Actualités :: Elections de novembre 2020 et 2021 : Acteurs étatiques et partenaires (...)

Le cadre de concertations des acteurs étatiques et des partenaires a tenu sa deuxième session ce jeudi, 6 février 2020 à Ouagadougou aux fins de partager des informations sur le processus électoral, harmoniser les vues et identifier les défis à ce stade de la dynamique.

Le compte à rebours a véritablement commencé avec l’adoption par le Conseil des ministres, le mercredi, 5 février 2020, des décrets portant fixation de la date du scrutin couplé présidentiel/législatif pour le 22 novembre 2020. Cette deuxième session du cadre (qui réunit les acteurs étatiques intervenant dans le processus électoral et les partenaires techniques et financiers) a donc consisté en un partage d’informations et rappel des conclusions de la précédente session (tenue en octobre 2019), la présentation des principales innovations du Code électoral, des échanges sur le calendrier électoral, la préparation des prochaines rencontres.

Le ministre d’État, Siméon Sawadogo, président du cadre de concertation a souligné l’importance de ces rencontres

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, Siméon Sawadogo, président du cadre de concertations, il faut aller rapidement « parce qu’en réalité, il n’y a pas de temps ».

Après l’adoption du rapport par les participants, le directeur général des Libertés publiques et des affaires politiques, Bruce Emmanuel Sawadogo, est revenu sur les innovations du Code électoral. Sur ce volet, on retient entre autres que, désormais, les dossiers de candidature pour la présidentielle sont reçus par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en lieu et place du Conseil constitutionnel, le contentieux électoral pour l’extérieur (diaspora) est géré par le Tribunal administratif de Ouagadougou, l’utilisation de la carte d’électeur à titre transitoire, l’annonce par la CENI des résultats de la présidentielle commune par commune avant la proclamation globale des résultats…

Le directeur général des Libertés publiques et des affaires politiques, Bruce Emmanuel Sawadogo

Le directeur général des Libertés publiques et des affaires politiques est également revenu sur la loi portant quota genre. ‘’Il s’agit essentiellement de deux situations majeures. Un quota de 30% de l’un ou l’autre sexe sur les listes électorales ; c’est-à-dire 30% de femmes ou d’hommes en tête de liste et le positionnement alterné, qui implique que lorsqu’il est placé en tête de liste un candidat, son second est d’office de l’autre sexe. Son suppléant également est de l’autre sexe. A titre illustratif, lorsque la tête de liste est une femme, le second sur cette liste est un homme et la tête de liste au niveau de la liste des suppléants est aussi un homme.

La représentante-résidente adjointe du PNUD, Isabelle T. Schan a souhaité plus de détails afin de permettre une intervention conséquente des partenaires

Lorsque l’Etat accorde des financements pour la campagne électorale, on retient 20% de ce financement et on les réparti entre les partis qui auraient respecté la loi quota genre. « Les partis qui n’auraient pas respecté la loi ne bénéficient pas des 20%. La sanction fondamentale également est que la CENI dresse un rapport, qui est transmis au ministère en charge des affaires politiques (ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, ndlr) qui le publie. Cela voudrait dire que l’opinion publique aura l’occasion de constater qu’il y a des partis qui respectent la loi quota genre et d’autres non… », commente Bruce Emmanuel Sawadogo.

Avec la fixation de la date du scrutin couplé, il sera établi un calendrier électoral global avec des précisions pour chaque acte (enregistrement et réception des candidatures, détermination des périodes légales de campagnes, publication des listes des candidats, etc.).

Les défis, eux, se résument principalement en la mobilisation des ressources financières, la situation sécuritaire et au cas des déplacés internes. Sur cette préoccupation, le ministre d’Etat, Siméon Sawadogo, apprend que le nombre de déplacés est aujourd’hui estimé à plus de 700 mille et que les réflexions se poursuivent, dans l’esprit du dialogue politique, pour une meilleure prise en compte de cette catégorie dans le processus électoral.

Cette session a été également assortie de tâches dévolues à chaque institution intervenant dans le processus électoral. Dans cet élan, le cadre prévoit des rencontres à des séquences régulières pour examiner la mise en œuvre des taches définies. Cette dynamique concerne aussi bien les élections de 2020 que celles de 2021 (municipales).

O.L
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