Actualités :: Présidentielle 2005 : "Monarchisation de l’Etat ou consolidation de la (...)

On ne le dira jamais assez, l’année 2005 est une étape importante du processus démocratique au Burkina. En témoignent les élections présidentielle et municipales qui vont avoir lieu au pays des hommes intègres, cette année. Des partis politiques se positionnent, d’autres animent les débats, tels le FPC et le PNR/JV qui tirent la sonnette d’alarme sur d’éventuelles dérives à éviter.

Nul n’ignore que l’année 2005 est une année charnière au Burkina Faso car d’importantes échéances électorales (municipales et surtout présidentielle) attendent le peuple burkinabè. C’est l’année de tous les espoirs, mais aussi celle qui peut être la pire pour la démocratie, la justice, les droits de l’homme et les droits des minorités ethniques de ce pays. Tout dépendra du taux de participation et surtout des différents scores qui seront issus des scrutins à venir et notamment du score du président-candidat Blaise Compaoré. En tout état de cause, il nous faudra demeurer très vigilants pour :

• éviter à tout prix la dérive monarchiste du pouvoir ;

• refuser la discrimination économique, la paupérisation et la descente aux enfers ;

• oser revendiquer avec encore plus de force nos droits afin de ne plus être les complices des dérives des tenants de l’ethnicisme et du régionalisme au sein du pouvoir de la IVe République ;

1) Les risques de monarchisation du pouvoir d’Etat

Nous l’avons dit, il existe au sein du pouvoir actuel un regroupement d’individus, un clan dit « Cercle des Mossis de Ouagadougou » qui ambitionne de tout mette en œuvre pour que le pouvoir d’Etat soit maintenu à jamais entre les mains des fils du Plateau Central. On peut être certain que pour les adeptes du courant anachronique ci-dessus évoqué, il s’agira de reconquérir et de conserver le pouvoir d’Etat au profit de l’ethnie dite majoritaire, quitte à ne pouvoir se prévaloir que de la légitimité de Paris comme cela semble de mise dans les pays africains francophones. Et tant pis pour la République et la démocratie.

De l’époque de la Haute-Volta à l’actuel Burkina Faso, que de changements négatifs avons-nous à déplorer ! Ce qui était inimaginable sous les anciens régimes est vu et vécu aujourd’hui sous nos yeux comme s’il ne s’agissait pas des mêmes Voltaïques qui sont devenus des Burkinabé.

Ceux qui nous gouvernent aujourd’hui sont des gens qui sont arrivés au pouvoir en se prévalant des titres de « révolutionnaires », de « redresseurs de torts » mais qui s’avèrent être en réalité des gens sans foi ni loi, des anti-démocrates, des détourneurs et des prédateurs de biens publics tels qu’on en a jamais vu. C’est à se demander si l’appellation « Patrie des hommes intègres » ne collerait pas mieux aux citoyens de l’ancienne Haute-Volta.

Qu’il s’agisse de la vie politique, du domaine de l’économie et des mœurs sociales, tout a basculé dans le népotisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme, la corruption, la délinquance à visage découvert, l’injustice et l’impunité.

A tel point que l’on ne reconnaît plus ce peuple digne, travailleur et courageux qu’était le peuple voltaïque. Avouons-le, beaucoup d’entre nous ne se reconnaissent plus dans la société actuelle et ont honte d’être Burkinabé tant la situation est désespérante.

Tous les jours que Dieu fait, nous avançons d’un pas sûr vers l’abîme tellement nos mœurs socio-politiques sont dépravées. Le pouvoir de la IVe République a apparemment fabriqué une nouvelle race d’hommes pour le servir : des gens qui ont tué leur conscience, prêts à toutes les forfaitures, ignominies, compromissions et gangstérismes pour amasser de l’argent et des gains faciles.

