périodes pour permettre aux élèves de bénéficier d’un bon cadre d’études sans perturbation. Nous avons joué un rôle de conseiller auprès de certains élèves turbulents et assisté aussi des élèves démunis qui avaient des problèmes de scolarité, pour les aider à terminer leur cursus scolaire », a rappelé Elvis Somda qui dit être fier par rapport aux différents retours sur le terrain.

A l’en croire, beaucoup de ces élèves ont eu des bourses d’études et poursuivent leurs études soit en France, au Japon ou d’autres pays. Et étant dans ces pays, ces élèves appuient aujourd’hui l’association avec des livres ou des ordinateurs au profit d’autres élèves. Il a affirmé que l’association se porte bien malgré qu’il n’y ait pas trop d’activités sur le terrain. « Nous sommes toujours sollicités même si nous ne sommes pas trop actifs sur le terrain. Bientôt les examens et l’association promet de jouer son rôle pour accompagner les jeunes élèves », a-t-il promis.

En dehors de cette association scolaire, Elvis Somda a milité dans plusieurs associations notamment au sein du Mouvement jeunesse unie pour le progrès (MOJU), la Lumière citoyenne, le Comité de mobilisation citoyenne. « Ce sont des associations dans lesquelles j’ai eu à militer même si je n’étais pas en premier plan », a-t-il indiqué. Il est aussi membre des Mouvements et des associations du Burkina et membre du Conseil national de la jeunesse, et c’est d’ailleurs ce qui lui a valu son poste de vice-président de la délégation spéciale de l’arrondissement 2 de la commune de Bobo-Dioulasso.

« C’est le Conseil national de la jeunesse qui m’a mandaté au sein de la délégation spéciale comme membre et c’est à l’issue de ça qu’il y a eu des élections pour que je sois élu comme vice-président. Mon élection à ce poste a été plus encouragée par les doyens qui me connaissent depuis longtemps. Ils ont estimé qu’en tant que jeune, je peux apporter un plus au sein de cette délégation spéciale. Et c’est l’occasion pour moi de les remercier pour cette confiance et nous travaillons chaque jour à mériter cette confiance », a-t-il rassuré.

« Si nous échouons, c’est toute la jeunesse qui aura échoué »

Avant de poursuivre : « Je ne suis pas le plus intelligent, ni le meilleur parmi ces doyens, mais je me dis que c’est en fonction d’un certain nombre d’actions posées depuis longtemps que j’ai mérité cette confiance de nos pères au sein de cette délégation spéciale. Je n’ai pas de regret aujourd’hui parce que nous découvrons au fur et à mesure de nouvelles expériences. C’est un défi à relever et si nous arrivons à relever ce défi, cela va permettre aussi à d’autres jeunes de pouvoir accéder à des postes de responsabilités. Si nous échouons, c’est toute la jeunesse qui aura échoué. Et cela ne sera pas intéressant », a laissé entendre le vice-président de la délégation spéciale de l’arrondissement 2.

Très dynamique, il est sans conteste l’une des figures de la nouvelle génération de jeunes engagés pour le développement de la ville de Bobo-Dioulasso et du Burkina Faso. « Jeune, ambitieux, respectueux, sociable, travailleur, etc. », sont autant de qualités reconnues en l’homme. Selon lui, face à la situation actuelle du pays, l’heure n’est plus aux ambitions personnelles. « En ce qui concerne les ambitions personnelles, nous les avons rangées dans les tiroirs afin de mieux accompagner la transition », a-t-il déclaré. Disponible et disposé à toujours apprendre auprès de ses aînés, il dit être ouvert aux conseils.

Toujours prêt à accompagner son prochain, il a expliqué vouloir faire un métier qui tourne autour de l’intérêt général. « Je veux m’instruire comme il se doit pour apporter un plus à ma société. Et dans quelques années, je me vois toujours au service de la nation », a-t-il martelé avec conviction.

Il reconnaît que la jeunesse du Burkina est aujourd’hui une jeunesse persévérante au regard du contexte national du pays. Cette jeunesse, dit-il, a eu à poser des actions concrètes pour en arriver là. Nous avons une jeunesse résiliente et déterminée à combattre le terrorisme. Avec un jeune à la tête de l’Etat, cela est encourageant et prouve que la jeunesse peut apporter sa pierre à l’édification de ce pays. Une jeunesse déterminée à atteindre ses objectifs », a-t-il conclu.

C’est depuis juin 2022 qu’il occupe ce poste de premier vice-président de la délégation spéciale. Ainsi, il prépare en parallèle de son mandat, un doctorat en organisation et management des entreprises.

Romuald Dofini
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