Actualités :: Opinion des femmes du Faso se prononce sur "l’affaire Hermann (...)

De façon générale, les crises de paix dans le monde sont dues à des tiraillements politiques ! Le constat amer est que les répercussions desdites crises sur le plan économique, social et même culturel sont déplorables.

Nous avons l’exemple de la Côte d’Ivoire, du Liberia, du Rwanda, du Congo, de l’Angola...

Bon nombre de citoyens innocents ont été victimes d’exactions diverses, notamment des femmes , des enfants, des jeunes et... ont perdu la vie ; nous avons également assisté au regain de la xénophobie, au ralentissement des échanges économiques entre certains Etats, la réticence de certains investisseurs et même leur fuite !

C’est pourquoi , Opinion des femmes du Faso "02F", qui est une association de femmes dont le but est de répercuter l’Opinion des femmes au Burkina Faso et en Afrique en général, juge opportun de se prononcer par rapport à certains faits et certaines situations susceptibles de troubler la quiétude dans laquelle nos populations vivent.

Cette action donc s’inscrit dans le cadre de la promotion de la participation des femmes au développement durable du Burkina Faso et de l’Afrique en général et devrait de ce fait nous éviter de nous confondre en regrets ou de nous contenter de condamner certains actes ou faits, tardivement. Comme le dit un adage : "mieux vaut prévenir que guérir" !

Opinion des femmes du Faso "O2F" s’est fixée pour objectifs, au delà de répercuter l’opinion des femmes au Burkina Faso et en Afrique en générale , la lutte pour :

- le rapprochement et le brassage des peuples en conflits,

- la paix , la stabilité et le respect des droits de la femme et de l’enfant.

C’est dans ce contexte que O2F voudrait donner son opinion sur l’actualité marquée par ce qu’il est convenu d’appeler maintenant "l’affaire Hermann Yaméogo".

Les déclarations se succèdent, les conférences de presse se bousculent de même que les prises de position. On constate un insidieux phénomène de fracture nationale entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. On note également une dérive vers la régionalisation du conflit en Côte d’Ivoire par implication de politiques, de médias... par delà les frontières. Ce sont deux éléments très importants et qui pourraient malheureusement confirmer, près coup, le concept de crise ivoiro-sous-régionale que dès le départ, certains ont appliqué à la situation en Côte d’Ivoire.

Opinion des femmes du Faso « O2F » ne vient pas rajouter sa pincée de piment à un contexte suffisamment pimenté. Elle veut bien au contraire, à travers cette confrontation en préparation, plaider sur les voies de sortie et elles existent.

il faudrait :
- en finir avec ces pratiques politiques manichéennes,

- instaurer un véritable dialogue politique et social pour résoudre les problèmes nationaux et sous régionaux.

Aucune partie n’a le monopole de la vérité.

Si majorité et opposition acceptaient beaucoup plus de se parler, de valoriser davantage les institutions que leurs propres partis et personnes, on travaillerait beaucoup plus pour la paix et on éviterait que des « requins » de tout acabit ne profitent de contradictions internes à des fins personnelles et mettre en danger la paix nationale et internationale.

C’est ce qu’on observe malheureusement à travers certaines prises de position qui n’indiquent qu’une volonté de gagner des espèces sonnantes et trébuchantes.

L’autre voie, qui au sens de Opinion des femmes du Faso « O2F », pourrait utilement être prospectée et valorisée, c’est la voie de la commission d’enquête
internationale. Elle est demandée par l’opposition, elle est acceptée par le ministre Djibrill Bassolé qui lors d’une interview à RFI le 19 octobre dernier, a déclaré. « Les portes du Burkina Faso sont ouvertes à toute commission d’enquête internationale ».

Pour une fois, opposition et majorité sont tombées d’accord. Il faut s’en féliciter car cela indique que nos hommes politiques peuvent sacrifier l’inessentiel à l’essentiel dans l’intérêt national et c’est une chance pour faire le point, situer les uns et les autres sur les accusations récurrentes d’ingérence formulées contre le Burkina.

Une commission d’enquête véritablement indépendante qui serait mise en place par la Cour Pénale Internationale pourrait permettre d’apaiser tout un chacun mais surtout, en trouvant les vraies causes des conflits dans la sous-région, permettre d’en trouver les vrais remèdes.

Opinion des femmes du Faso "O2F"...interpelle donc

- Les hommes politiques à faire en sorte que la quiétude dans la quelle nos laborieuses populations vivent soit préservée,

- la communauté internationale à s’intéresser davantage, objectivement et diligemment à la prévention, à la gestion et à la résolution des crises dans lesquelles s’enlisent les Etats africains ;

- la presse , à moins de prises de positions partisanes, afin de contribuer véritablement au renforcement de la cohésion sociale au Burkina Faso et en Afrique.

Opinion des Femmes du Faso
02plus@yahoo.fr

La Présidente
Martine YABRE

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