
Lieutenant-Colonel Yacouba Isaac Zida : « Il fallait que l’Armée réponde à l’appel du peuple »La journée du 31 octobre 2014 aura été des plus confuses quant à la gestion du pouvoir d’Etat après le départ de Blaise Compaoré. C’est dans ce contexte que le Lieutenant-Colonel Yacouba Isaac Zida, apparemment soutenu par des organisations de la société civile (OSC), s’est affiché comme étant ‘’l’homme de la situation’’. Ce que d’aucuns appellent ‘’Révolution’’ dans la vie politique au Burkina Faso a été effective grâce aux efforts conjugués des partis politiques d’opposition et des OSC. Et, ce sont les figures emblématiques de ces OSC dont Me Guy Hervé Kam, Pr Augustin Loada, l’artiste-musicien Smokey, qui ont assisté le Lieutenant-Colonel Zida au moment où il livrait son message. Un message livré - après celui du Gal Honoré Traoré - au nom, précise-t-il, des forces vives de la Nation. Des forces qui, à l’en croire, sont constituées d’OSC et de « toutes les forces armées nationales ».
Et ce recours aura eu un écho favorable auprès du Lieutenant-Colonel Zida, l’Adjoint au chef de corps du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). « Nous avons estimé qu’il fallait que l’Armée réponde à l’appel du peuple », précise le n°2 du RSP. C’est pour, a-t-il laissé entendre, « accompagner le peuple pour qu’il s’accapare lui-même de son pouvoir et le gérer ». La lutte pour la récupération de ce pouvoir, rappelle-t-il, aura duré des jours, des mois et a également coûté des pertes en vies humaines. Le pouvoir ainsi acquis, le Lt-Col Zida promet qu’il « va rester entre les mains du peuple ». Et d’ajouter, « Je vous le rassure et nous allons y veiller par tous les moyens. Nous connaissons les aspirations de ce peuple ; et nous allons nous atteler à les satisfaire ». Avançons, cessons d’être pessimistes
Avec cette victoire, « la Révolution est là ». C’est du moins, ce qu’a précisé Smokey pour qui, avec le départ de Blaise Compaoré, c’est un « dinosaure » qui est tombé. Et d’ajouter, « Maintenant, il faut faire confiance à ceux qui ont œuvré jour et nuit pour que cela advienne. Nous devons laisser tomber les individualités égoïstes ». Ce qui est « important, selon lui, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas un Compaoré bis ». Fulbert Paré Vos réactions (43)
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