Actualités :: Présidentielle 2005 : "Burkinabè, ouvrez les yeux !"

Dans cet "appel à la jeunesse du Burkina Faso", deux citoyens donnent leur vision de la gestion du pouvoir par le président Compaoré et incitent, de cet fait, les futurs électeurs à la vigilance.

Nous, citoyens du pays des hommes intègres, Burkina Faso ; nous, représentants et issus de la Jeunesse de ce beau et respecté pays ; nous, apolitiques et ayant pour seule préoccupation l’avancée notable du Burkina Faso dans le concert des nations à tous les niveaux ; nous, après plusieurs années d’observation et de réflexion, avons décidé aujourd’hui de nous adresser à la Jeunesse du Burkina à travers cette plume que nous avons baptisée "Notre Testament".

En d’autres lieux et en d’autres temps, le vent de folie qui a parcouru le Burkina Faso et qui le parcourt ces derniers temps aurait été mis (et encore) sur le compte des avancées démocratiques.

Dans une démocratie civilisée en effet, quoi de plus normal que la liberté d’expression s’exerce, à travers les médias ou par des manifestations sur la place publique. Certes, il reste encore beaucoup à faire pour achever d’asseoir une démocratie forte chez nous, mais une vérité se dégage.
Il ne viendra jamais à l’esprit d’un dirigeant du Burkina Faso de prendre l’initiative de censurer, à plus forte raison d’interdire l’existence d’une publication.

Voilà qui impose cependant aux journalistes de respecter et les règles élémentaires de convivialité, et les limites que prescrivent les lois de la république, qu’elles aient un caractère général ou qu’elles soient spécifiques à la pratique du noble métier d’informer, car la rumeur tue.
Or, il se trouve que "le printemps de la presse" a offert à plusieurs catégories d’individus (ennemis du Peuple burkinabè), l’exutoire rêvé à des frustrations diverses qu’elles soient fondées ou ne reposant que sur des illusions ou des fantasmes de psychopathes.

En d’autres termes, on peut estimer que, si de bonne foi, quelques écrits peuvent comporter des erreurs d’informations ; nombre d’entre eux ne visent qu’à user de manière délibérée, d’une capacité de nuisance imparable :
- Ecrire pour souiller l’honorabilité d’un adversaire ?
- Exposer sur la place publique ce que la décence exige que l’on cache.
- Montrer par son impertinence et son incorrection que l’on ne craint rien, ni personne, que l’on est homme et donc plus courageux d’entre tous, celui qui dit tout.

"Volonté de délégitimer les gouvrnants"

Nous disons qu’il appartient à la jeunesse de ce pays de se ressaisir des rumeurs infondées qui n’ont pour but que de nuire à l’avancée de ce pays, une avancée amorcée depuis plus d’une décennie sous la conduite clairvoyante du Président Blaise Compaoré.

Une chose est certaine : la plupart des honnêtes citoyens de ce pays, qui, ces derniers temps, ont eu le courage de parcourir les colonnes d’une certaine presse, ont le plus souvent, été dégoûtés par des écrits de tout genre. Qu’ils soient politiques, économiques, culturels ou sportifs. Ces papiers sont marqués du sceau de la bêtise, de la méchanceté gratuite et de la mauvaise foi.

Et dans cette volonté de délégitimer les gouvernants, surtout le chef de l’Etat, qu’ils chargent systématiquement de tous "les péchés d’Israël", il ne leur restait plus qu’à l’accuser d’avoir généré la pauvreté des Burkinabè, d’avoir assassiné ou fait assassiner telle ou telle personne au Burkina ou suscité des conflits sous d’autres cieux, lui dont l’action, depuis plus d’une décennie a produit des retombées bénéfiques à la majorité des Burkinabè, ce que ne manquent pas de saluer des observateurs objectifs, même de l’extérieur, qui savent bien faire la part des choses.

Jetons un regard rétrospectif sur ce qu’était le Burkina, il y a plus d’une décennie.
- Des postes de santé ont été construits partout ;
- Des écoles édifiées partout ;
- Des barrages, des retenues d’eau, de forages ont vu le jour partout ;
- Sur le plan culturel et sportif, le Burkina s’est fait une renommée mondiale quoi qu’on le dise ;
- Des routes sont construites ;
- Des terres aménagées au profit de l’agriculture
- Ouagadougou est en construction avec des chantiers tels que Ouaga 2000, le projet ZACA, etc.
Demain, ce sera le tour de Bobo-Dioulasso, de Koudougou, de Ouahigouya, de Dori, de Diébougou, de Fada, etc, d’être mis sur le chantier du développement. Petit à petit, le Burkina se fera.

