Actualités :: Servir et non se servir (SENS) : Le mouvement pour « oser l’avenir avec une (...)

La famille des mouvements du Burkina Faso s’agrandit. Ce dimanche 2 août 2020 à Ouagadougou, c’est Servir et non se servir (SENS) qui voit le jour. Avec l’avocat Me Guy Hervé Kam comme coordonnateur national, le SENS veut rompre avec les anciennes politiques et oser un avenir avec une politique autrement. Leur engagement consiste à se nourrir du rêve de Thomas Sankara.

« L’insurrection populaire nous a permis de renforcer des acquis et d’engranger des nouveaux. Mais depuis lors, l’image de la politique n’a pas considérablement changé. Force est, en effet, de constater que la gouvernance du pays et les offres politiques qui se présentent à nous n’ont pas compris le sens et la portée du message de l’insurrection », constate Guy Hervé Kam.

Faut-il donc rester à l’écart et critiquer cette politique ? En tant que jeune burkinabè, Abdoul Maïga a décidé de donner du sens à son existence en s’engageant dans le nouveau mouvement politique Servir et non se servir (SENS). Pour lui, par ailleurs coordonnateur national adjoint du SENS, il croit profondément que le Burkina a de l’avenir. C’est pourquoi, il invite ses autres camarades à lui emboiter son pas. « Nous les jeunes, nous n’avons pas le choix face aux politiques aventuristes », a-t-il affirmé.

Le coordonnateur national de SENS, Me Guy Hervé Kam

Ainsi, le coordonnateur national du SENS, Me Guy Hervé Kam et ses camarades proposent « une politique autrement », car à les en croire, il faut « oser l’avenir ». Le SENS se veut le mouvement de tous les Burkinabè, qui aspirent à un Burkina Faso où l’esprit de sacrifice, de liberté et de dignité retrouvent toutes leurs raisons, a déclaré Guy Hervé Kam. « SENS, c’est tout simplement se mettre au service de la nation », a-t-il précisé.

Pour servir cette nation, les femmes ne seront pas mises à l’écart. Selon Judith Tiendrebeogo, porte-parole des femmes à cette cérémonie de lancement, il faut « oser le changement avec SENS », car le rêve d’un Burkina Faso où tout le monde sera traité sur le même pied d’égalité, c’est possible.

Des représentants des treize régions du Burkina ont pris part à cette cérémonie de lancement du mouvement SENS

Susciter et soutenir les candidatures indépendantes

Au cours de la cérémonie du lancement officiel du SENS, les premiers responsables n’ont pas manqué d’afficher leur vision. Il s’agit pour eux de faire du Burkina Faso, une nation de démocratie avec des hommes et des femmes de valeur, de paix. « Notre ambition est de susciter et de soutenir les candidatures indépendantes sur l’échelle du territoire pour que la voix de ceux qui sont restés à l’écart soit désormais entendue dans l’instance de décision de notre pays », a laissé entendre le coordonnateur national.

Pour le moment, il n’a pas cité une candidature indépendante que le SENS va soutenir. « Nous voulons que dans les 45 provinces du Burkina, il y ait des candidatures indépendantes, des personnes qui jouissent déjà de légitimités sociales dans leurs communautés qui se décident à se porter pour que nous les soutenons, pour la voix de ces personnes puissent être entendue à l’Assemblé nationale », a expliqué Me Kam.

Les membres de SENS sont invités à assumer leur rôle pour cette nouvelle politique qu’ils doivent offrir au peuple

Est-ce que Guy Hervé Kam pourrait être candidat indépendant à la présidentielle de novembre 2020 ? A cette question, il s’est voulu on ne peut plus clair : « Le mouvement SENS estime pour l’instant que notre ambition n’est pas de prendre le pouvoir pour le pouvoir. Notre ambition est de servir notre pays. Et dans cette démarche de construction, nous ne sommes pas encore convaincus que nous devons mettre la toiture de la maison avant la fondation ».

« Le rêve de Thomas Sankara »

Au sein du SENS, la fatalité a perdu sa notion d’existence, « il n’y a que des citoyens qui laissent faire ». C’est pourquoi, Me Kam et ses camarades appellent tous les Burkinabè à être « acteurs de transformation qualitative de notre société ». Et le nouveau format politique que propose le SENS, c’est la « déprofessionnalisation de la politique ». « Nous faisons appel à ceux Burkinabè qui ont toujours considéré qu’il ne fallait jamais s’approcher de la politique pour ne pas être sales laissant ainsi la place à des professionnels de la politique », a-t-il lancé.

Une photo de famille des membres du bureau de SENS

A en croire le SENS, il n’y aura un seul régime alimentaire au menu : « le rêve de Thomas Sankara ». Le nouveau mouvement politique compte se nourrir du rêve du père de la révolution d’août 1983, qui avait déclaré ceci : « Le réalisme est triste. Je préfère le rêve, car le rêve qui a permis les audaces des plus forts et ce sont ses folies qui ont permis à des hommes de se dresser, de croire à leurs victoires et de vaincre effectivement ».

La cérémonie a connu les interventions des Burkinabè de la diaspora et les « camarades panafricanistes » qui croient à la cause que défend le SENS : « Servir et non se servir ». Selon le Dr Diallo Diop, il faut barrer la route à ceux qui veulent se servir sur le dos du peuple.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Coordination du mouvement

– Coordonnateur National : Guy Hervé KAM

– Coordonnateur National Adjoint : Maiga Abdoul MAÌGA

– Secrétaire National en Charge de l’orientation Politique : Guy YOGO

– Secrétaire National en charge de l’Organisation : Idrissa BARRY

– Secrétaire Nationale en charge de la Communication : Aicha TAMBOURA

– Secrétaire National en charge de la Jeunesse : Daouda MOUNIAN

– La Coordonnatrice de la Jeunesse du Mouvement : Elsa TIEMTORÉ

– Secrétaire Nationale en charge des Femmes : Judith TIENDREBEOGO

– Coordinatrice des femmes du Mouvement:Blandine KY

– Trésorière Nationale, responsable de la mobilisation financière : Richard KOALGA

– Secrétaire National en charge du Panafricanisme et des Relations Extérieures : Yoporeka SOMET


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