Aujourd’hui, l’abus de biens sociaux et l’enrichissement illicite sont célébrés comme des vertus sous la IVe République. Tout comme le poisson qui commence à pourrir par la tête, c’est tout le corps social qui est progressivement gangrené à la faveur de l’ethnocentrisme, du clanisme, du régionalisme et de l’achat des consciences érigés en méthodes de gestion de la République.

De nos jours, la vie politique est entièrement régentée par les méthodes ci-dessus et par l’argent (la corruption) qui sont autant de ficelles par lesquelles les tenants du pouvoir manipulent et asservissent aujourd’hui tous ceux qui veulent lever la tête. Et si tout cela ne marche pas, alors c’est la violence et la terreur qui s’abattent sur tous les récalcitrants.

Incontestablement, l’année 2005 sera décisive pour la survie de la démocratie au Burkina Faso face au danger de la dérive unilatéraliste et régionaliste qui se profile après l’élection présidentielle. Pour la famille régnante des Compaoré et le clan ethnocentriste qui nous gouvernent, c’est la communauté de l’ethnie majoritaire qui est le vivier électoral et le socle du pouvoir.

C’est donc d’elle que viendra la légitimité tant recherchée par le président Compaoré depuis la naissance de la IVe République. Ensuite, ils pourront être assurés du soutien de la France qui est peu regardante sur la démocratie dans ses anciennes colonies. Voilà pourquoi ils ont érigé en système le népotisme et le clientélisme. Naturellement, cela a pour conséquence le développement du communautarisme et du régionalisme.

Pour prévenir une telle dérive régionaliste, nous invitons toutes celles et tous ceux qui ont encore le sens des responsabilités et de l’honneur à réfléchir profondément sur la gestion inique et clanique de la chose publique au détriment de la plus grande partie du pays et des autres nationalités qui forment le Burkina Faso.

Les hommes politiques issus des autres nationalités ne doivent plus se contenter de suivre aveuglément le courant dit majoritaire et de militer pour des postes dans les partis qui gèrent le pouvoir. Ils ne doivent plus se renier pour des raisons inavouées et accepter de servir de faire-valoir comme ils le font depuis l’avènement de la IVe République en 1991. Ils devraient se poser courageusement les questions suivantes :

• Pourquoi les choses vont-elles si mal au Faso ? • Pourquoi les régions d’où ils sont originaires sont-elles délaissées et privées des actions de développement ?

• Pourquoi depuis environ 15 ans la chose politique est-elle devenue l’affaire d’une famille, d’un groupe ethnique, d’un clan, etc. ?

• Quelle est leur part de responsabilité dans cette dérive du pouvoir d’Etat, dans la décadence des mœurs politiques et des dangers que leur comportement fait planer sur la démocratie et l’unité nationale ?

Ils doivent savoir que partout ailleurs en Afrique, la recherche effrénée de facilités, la cupidité, l’appât du gain et la duplicité ont toujours fait le plus grand tort à la démocratie et à l’unité nationale. Les hommes politiques et les intellectuels des nationalités dites minoritaires, qui ont ainsi assassiné leur conscience sont ceux-là même qui, ailleurs, fabriquent les monarques, et autres « Père de la nation », « Guide éclairé », « Grand timonier », autrement dit, les dictateurs. Alors, soyons lucides, le Burkina n’est pas au-dessus des autres, il ne fera pas exception.

II) Les disparités économiques régionales

Alors que les dirigeants du pays chantent sur tous les tons le développement harmonieux du Burkina Faso, il faut sortir un tant soit peu hors de Ouagadougou, ville mirage pour une infime minorité de privilégiés, pour mesurer encore plus l’état de pauvreté avancée et de dénuement total dans lesquels se trouvent nos populations du pays réel.

Il est indéniable que ces dernières années, l’on a assisté progressivement à la prise de contrôle de tous les postes-clés et des leviers essentiels du pouvoir politique d’Etat par le clan Compaoré et les lobbies politico-ethniques.

Parallèlement, ils ont développé une stratégie de monopolisation de tous les secteurs de l’économie du pays au seul profit de l’ethnie majoritaire.

Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir les yeux et de voir entre quelles mains se trouvent les secteurs essentiels de l’économie, du commerce, des plus importants projets, des sociétés d’Etat, et à qui reviennent les marchés publics les plus juteux, etc.

A ce très inquiétant et sombre tableau, il faut ajouter la répartition ségrégationniste des actions de développement, selon les régions du pays. La fourberie et le mépris du régime pour les autres régions est constante.

Une preuve manifeste en est donnée avec l’affaire du siège de l’autorité de l’Aménagement de la vallée du Sourou (AMVS) : malgré les nombreuses luttes des fils de la région, le siège de ce projet a été construit à Ouaga 2000 au lieu d’être implanté au Sourou même. Il est frappant de constaté que tous les projets de développement et la quasi-totalité des ONG sont concentrés dans la zone du plateau mossi qui à elle seule en compte 80% contre seulement 20% pour l’ensemble des autres régions du pays.

Pour étayer davantage nos propos sur le développement des inégalités et des abus dont sont victimes les autres régions du pays, nous prendrons le cas de la décentralisation de l’université burkinabè :

• L’extension de l’université de Ouagadougou s’est faite au profit de Ziniaré, érigé en chef-lieu de province et en gouvernorat, mais qui n’est situé qu’à environ 35 km de la capitale. Ce redéploiement aurait pu renforcer celle de Bobo qui est demeurée bien modeste depuis sa création et sans perspective de développement réelle.

• L’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK), à 100 km de Ouagadougou, est également érigée aujourd’hui en université, etc.

Quand on fait le compte, on se rend compte qu’incontestablement les plus gros efforts de développement sont concentrés sur le plateau mossi. Tout le monde le sait ; les hommes politiques et les intellectuels, que nous interpellons aujourd’hui pour leur comportement, le savent et sont mal dans leur peau.

Ils avouent en aparté que la situation est mauvaise et que les déséquilibres vont croissants. Certains sont bien conscients, mais d’autres ne prennent conscience des disparités et du mauvais traitement réservés à eux et à leur région que quand ils tombent en disgrâce et sont écartés des affaires. C’est alors qu’ils découvrent de leur société de base ainsi que l’humiliation et le mépris dont ils sont quotidiennement l’objet de la part de leurs anciens maîtres...

Malgré tout, très peu d’entre eux ont le courage de prendre leurs responsabilités, de réveiller les consciences et mener les actions utiles pour mettre fin aux inégalités. Ils s’en trouvent qui se morfondent, s’avilissent davantage, multiplient les courbettes et le servilisme, vivant dans le sombre espoir de pouvoir rebondir politiquement un jour ou l’autre. Quelle déchéance et quelle honte ! D’autres encore sont désabusés, désemparés et sombrent dans le fatalisme quand ils sont confrontés à la vraie nature de ce régime qui est le plus cynique de toute l’histoire politique de notre pays.

Sous la IVe République, les rapports politiques sont très pervertis. L’un des principes en vigueur est : « dis-moi d’où tu viens et je te dirai quelle est ta place ». Cette année 2005 est très déterminante pour notre vie politique. Elle est également jalonnée d’embûches et de dangers pour notre démocratie et l’unité nationale.

Chaque citoyen et chaque homme politique en particulier doit s’interroger sur son engagement politique et décider si oui ou non il faut encore apporter son soutien à Blaise Compaoré et à son système pour quelques miettes ou encore parce que le régime ferme les yeux sur les larcins qu’ils commettent ici et là. Que l’on se comprenne bien ! Notre adresse n’est pas un pamphlet anti-mossi.

Nous avons des amis et des épouses mossé. Beaucoup de nos enfants ont épousé des mossé et des liens très forts ont été tissés entre nos communautés au fil des temps. Alors, qu’on ne nous prête pas de mauvaises intentions et nous faire dire ce que nous n’avons jamais dit. Notre seul souci est de dénoncer les dérives du système de la IVe République. Nous devons vivre ensemble et nous sommes tenus de vivre ensemble.

