Actualités :: Pèlerinage national au sanctuaire marial de Yagma : « Cette année, un hymne (...)

Le pèlerinage national au sanctuaire marial de Yagma aura lieu les 4 et 5 février 2023. Une démarche de foi que le chrétien ne doit pas manquer. Dans cet entretien que le recteur du sanctuaire, abbé Jules Pascal Zagré, a bien voulu nous accorder, il donne des éclairages, non seulement sur le thème de cette édition mais aussi sa particularité. Il appelle les uns et les autres à faire le déplacement pour qu’ensemble, nous puissions encore exprimer à Dieu, ce besoin fondamental qui est la paix.

Lefaso.net : Quel est le thème du pèlerinage national de cette année ?

Abbé Jules Pascal Zagré : Le thème que nous allons vivre au cours de ce pèlerinage diocésain, les 4 et 5 février 2023, est intitulé comme suit : « Avec Marie notre mère, avançons au large dans l’évangélisation ». Après réflexion de tous ce qui entoure l’église en évènements, nous avons pu retenir que cette année est une année d’action de grâce consacrée aux laïcats, une année pleine de souvenirs en date d’évangélisation.

Beaucoup d’institutions célèbreront cette année durant leur centenaire, leur jubilé d’or et d’autres, leur jubilé d’argent. Ce sont des motifs d’actions de grâce. Nous avons surtout tenu compte de l’année 2025, qui sera pour notre pays, le Burkina Faso, une grande année de souvenir car cela fera 125 ans que l’évangélisation du Burkina Faso a été faite. Voilà des motifs qui nous ont amené à centraliser tous ces évènements dans le cœur de Marie. Déjà que l’espace est un espace marial, les thèmes que nous conjuguons au niveau diocésain, comme au niveau national, portés dans ce sanctuaire prennent une connotation mariale.

C’est pourquoi nous avons voulu, à travers tous ces évènements qui vont marquer l’année 2023, demander à tous ceux qui vont venir au pèlerinage de réfléchir autour de cette grande évangélisation. Nous pensons qu’avec Marie, notre mère, nous porterons la bonne nouvelle aux uns et aux autres. Avec Marie notre mère, la mère de Dieu et la mère des hommes, avançons au large dans l’évangélisation. Un effort a déjà été fait depuis 123 ans, donc, « Duc in altum » (Ndlr : allons au large) afin de porter la bonne nouvelle aux uns et autres.

La basilique du sanctuaire marial de Yagma

Quel est la différence entre le pèlerinage national et le pèlerinage diocésain ?

En rappel, le sanctuaire notre dame de Yagma est un sanctuaire diocésain à vocation national. Je le dis en pensant à ses origines parce que c’est seulement à une année donnée que la conférence épiscopale Burkina-Niger a accepté de recevoir ce site comme un site national. Sinon, au début de l’histoire, ce fut une recherche de laïcs de l’archidiocèse de Ouagadougou.

Par conséquent, toutes les célébrations prenaient cette connotation d’activité diocésaine. Un pèlerinage diocésain regroupe les chrétiens et chrétiennes des paroisses qui composent l’archidiocèse de Ouagadougou. La différence d’avec le pèlerinage national, c’est un rendez-vous, de tous les chrétiens, de tous les croyants des autres diocèses. Cela a une envergure nationale d’où le pèlerinage national parce qu’il regroupe tous les fidèles chrétiens des différents diocèses.

Est-ce que des mesures sécuritaires et sanitaires sont prises pour garantir la quiétude des pèlerins ?

L’édition 2023 prend en compte effectivement la situation nationale tant sur le plan sécuritaire que sur le plan sanitaire. Nous n’avons pas encore conjugué au passé et énergiquement le covid-19 et d’autres maladies qui peuvent être effectivement contagieuses si bien que nous en appelons à la conscience des uns et des autres pour que chacun respecte les mesures sanitaires, notamment les gestes barrières. La question sécuritaire est une grande préoccupation et la mobilisation qui est attendue des forces de défense et de sécurité témoignent de cela. Nous sommes dans un pays qui est dans une crise sécuritaire et nous prions pour la paix et la sécurité dans notre pays. Ce pèlerinage 2023 entre dans cette perspective de faire attention à tout ce qui peut être un danger pour nous et les autres.

Quelles seront les particularités de cette édition ?

Je pense qu’un évènement ecclésial surtout en matière de la liturgie et tout ce qui est préparé en vue de cette célébration d’actions de grâce revêt toujours un caractère particulier. Je pense aussi que les textes du jour sont déjà différents de ceux de l’année passée. L’autre particularité, ce sont plusieurs évènements qui marquent le pèlerinage de cette année. L’accent sera mis cette année sur l’écoute de la parole de Dieu. Nous sommes en train donc, de préparer ces 125 ans d’évangélisation, cela suppose que la parole de Dieu a été entendue.

Nous allons inviter les fidèles, dans les rites et gestes, des symboles précis, à l’écoute de la parole de Dieu. Il faut l’écouter pour qu’elle porte du fruit pour notre sanctification. Cette attention que nous porterons à la parole de Dieu, nous amènera à l’exprimer en offrant de nous aux autres pour que l’évangélisation puisse se poursuivre. Cette année, il y aura aussi un hymne dédié à Marie. Cet hymne sera chanté. Donc, si je me résume, la particularité sera l’interpellation, l’appel à l’écoute attentive de la parole de Dieu. La dimension nationale du pèlerinage fait que les différentes cultures doivent être effectivement ressenties en chants et dans les thématiques développées.

