Actualités :: Soutenance de mémoire de licence : Laeticia Sadongo analyse la décoration (...)

En vue de l’obtention de sa licence en communication, Laeticia Sadongo a présenté, le vendredi 12 mai à l’Institut polytechnique privé Shalom, les résultats de ses recherches sur « La décoration comme support de communication institutionnelle : le cas des bâtiments ministériels burkinabè ». Le jury, présidé par Dr Firmin Gouba, lui a décerné la note de 16/20.

Dans une salle pleine, et sous le regard de camarades, parents, amis et connaissances, Laeticia Sadongo a présenté le fruit de ses recherches menées sous la direction de Dr Cyriaque Paré. Selon l’impétrante, le bâtiment administratif, sis au centre-ville, a été choisi pour l’étude en raison de la forte concentration des départements ministériels dans ce bâtiment (au moins sept ministères s’y trouvent).

Il s’est agi pour elle de déterminer les liens qui existent entre l’identité culturelle et la décoration dans les bâtiments ministériels burkinabè, mais aussi de vérifier si les différentes cultures sont prises en compte dans ces décorations. Selon la candidate, les édifices burkinabè ne sont pas assez décorés en œuvres d’art.

Sur la base des résultats de ses recherches, Laeticia Sadongo affirme que les œuvres d’art dans les bâtiments ministériels, notamment le bâtiment administratif, ne promeuvent pas l’identité culturelle burkinabè. « Cette étude montre que la multiplicité des cultures existant au Burkina Faso est prise en compte dans le processus de décoration des bâtiments ministériels burkinabè.

Elle montre ensuite que la décoration n’est pas suffisamment prise en compte dans la démarche communicationnelle des ministères, et enfin que ces décorations n’ont pas d’impact sur les habitudes de consommation des œuvres artistiques », soutient l’impétrante.

L’impétrante Laeticia Sadongo en plein exposé des résultats de ses recherches.

Après l’analyse du fond du document et des réponses apportées par l’étudiante sur les insuffisances relevées, le jury a jugé le mémoire recevable. Par conséquent, sous condition de prise en compte des observations et amendements, il lui a attribué la note de16/20.

Cette note a été accueillie avec émotion et satisfaction par l’impétrante, qui y voit un soulagement après tant d’années de dur labeur. Déterminée, elle affirme avoir l’intention de poursuivre ses études en Master, et si possible d’améliorer cette étude sur la décoration des édifices burkinabè.

Du stage à la présentation des résultats en passant par la rédaction, les difficultés n’ont pas manqué pour Laeticia Sadongo. « J’ai été confrontée à des difficultés comme la non-application de la loi 1% artistique. Cette loi n’a pas prévu de décret d’application et c’est ce qui a rendu le travail compliqué. Bien vrai que sans décret d’application, il y a une possibilité de décorer ces ministères ; mais notons que les responsables se cachent derrière cette non-application pour ne pas appliquer cette loi », dit-elle.

Camarades, parents, amis et connaissances venus soutenir la candidate.

Première de sa promotion à soutenir son mémoire de licence, Laeticia Sadongo est une étudiante exemplaire et très studieuse, foi de son directeur de mémoire, Dr Cyriaque Paré. Il assure que malgré les difficultés sur le terrain, sa protégée a fait preuve d’abnégation et de courage afin de boucler son travail, avec un sujet « original ».

Dr Cyriaque Paré a laissé entendre que le travail s’est déroulé dans de bonnes conditions. « J’ai travaillé avec une étudiante très studieuse, volontaire et bien appliquée dans ce qu’elle veut faire, comme on l’a souligné lors de la soutenance. Elle est la première de sa promotion à soutenir et c’est une performance qu’il faut saluer. De plus, elle a travaillé sur un sujet très original parce que la décoration comme outil de communication, ce n’est pas évident comme sujet à l’ère du numérique qui est plutôt la tendance en matière de recherche », a loué le directeur de mémoire.

Dans ses recherches, Laeticia Sadongo suggère qu’il faut veiller au plus vite à l’application de la loi 1% artistique, car le mécanisme d’acquisition à lui seul ne peut pas réussir à donner l’identité culturelle aux bâtiments et édifices burkinabè. Aux artisans, elle leur suggère de légender leurs œuvres d’art pour les rendre identifiables, « de sorte à ce que toute personne qui voit ces œuvres d’art soit fière d’être Burkinabè et d’appartenir à cette identité nationale ».

Faouziatou OUEDRAOGO
Mamadou ZONGO
Lefaso.net

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