Actualités :: Commune de Loropéni : Un appui d’urgence de 40 tonnes de vivres au profit des (...)

La commune de Loropéni connaît des difficultés sécuritaires depuis un certain temps. Une situation qui a engendré un déplacement massif de population venue trouver refuge à Loropéni centre. Des déplacés internes qui doivent faire face à leurs besoins primaires, dont le plus urgent est l’alimentation. L’alerte a été lancée et les services en charge l’action humanitaire du Poni, avec l’appui du gouvernement et de ses partenaires, s’activent pour venir en aide à ces PDI.

Selon la direction provinciale en charge de l’action humanitaire de la province du Poni, à la date du 30 avril 2023 la commune de Loropéni comptait 7859 déplacés internes.

Des personnes déplacées internes qui ont fui leur localité d’origine pour se retrouver à Loropéni, suite aux attaques terroristes. Une situation difficile à vivre, nous relate la porte-parole des PDI, Maïmouna Ouattara : « Nous avons fui pour venir nous réfugier ici depuis neuf mois. On a tout abandonné, nous sommes sans argent. Pour s’acheter de quoi manger, c’est difficile. Nous avons appris que y a des vivres pour nous, mais jusque-là, rien, nous sommes toujours dans l’attente. La mairie ne nous a pas oublié, les habitants de Loropéni aussi. Que les autorités nous viennent en aide avec de quoi manger, nos enfants nous font pitié… ».

Dans le même élan de cris de cœur, un fils de Loropéni, Sié Wolonkourè Pooda, appelle à plus d’égards à l’endroit de ces PDI. « Depuis leur arrivée, il y a de cela 9 mois, beaucoup de choses ont été faites pour eux, mais ce n’est pas suffisant avec la nouvelle vague qui vient de s’ajouter récemment. Lorsque nous allons nous intéresser à ces PDI, c’est une façon de les intégrer dans la communauté et les organiser pour qu’ensemble nous puissions lutter contre ceux qui troublent notre quiétude ».

Le président de la délégation spéciale de Loropéni, Yaya Fayama, rassure : « nous avions effectivement réceptionné des vivres pour les PDI. Pour la distribution, les techniciens de l’action sociale s’attèlent à cela dans les plus brefs délais. Il faut souligner que la commune de Loropéni ne dispose pas de service social, ceux qui doivent faire ce travail technique là, quittent Gaoua pour venir à Loropéni. Je comprends l’inquiétude et la souffrance des PDI, mais tout est mis en œuvre pour la distribution de ces vivres le plus rapidement possible ».

Face à cette situation, le ministère en charge de l’action humanitaire, à travers le Comité national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) avec l’appui de ses partenaires (PAM, HCR), ont pu mobiliser 40 tonnes de vivres pour soulager un temps soit peu ces PDI, affirme le directeur provincial en charge de l’action humanitaire du Poni, Roland Ouattara.

« Lorsque nous avions été informés d’un important mouvement de population le 27 avril dernier, venant de la localité de Wo, nous avons dans un premier temps dénombré et enregistré les personnes déplacées pour avoir une situation exacte. 114 ménages avec un effectif de 1084 ont été enregistrés, ajouté à première vague de PDI qui est 7859. Un rapport circonstancié a été transmis à qui de droit. Et en réponse le CONASUR a doté la commune de vivres (maïs, riz) et non vivres (nattes, couvertures, sceaux, effets d’habillement).

La commune a déjà réceptionné les vivres il y a de cela quelques jours, et des dispositions sont en train d’être prises pour procéder à la distribution le plus tôt possible. Ces 40 tonnes sont un appui d’urgence à distribuer à ces 1084 personnes. Aussi, certains PDI de la première vague bénéficient de cash (moyens financiers) alimentaires PAM, explique le directeur provincial en charge de l’action humanitaire du Poni, Roland Ouattara. Pour la protection de ces PDI, le CONASUR et ses partenaires travaillent ensemble, et chaque partenaire en fonction de son domaine d’intervention, fera ce qui est possible, ajoute M. Ouattara.

L’accueil de ces personnes en détresse par la population est déjà un pas, reconnaît le directeur provincial du Poni, Roland Ouattara. « Nous saluons et encourageons les aides qui se font localement, parce que la population d’accueil a compris que cette situation peut arriver à n’importe qui du jour au lendemain. Et notre appel, c’est de rappeler que l’Etat à lui seul ne peut pas tout faire, chacun à son niveau peut manifester sa solidarité envers ces personnes qui n’ont pas voulu cette situation ».

Boubacar TARNAGDA

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