La Croix a été implantée sur la première colline du site

Il y a plus de 30 ans que les travaux d’aménagement du sanctuaire ont été lancés. A cette date qu’est-ce qui est fait ?

Alors disons que cela fait plus de 50 ans que les travaux d’aménagement du sanctuaire ont été lancés. Nous voyons que de la plus petite infrastructure aux collines du calvaire ou est planté la Croix, de la deuxième colline ou se trouve la grotte et la troisième colline ou se trouve le château, ces petites infrastructures ont connu un essor. Parce qu’actuellement le sanctuaire a un joyau qui est la basilique, on a la maison du pèlerin, un monastère, une école dénommée « Notre dame de la providence ». Nous avons également le presbytère. Pour cette année, je pense que ce qui sera particulier, nous inaugurerons le vendredi 3 février, une salle polyvalente.

Parce qu’il nous manquait une salle pour nos réunions, etc. Il y a aussi que ces 112 ha qui couvrent le site, qui est entièrement clôturé, manquaient de porte. Pour la sécurité des personnes et des biens à l’intérieur du sanctuaire, nous auront un grand portail, même si c’est de façon provisoire. Je noterais que la grotte mariale recevra un coup de peinture et une fontaine dénommée « la fontaine de Marie ». Nous ne nous comparons pas au sanctuaire de Lourdes mais tout comme à Lourdes, au sanctuaire du Burkina, il y aura de l’eau à partir de cette fontaine-là. Je pense que c’est un symbole fort dans l’Eglise catholique.

Qu’est-ce qui reste encore à faire ?

Je pense que je profite de vos medias pour exprimer notre reconnaissance aux uns et autres. Yagma est le fruit des efforts des uns et des autres. C’est une grâce de Dieu, bien sûr, que nous ayons ce joyau, ce périmètre à 112 ha. Mais son édification, sa construction relève de l’effort individuel, particulier, communautaire, ecclésial. Donc, nous pouvons dire que ce qui a été fait est bon, c’est à louer. Les uns et les autres ont travaillé. Mais il y a beaucoup d’autres choses qui peuvent être faites dans ce site pour non pas créer quelque chose d’extraordinaire, mais améliorer davantage le cadre de prière. Donc, des projets, il y en a.

Quels sont les grands projets du sanctuaire ?

Les grands projets du sanctuaire, j’irais directement au niveau des infrastructures. C’est la capacité d’accueil des pèlerins. Elle est moindre. La maison des pèlerins est déjà un joyau. Mais quand nous entendons et réalisons qu’il y a beaucoup de chrétiens qui veulent venir avoir ce cadre pour se ressourcer et que nous sommes face à un manque de logements pour pouvoir héberger des pèlerins durant deux, trois jours, ce n’est pas bien. Nous avons donc besoin de bâtiment regorgeant de chambres qui pourront accueillir beaucoup de pèlerins qui viennent pour pouvoir se ressourcer. Cela est une nécessité.

Qui parle de chambres, parle aussi d’un système d’accueil. Son éminence le cardinal Philippe Ouédraogo a fait en sorte que nous puissions avoir des communautés religieuses au sein de ce sanctuaire. Il y a des sœurs contemplatives et il y a aussi celles qui sont prédisposées à accueillir les uns et les autres en s’occupant de l’hébergement et de la restauration. C’est donc, une communauté à construire. Nous n’oublions pas que le site attend un oratoire dédié à Saint Joseph. Alors, c’est un appel que nous lançons. L’oratoire que nous voulons au sein du sanctuaire, est une chose tout à fait normale. Marie a un abri, Saint Joseph aussi doit en avoir.

Sur la deuxième colline se trouve la grotte mariale

Est-ce que vous avez un dernier mot ou un appel à lancer ?

Je voudrais appeler les uns et les autres à la participation effective, spirituelle de cette édition 2023. Le pèlerinage des 4 et 5 février 2023, est un pèlerinage qui entre dans le cadre de la démarche d’une foi. Cela nous amène à penser à notre cheminement sur cette terre qui est en lui-même un pèlerinage. Et un pèlerinage est un moment porteur à un lieu aussi porteur que le site marial.

Mon mot est un cri de cœur pour que ce rassemblement puisse porter du fruit, les fruits escomptés pour nous en tant que croyant, les fruits escomptés pour notre pays. Notre rassemblement de cette année aura encore cette note particulière de la demande de paix au Burkina Faso. J’appelle les uns et les autres à être présents pour qu’ensemble nous puissions encore exprimer à Dieu ce besoin qui est fondamental.

Je termine en disant merci, parce que, cet appel est déjà entendu car lorsque nous voyons la mobilisation qui se fait autour de ce pèlerinage, nous disons merci aux uns et aux autres qui soutiennent quotidiennement ce sanctuaire. Que ce pèlerinage des 4 et 5 février puisse apporter à chacun de nous les grâces nécessaires pour notre propre sanctification et qu’il soit pour l’Eglise du Burkina Faso un appel à un nouveau départ pour que l’évangélisation soit un acquis pour toutes nos régions.

Propos recueillis par Obissa Juste MIEN
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