
Le Faso Digital 2026 : La 2ᵉ édition se tiendra du 17 au 24 octobre avec le Rwanda comme invité d’honneurÀ un mois de l’ouverture officielle de Lefaso Digital 2026 (17 au 24 octobre), foire virtuelle consacrée à la valorisation des solutions digitales, des entreprises et des talents de la transformation numérique, le comité d’organisation était face à la presse, ce jeudi 17 septembre 2026 à Ouagadougou, pour faire le point des préparatifs, décliner les contenus et motivations de cet important évènement spécialisé porté par le média en ligne, Lefaso.net. Avec le Rwanda en pays invité d’honneur, des innovations et diverses activités à l’actif, cette édition qui bénéficie de l’accompagnement de personnes-ressources, d’institutions et d’organisations, se tiendra sous la co-présidence du ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, et du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Elle a pour parrain le président de SOBATIC SAS, Issifou Sorgho. La deuxième édition de Lefaso Digital, placée sous le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous », entend offrir aux entreprises, institutions, startups et organisations, un espace de visibilité et d’échanges autour des opportunités du numérique. « Ce thème est pour nous, une invitation à regarder le numérique non pas comme une fin en soi, mais comme un outil au service des problèmes réels de notre société. Innover, ce n’est pas nécessairement inventer la technologie la plus spectaculaire. Innover, c’est aussi trouver une solution simple à un problème concret. C’est permettre à un producteur agricole de mieux accéder à l’information, aux marchés ou aux services financiers. C’est permettre à une femme entrepreneure de développer son activité grâce aux outils numériques. C’est permettre à un jeune, où qu’il se trouve, d’accéder à la formation, à l’emploi ou à de nouvelles opportunités. C’est améliorer l’accès aux services publics. C’est renforcer la sécurité de nos systèmes d’information. C’est rendre nos entreprises plus productives et plus compétitives. C’est permettre aux personnes vivant avec un handicap d’accéder pleinement aux opportunités offertes par la transformation numérique. C’est enfin nous interroger sur notre capacité à maîtriser davantage les technologies que nous utilisons, nos données, nos infrastructures et les compétences dont dépend notre avenir numérique », justifie le président du comité d’organisation, Dr Cyriaque Paré. Cette édition porte trois ambitions qui structurent notamment le Concours national d’innovation digitale : l’Inclusion, la Souveraineté et l’Innovation. L’inclusion étant cernée comme une dynamique de transformation numérique pour réduire les distances et les inégalités ; la souveraineté qui se veut une invite à s’interroger sur la capacité à développer des compétences, des entreprises et des solutions locales, à mieux maîtriser les données locales et les infrastructures, à sécuriser les systèmes et à faire du numérique, un instrument d’autonomie économique et technologique ; l’innovation qui ne doit pas seulement être technologique, mais également utile, accessible, adaptée aux réalités et capable de produire un impact. « Nous voulons donc poser une question très simple à tous les innovateurs qui participeront à cette édition : Quel problème du Burkina votre solution permet-elle de résoudre ? C’est peut-être, finalement, l’une des questions essentielles de Le Faso Digital 2026 », aménage le patron de l’organisation. Comment se présentera Le Faso Digital du 17 au 24 octobre 2026 ? Comme s’intitule l’événement, Le Faso Digital a la particularité de transposer sur le numérique, ce qui est exposé dans une foire traditionnelle, classique. Ce qui a également l’avantage d’offrir une possibilité de participation à toute personne, où qu’elle se trouve, au Burkina et partout dans le monde, en tant qu’exposant ou visiteur. Ainsi, Le Faso Digital 2026, ce sont d’abord ces stands virtuels interactifs. « Une entreprise, une institution, une startup ou une organisation pourra disposer de son espace numérique pour présenter ses activités, ses produits, ses services, ses vidéos, ses documents et ses innovations. Le visiteur, lui, n’aura pas besoin de se déplacer. Depuis Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Fada N’Gourma, Dédougou, Ouahigouya, Banfora, depuis une autre localité du