C’est pourquoi nous osons dire toutes les vérités, y compris celles qui dérangent. Notre objectif est de sauver ce qui peut l’être encore, c’est-à-dire, la paix et la cohésion nationales.

Il faut que tous les citoyens de ce pays se sentent Burkinabè à part entière et qu’il n’y ait pas certains qui se sentent exclus ou traités comme des citoyens de seconde zone. C’est bien pourquoi nous mettons le doigt sur toutes ces questions sans aucun faux-fuyant.

En tout état de cause, au sein de notre peuple, l’occasion est donnée aux citoyens des nationalités dites minoritaires d’exprimer leurs vraies préoccupations et d’interroger tous les candidats, et notamment Blaise Compaoré, sur la politique ségrégationniste qui a cours sous son régime au seul profit de sa région et de son ethnie. Ce sera l’occasion de dire haut et fort que le développement du Burkina Faso est l’affaire de tous et doit profiter à tous.

III) La paupérisation et la misère croissante au sein du peuple

Ces derniers temps, l’on a assisté à une série d’augmentations des prix : eau, électricité, carburant, coût des transports, diverses denrées de première nécessité, etc. La conséquence directe est l’aggravation des conditions d’existence déjà pénibles de la majorité de nos populations. Mais, autres temps, autres mœurs. De nos jours, les hausses successives des prix sont devenues choses banales et le peuple est comme anesthésié par on ne sait quoi.

Face à la flambée en cascade des prix des produits de première nécessité, nos concitoyens ne réagissent plus. Les récentes augmentations des salaires de 4% à 8% sont une véritable insulte et une provocation manifeste vis-à-vis des travailleurs de notre pays. Mais on peut constater que les réactions des forces vives de la Nation sont demeurées bien molles.

Les syndicats qui, par le passé, étaient très vigilants et prompts à réagir pour s’opposer à la vie chère, semblent se complaire dans la situation ; ils se morfondent, se lamentent très timidement et puis c’est tout.

La classe politique, et notamment l’opposition politique, ne semblent pas non plus entendre les cris de douleur des populations qui croupissent dans la misère noire, sans aucun espoir de lendemains meilleurs. Il est surprenant de voir que l’opposition politique ne se saisit pas de tous ces problèmes pour gagner l’opinion publique et tirer profit de toutes ces mesures iniques du pouvoir, dont les fantasmes, les gabegies et les dérapages sont criards : palais et résidences somptueux, voitures de luxe, affairisme tous azimuts sous des prête-noms, enrichissements illicites et vols crapuleux en tous genres.

Les autres forces sociales organisées, notamment celles de la société civile, d’où devraient venir les initiatives de défense du citoyen, sont inertes et semblent toutes engluées dans les compromissions politiques et la corruption.

Rappelons-nous les multiples acrobaties auxquelles se livraient les autorités à l’époque pour pratiquer une hausse des prix. Au début des années 1970, pour pouvoir augmenter le prix des allumettes de 5 francs à 10 francs, l’Etat avait été obligé d’augmenter le volume de la boîte d’allumettes pour pouvoir faire passer la pilule. C’est bien plus tard que la boîte d’allumettes a pu revenir à son format standard initial.

Souvenons-nous des grandes grèves historiques des 17 et 18 décembre 1975 et plus particulièrement de celles de l’année 1977. En son temps, tout le peuple s’était soulevé comme un seul homme et avait fait vaciller le pouvoir, notamment parce que le régime du président Sangoulé Lamizana avait décidé de s’acheter trois (3) voitures de luxe (des Cadillacs) pour soi-disant pouvoir accueillir les hôtes de marque de l’Etat.

