Actualités :: Insécurité à Ouagadougou : Le policier voyou de Kwamé N’Krumah

C’est avec amertume que ce Burkinabè résidant en RFA relate l’agression dont il a été l’objet, de la part d’un... policier. Nous avons volontairement omis de publier le nom de l’agent indélicat, espérant que la police elle-même mènera sa propre enquête.

"Veuillez publier ce message ci-dessous en faveur de mes frères burkinabè victimes de l’impunité. En fait, je suis un Burkinabè qui réside depuis une décennie en Allemagne. Je suis venu pour une deuxième fois à Ouaga le 24 Janvier 2005 pour un congé de trois semaines après deux ans. Ce que j’ai vécu dans la nuit du vendredi 28 Janvier 2005 m’a convaincu jusqu’à quel point l’impunité règne dans mon pays. Alors que j’étais avec des amis à mon invitation en train de prendre un pot sur l’avenue Kwame N’Krumah, plus précisément au maquis "Taxi Brousse", je me suis rendu compte qu’il me fallait échanger un billet de 100 dollars car je ne possédais plus assez de CFA.

Après avoir essayé sans suite l’échange à l’Hotel Palm Beach, j’ai décidé alors de rejoindre ma compagnie. En cours de route, un individu géant et bien bâti me bouscula. Alors que j’ai voulu échanger avec lui, le monsieur sortit son pistolet et me tapa avec violence sur l’oeil gauche. Alors je suis tombé évanoui.

Avertis, mes amis se sont précipités sur les lieux de l’incident. Malheureusement, le sieur était déjà parti. Ce n’est qu’au dispensaire que j’ai repris connaissance et que j’ai constaté qu’on m’a volé mes 100 dollars et mon bracelet en or, offert par mon épouse lors de mon anniversaire. Furieux, mon frère et quelques amis se sont rendus sur les lieux pour enquête.

Selon toutes les personnes interrogées, ce monsieur du nom de... assistant de police dans un commissariat de la place, est bien connu des lieux. Selon ces mêmes sources, il a toujours frappé des gens, souvent sur ordre d’expatriés, dont il était même en compagnie le soir où il m’attaqua, et qu’il est le plus géant au commissariat. Sachant qu’il est policier, ses victimes ont peur de déposer une plainte contre lui de peur de la voir sans suite.

J’ai voulu déposer une plainte à la gendarmerie, mais le gendarme qui était de permanence me conseilla de la déposer auprès du procureur du Faso. Le lendemain, il me fallait obligatoirement me rendre à Accra pour sortir ma marchandise. Après une semaine passéE au Ghana, à mon retour, il ne me restait plus assez de temps pour poursuivre la plainte, car il me fallait sortir la marchandise avant mon départ. Avec mon départ, la plainte ne pourra plus être poursuivie, et mon devoir est d’attirer l’attention de mes frères burkinabè que ce policier commet des infractions très graves.

Le policier est payé pour protéger le citoyen et non pour constituer un danger pour celui-ci, et c’est très grave quand un policier utilise son arme de service, payée par l’argent du contribuable pour assommer des honnêtes citoyens. C’est inacceptable qu’un homme de loi, pour des miettes, sur ordre d’expatriés, attaque ses concitoyens. Nul n’est au dessus de la loi. Si un expatrié a à faire à un Burkinabè, il y a des services compétents pour cela et vice versa. Ce policier, dans un pays démocratique, doit être licencié. J’ai bel et bien des gens qui sont prêts à témoigner en cas de besoin.

Moi je vis en Europe et je pourrai éviter ce monsieur ; mais mes frères burkinabè continueront d’endurer cette souffrance si ce monsieur n’est pas corrigé.
Veuillez publier ce message, pour tous mes frères burkinabè victimes de ce crime policier.
Vous êtes la voix des sans voix".

Malick MAIGA
Mönchengladbach (RFA)

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