Chers concitoyens, méfions-nous de la rumeur, de la calomnie, des "on dit", "il paraît que", "il est écrit que", car la calomnie blesse, déshonore, tue.
L’expression plurielle et les droits à la différence ne sauraient être érigés en une tribune d’anarchie organisée.
Jeunesse du Burkina Faso, rappelez-vous les échéances électorales passées (législatives) :
- Certains candidats ne vous ont-ils pas appelés à élire une fille ou un fils de votre région, mettant à nu leur esprit régionaliste, leur carence ? Le Burkina Faso nous appartient à tous. Il est un et indivisible.
- Certains candidats n’ont-ils pas créé des partis politiques virtuels afin de participer aux élections présidentielles et bénéficier de la "manne" provenant du financement des partis politiques ?
Après les élections présidentielles, où sont-ils ? Participent-ils d’une manière ou d’une autre à la construction du Faso ?

Chers concitoyens, refusez désormais d’être dupes et à la solde du premier venu. Ouvrez les yeux et sachez choisir vos responsables politiques, ceux-là qui ont pour seuls soucis le développement réel du Burkina Faso.
Rappelez-vous aussi, et sans cesse que depuis l’avènement de l’indépendance de ce pays et jusqu’à nos jours, nos responsables (passés et présents) ont commis beaucoup d’erreurs :
- Des erreurs en matière de politique.
- Des erreurs sur le plan économique.
- Des erreurs sur le plan du développement.
- des violences en politique, etc.

"S’unir dans un même esprit"

Connaissez-vous un pays dans ce monde qui n’a pas connu des périodes aussi sombres dans l’histoire de son existence ? Malheureusement cela est arrivé chez nous. Au nom de l’Etat, le président Blaise Compaoré a endossé tout cela le 30 mars 2001 et des réparations ont été faites ou sont en train de l’être.

Il faut avoir le courage de reconnaître ses propres fautes et endosser celles des autres. Il faut aimer son pays pour le faire. Blaise Compaoré l’a fait. Il a demandé pardon.
Le sentiment du pardon vis-à-vis de la faute commise chez nous est plus fort que partout ailleurs. Il y a des valeurs morales telles que le pardon, la réconciliation, la paix sociale, la parenté à plaisanterie, etc. Ce sont ces valeurs qui conditionnent l’homme vis-à-vis de lui-même et de la société tout entière.

Les oeuvres que nous faisons doivent contribuer à fonder la communauté burkinabè et non la détruire. Nous demandons à toute la jeunesse du Burkina Faso de renouveler sa confiance à Blaise Compaoré et à tous les gouvernants actuels qui le soutiennent lors des échéances électorales à venir. Aussi, nous demandons à tous ceux qui le soutiennent de s’unir dans un même esprit et d’un commun accord, parler le même langage. Dans la division, vous ne lui rendrez pas service.
Le Burkina Faso a déjà une très bonne assise politique, économique et culturelle.

Rappelez-vous que notre diplomatie a sauvé l’Afrique de la division en Afrique du Sud lors de la signature de l’acte constitutif de la naissance de l’Union africaine.
Un président occidental n’a-t-il pas dit de Blaise Compaoré : "Un grand président pour un si petit pays".
Jeunesse du Burkina Faso, faites fi du passé pour construire un pays d’avenir.
Seuls ceux qui pardonnent et oublient un passé peu glorieux sont grands. Il s’agit de rétablir un équilibre détruit par l’aveuglement et la recherche des intérêts égoïstes de nos devanciers, et de ceux qui, de nos jours ont soif du pouvoir et qui ne savent pas consulter une boussole pour mener à bon port ce bateau qui est le Burkina.

Comme l’a dit Seydou Badian dans son oeuvre "Sous l’orage", il faut avoir le courage de marcher de l’avant. Chez nous, poursuit-il, la fraternité est une vérité. Il nous exhorte à marcher avec nos valeurs, à marcher courageux et à refuser la haine, car dit-il, si de la haine nous tirons notre ferveur, le jour où la haine disparaîtra, nous serons un peuple mort.

Vive le Burkina Faso

Vive nos gouvernants

Vive la Jeunesse burkinabè

Fait à Bobo Dioulasso, le 7 février 2005

M. Moussa OUEDRAOGO
Arbitre fédéral L.H.B.FOOT
Tél. 70-74-14-09
Bobo Dioulasso

Mlle W. Bérénice TRAORE
Particulière
Tél. 20-97-78-06
Bobo Dioulasso

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