Quand bien-même nous n’ignorerions pas que l’agitation syndicale était également à l’instigation de certaines forces ethnocentriques qui, sous le couvert de revendications syndicales, cherchaient en vérité à prendre le pouvoir d’Etat, il faut souligner que ces actions d’envergure nationale avaient été possibles parce que les syndicats, soutenus par les forces politiques, se préoccupaient du sort des populations et veillaient vraiment au grain. Rien ne pouvait se faire sans tenir compte du peuple. Aujourd’hui, le pouvoir peut augmenter les prix à sa guise et sans crainte ni le moindre respect pour le peuple. Tout se passe comme s’il était parvenu à ses fins en domptant toutes les forces vives du pays. Alors, que les prix du carburant, de l’eau et de l’électricité augmentent à tout moment, que les coûts des transports soient multipliés par deux ou dix, que la vie soit devenue très chère, peu importe. Cela ne trouble en rien le sommeil des puissants du jour, qui nous gouvernent, et cela peut se comprendre. En effet, certains ne se rendent compte de la réalité des prix et de leurs méfaits que lorsqu’ils ont perdu leurs postes juteux.

Mais ce que l’on comprend moins, c’est pourquoi le peuple semble subir toutes ces hausses de prix avec résignation et fatalité, et comme s’il n’avait plus aucune maîtrise de son sort. Le peuple burkinabé est méconnaissable aujourd’hui tant il est inerte et a démissionné face à son propre sort, comme s’il avait perdu tous ses repères. Et l’on se demande quelles peuvent être les causes de cette apathie générale. Ce marasme au sein des forces vives du pays comporte plusieurs causes parmi lesquelles on retiendra les suivantes : • Le climat de peur et même de terreur toujours latent au sein des populations suite aux traumatismes de la période du Conseil national de la révolution (CNR), et surtout aux méthodes de répression du régime de Blaise Compaoré, d’une cruauté jamais égalée dans notre cher Faso ; en atteste l’assassinat très récent du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune en décembre 1998 ; • la corruption et la duplicité de certains leaders des organisations syndicales, qui ont découragé et désabusé nos braves populations ;

• l’incapacité des partis de l’opposition à jouer véritablement leur rôle d’éducation et de conscientisation des citoyens quant à la défense de leurs droits politiques, économiques et sociaux ;

• le noyautage par le pouvoir de la plupart des organisations de la société civile et leur phagocytage par des réseaux à la solde du régime et des lobbies ethno-tribalistes et régionalistes, soutenus et financés par de puissants clans sociopolitiques et de l’oligarchie. Et ceci est une donnée très actuelle et très essentielle que nous voulons dénoncer.

En somme, la situation actuelle résulte principalement de la mise en oeuvre d’un sacro-saint pacte qui lie le pouvoir de la IVe République à une partie de la Nation qui veut imposer son hégémonie à toutes les autres composantes de la communauté nationale.

Malgré tout, il n’y a aucune raison de se laisser aller au pessimisme et au fatalisme. On dit généralement que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. Mais il est admis aussi que personne ne peut venir faire le bonheur du peuple à sa place. Alors, il faut se réveiller. Le peuple peut et doit sortir de sa torpeur pour oser affronter son destin, revendiquer l’amélioration de son sort et le respect de ses droits fondamentaux.

Les prochains scrutins doivent être mis à profit pour exprimer nos mécontentements et rejeter massivement la politique de ceux qui sont aux affaires depuis plus de vingt (20) ans, mais qui ne nous proposent que la pauvreté et la misère, les détournements et la gabegie, la corruption, la répression, l’injustice et l’impunité comme programme politique. Ce sera surtout l’occasion de dire non ! aux discriminations de toutes sortes fondées sur le régionalisme et l’ethnocentrisme.

Quant aux serviles, aux opportunistes de tous poils, aux hommes liges politiques des « minorités » ethniques, ils doivent savoir que le jugement de l’histoire sera implacable pour eux.

Pour l’égalité des droits de toutes les nationalités du Burkina Faso !

Aimons la vérité !

Pour le Front patriotique pour le changement (FPC) Yeelemani

Le Président Tahirou I. Zon

Pour le Parti national républicain/Juste voie (PNR /JV)

Le Président Christian T. Koné

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