Burkina, ou depuis l’étranger, Montréal, Paris, Oulan-Bator, Kigali, il pourra entrer dans la foire à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone connecté. C’est tout le sens du choix d’une foire 100 % en ligne : repousser les frontières physiques de l’événement », soutient le conférencier, Dr Cyriaque Paré. Ensuite, des conférences, des panels thématiques et des master-classes. « Nous voulons y poser les questions qui comptent : comment le numérique peut-il améliorer les services publics ? Comment renforcer notre cybersécurité ? Comment accompagner la digitalisation des entreprises ? Comment développer la finance digitale tout en renforçant l’inclusion financière ? Comment tirer parti de l’intelligence artificielle ? Comment favoriser l’accessibilité numérique ? Comment valoriser les innovations locales ? Comment former les compétences dont notre économie a besoin ? Nous souhaitons donc que ces espaces permettent également de confronter les expériences, d’identifier des solutions et de créer des collaborations », dévoile-t-il. Une autre dimension à laquelle Le Faso Digital 2026 tient particulièrement, ce sont les rencontres B2B. L’objectif est de permettre à une entreprise qui cherche une solution, de pouvoir rencontrer celle qui la propose, à la startup qui cherche un partenaire, de pouvoir le trouver et à l’innovateur d’avoir la possibilité de rencontrer un décideur. « Que les entreprises numériques burkinabè puissent présenter leurs savoir-faire à des clients potentiels. Autrement dit, nous voulons que la visite d’un stand puisse se transformer en contact, que le contact puisse devenir une opportunité, et que l’opportunité puisse, demain, devenir un contrat, un partenariat ou un projet », affiche le comité d’organisation. Et de deux pour le Concours national d’innovation digitale ! Convaincu que les talents, les idées et les solutions capables de contribuer à la transformation du Burkina Faso existent, le Concours national d’innovation digitale 2026 (après l’engouement dès la première édition) se positionne donc comme un rendez-vous pour identifier des ‘’cerveaux’’, les révéler, les connecter aux opportunités et leur donner les moyens de grandir. Pour ce faire, le comité d’organisation a ouvert, depuis le 18 août 2026 (https://lefaso.net/spip.php?article148656), et ce jusqu’au 30 septembre 2026, les candidatures, accessibles à l’adresse www.lefasodigital.net/prix. Par ce concours, Le Faso Digital veut donc identifier et mettre en lumière, des solutions numériques capables de répondre concrètement aux besoins du Burkina Faso. « Nous lançons donc un appel à nos développeurs, chercheurs, étudiants, startups, entrepreneurs et inventeurs : montrez-nous ce que vous construisez. Nous ne cherchons pas seulement des idées. Nous cherchons des solutions utiles. Des solutions qui rendent un service accessible. Des solutions qui améliorent une activité économique. Des solutions qui protègent. Des solutions qui rapprochent. Des solutions qui permettent de produire mieux, d’apprendre mieux, de soigner mieux, d’administrer mieux, de commercer mieux », galvanise le comité d’organisation. À la date du 16 septembre 2026, apprend-on, ce sont 95 candidatures qui ont été reçues, et des institutions comme l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), Moov Burkina, l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) sont engagées à primer les lauréats. « Et cette année, nous voulons également mettre un visage sur cette transformation digitale. C’est le sens de l’initiative ‘’Les 100 Visages du Burkina Digital’. À travers cette série (sur Lefaso.net : Ndlr), nous rendons hommage aux femmes et aux hommes qui, souvent depuis de nombreuses années, contribuent à bâtir notre environnement numérique : pionniers, entrepreneurs, chercheurs, innovateurs, responsables publics, enseignants, spécialistes de la cybersécurité, promoteurs de l’inclusion, jeunes talents et acteurs de la diaspora. Car, derrière chaque transformation technologique, il y a d’abord des femmes et des hommes qui pensent, prennent des risques, transmettent et construisent. Le Faso Digital veut montrer les technologies. Mais, Le Faso Digital veut aussi raconter celles et ceux qui les rendent possibles », déroulent les organisateurs. Du pays invité d’honneur, la nouveauté capitale de l’édition 2026 ! Pour la première