Actualités :: Crise sécuritaire : Les "lionnes" de l’UPC s’outillent pour la (...)

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les militantes de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont une conviction : il faut construire une résilience, un impératif d’adaptation du moment. Ce samedi 14 décembre 2019, à Ouagadougou, les ‘’lionnes ‘’ issues des 45 provinces du Burkina ont échangé sur la problématique au cours d’un atelier placé sous le thème : « Renforcement des capacités des femmes leaders de l’UPC pour une résilience des communautés face à la crise sécuritaire ».

Dans un pays où les femmes représentent 52% de la population, Jacqueline Konaté, présidente de l’Union nationale des femmes de l’UPC, clame que celles-ci sont en mesure de résoudre 52% des problèmes auxquels fait face le Burkina. Parmi ces problèmes, figure l’épineuse question du terrorisme.

En effet, Mme Konaté et ses camarades veulent « faire comprendre aux victimes que la situation va changer, il ne faut pas qu’elles s’adonnent à la peur ». Pour y arriver, elles comptent se départir des effets d’annonce ou de l’autosatisfaction bon marché, faire une estimation du vivre ensemble, identifier les sources précises de danger et commanditer la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour mettre en place une véritable chaîne de solidarité nationale endogène au profit des déplacés, des veuves et des orphelins.

Mais avant, elles soutiennent qu’il faut situer le problème, « un problème qui se trouve dans la gouvernance politique marquée par la corruption, le tâtonnement, la discrimination, la stigmatisation des communautés, le manque de réconciliation nationale et de vision ». « Nous les femmes, dans la construction de notre résilience, commençons par faire le bon choix de nos dirigeants et soyons des acteurs de décision et non de sujet », a poursuivi Jacqueline Konaté, soulignant que ce bon choix, c’est Zéphirin Diabré.

« Si tu te fais de l’herbe, on te broute »

Evoquant la crise sécuritaire, le président de l’Union pour le progrès et le changement ne dira pas le contraire, lui qui soutient qu’il est difficile de passer sous silence la responsabilité des dirigeants. « Alors qu’ils ont hérité d’un pays relativement paisible, le MPP et ses alliés sont en train de nous céder un pays déchiré, envahi de toutes parts par les forces du mal et dont la cohésion est mise à mal ».

Revenant sur la convocation des chefs d’Etats des pays du G5 sahel à Pau, le chef de file de l’opposition note : « C’est le non-respect des accords signés nuitamment qui a fait qu’on les a appelés à l’ordre comme de vulgaires préfets de sous-régions françaises. Si tu te fais de l’herbe, on te broute. Il y a des pays qu’on ne convoque pas. Même dans le quartier, si tu tiens mal ta maison, tout le voisinage met sa bouche dans tes affaires ». Et d’ajouter que « vous connaissez la formule, si tu es parenté à un bouc, tes larmes ne finiront jamais au marché … ».

« Vous êtes le socle du parti »

Se prononçant sur l’engagement des femmes en politique, Zéphirin Diabré avoue qu’il existe des pesanteurs qui pèsent sur la femme, mettant à rude épreuve sa capacité à émerger. « Quand un homme veut faire la politique, il s’engage et vient informer sa femme. Quand une femme veut faire la politique, elle demande d’abord la permission avant de s’engager parce qu’il y a d’autres conséquences », a-t-il témoigné. C’est certainement la raison pour laquelle les femmes de l’UPC disent placer leur confiance au chef de file de l’opposition qui s’inscrit pour le quota de 30% aux élections.

En attendant, Alitou Ido, co-parrain de cette rencontre, a exhorté les femmes à adopter une politique différente de celle des hommes. « La politique pratiquée par les hommes est un échec total car elle est fortement dominée par des assassinats, des mensonges, des tricheries. Il faut absolument la remplacer. Mesdames, faites la politique autrement, avec plus d’élégance, de style, sans aucune goutte de sang, cela est faisable », a-t-il convié.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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