fois, Le Faso Digital accueillera un pays invité d’honneur, à savoir le Rwanda. Selon le comité d’organisation, le choix d’un pays invité d’honneur s’explique par le fait que l’évènement souhaite s’ouvrir davantage à l’Afrique et aux expériences africaines. « Le Rwanda a fait du numérique et de l’innovation des composantes explicites de ses politiques de transformation. Le pays développe également un environnement destiné à mieux connecter startups, investisseurs, talents et structures d’accompagnement. Le lancement en 2026 de la plateforme nationale Innovate Rwanda illustre cette volonté de structurer et de rendre plus visible l’écosystème d’innovation. Dans le domaine de la finance digitale, le Rwanda s’est également doté d’une stratégie FinTech 2024-2029 qui place l’innovation financière et l’élargissement de l’accès aux services financiers parmi ses orientations. Ce sont ces démarches qui nous intéressent. Mais, je voudrais être très clair sur l’esprit de notre invitation. Nous n’invitons pas le Rwanda pour dire au Burkina Faso : ‘’copions ce qui a été fait ailleurs’’. Les réalités sont différentes. Les histoires sont différentes. Les contraintes sont différentes. Nous invitons le Rwanda pour dire : ‘’Regardons ce qui se fait ailleurs en Afrique, discutons-en, apprenons les uns des autres et construisons des coopérations adaptées à nos propres réalités.’’ C’est cela, pour nous, la coopération Sud-Sud. Nous voulons donc que cette présence soit une occasion de dialoguer entre acteurs burkinabè et rwandais. (…). Le Faso Digital peut donc devenir une fenêtre du Burkina numérique sur l’Afrique, mais également une fenêtre permettant aux expériences africaines de venir à la rencontre de notre écosystème. Mais cette dimension internationale ne change rien à notre priorité : mettre en valeur les acteurs burkinabè », explique le président du Comité d’organisation, soulignant que l’Afrique dispose, elle-même, d’expériences, de compétences, d’innovations et de savoir-faire qui méritent de circuler davantage entre les pays du continent. À un mois du rendez-vous 2026, le comité d’organisation lance un message de mobilisation autour des différentes activités. La transformation numérique ne concerne pas seulement les informaticiens, elle concerne l’agriculture, l’industrie, le commerce, les banques, les assurances, les transports, la santé, l’éducation, les médias, l’hôtellerie et les services, encourage-t-il. « Venez découvrir les solutions susceptibles de transformer vos métiers. Aux institutions publiques, nous disons : venez présenter les services numériques qui changent la relation avec le citoyen et venez découvrir les innovations qui peuvent accompagner la modernisation de l’action publique. Aux universités, centres de recherche, enseignants et étudiants, nous disons : faites sortir l’innovation des laboratoires et des salles de classe. Montrez ce que la recherche burkinabè peut apporter à la société. Aux investisseurs et partenaires au développement, nous disons : venez regarder ce qui se construit. Derrière certaines solutions encore jeunes aujourd’hui se trouvent peut-être les entreprises qui compteront demain. Aux Burkinabè de la diaspora, nous disons : la foire est virtuelle. Où que vous soyez, vous pouvez entrer, découvrir, contribuer, partager une expertise, créer un contact. Aux médias, enfin, nous disons : nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vous non seulement pour couvrir Le Faso Digital, mais pour raconter l’innovation burkinabè. Pour interroger ses acteurs. Pour montrer ses réussites, mais aussi ses défis. Pour faire connaître les solutions qui méritent de l’être. (…). Pendant huit jours, nous voulons montrer un Burkina qui imagine, qui développe, qui expérimente, qui apprend des autres et qui partage aussi ce qu’il sait faire. Un Burkina qui ne veut pas seulement consommer la révolution numérique, mais qui veut y prendre toute sa place. C’est l’ambition de Le Faso Digital 2026. Et 23 ans après la naissance de Lefaso.net, c’est aussi une manière pour notre média de rester fidèle à ce qui l’a fait naître : croire que le numérique peut ouvrir de nouveaux espaces d’information, de liberté, de création, de rencontre et de développement », lance le président du comité d’organisation, porte-parole à la conférence de presse, Dr Cyriaque Paré.
O.L. et Serge Ika Ki |