Actualités :: Participation citoyenne et démocratisation au Burkina : Le NDI veut (...)

A l’initiative de l’institut national démocrate pour les affaires internationales, une journée de réflexion autour du thème "Participation citoyenne et démocratisation au Burkina Faso : acteurs et perspectives" s’est tenue le 21 septembre 2004. Les deux premières communications ont porté sur les principaux partis et coalitions qui animent la vie politique au Burkina Faso aujourd’hui et le fonctionnement des partis politiques sans la dynamique de la démocratisation.

Les quatre représentants des tendances politiques que sont la mouvance présidentielle, l’ADF/RDA, l’OBU et le R-17 ont été les premiers à livrer leurs contributions à l’animation de la vie politique dans notre pays.

Le député Dieudonné Bonanet prenant la parole au nom de la mouvance présidentielle a rappelé que tous les partis qui répondent de cette mouvance se reconnaissent à travers le programme du développement solidaire. Il a dit que leur méthode de travail est celle de la concertation, de l’échange qui aboutit à l’élaboration d’une stratégie. La résolution des problèmes internes passe par le dialogue, tandis que la communication est aussi ascendante que descendante en vue de mieux répondre aux aspirations et aux besoins des populations à la base.

Le groupe ADF/RDA par la voix du député Ousséni Tamboura a dénoncé les "travers" de la démocratie dans notre pays et souhaité un audit indépendant pour évaluer l’impact de la démocratie sur la vie des populations. Il dénoncé également la révision du code électoral considéré comme un "recul démocratique".

Emile Paré au nom du groupe des partis de l’OBU a rappelé les objectifs du groupe. Celui-ci a pour ambitions d’amener les Burkinabé à être des citoyens d’une part, à clarifier l’échiquier électoral eu regard à la profusion des partis politiques d’autre part. Il a pour objectif également de mobiliser les peuples burkinabè, de défendre et promouvoir un socialisme à l’africaine. L’OBU prône pour sa part une décentralisation homogène intégrée qui accorde en même temps aux structures décentralisées les pouvoirs politiques et économiques qui prennent en compte les besoins de la société civile et de l’Etat.

Le R-17 quant à lui condamne les révisions intempestives du code électoral sous "les manœuvres du parti majoritaire". Le député Fidèle Hien représentant le groupe, a relevé que le retard constaté dans la mise en œuvre des Textes d’orientation de la décentralisation (TOD) est une manœuvre à multiple "vitesses" du gouvernement.

La démocratie reste une quête

Le consultant du NDI, Mamane Mamadou a dans la seconde communication analysé le fonctionnement des partis politiques sans ambages. Faisant l’état des lieux, il a mis en évidence le fait que la démocratie en Afrique est un héritage de la métropole avec l’année 1990 comme point d’organe. Ce processus a été jalonné de conférences nationales, puis l’instauration du multipartisme. Il dresse un bilan sombre de la pratique démocratique au Burkina Faso et au Niger où les peuples sont peu informés des idéaux des partis politiques. Il a noté que l’absence de contrôle de l’action politique ouvre des voies à la profusion de partis régionalistes, à l’ethnicisme etc. Il a déploré le fait que très peu de partis politiques disposent d’une véritable stratégie de communication. Pour ce faire, il préconise la réhabilitation des mécanismes de communication traditionnelle (organisation des jeunes, des femmes etc) et l’inculcation de la conscience citoyenne aux militants pour remédier aux maux qui assaillent les partis. Selon lui "les partis politiques sont un élément et un vecteur de la démocratie parce que de part leurs comportements et leurs actes, les dirigeants montrent qu’il existe la démocratie". Pour y arriver, les partis politiques doivent avoir le souci d’organiser des débats et faire des langues nationales des vecteurs de communication privilégiés eu regard à l’analphabétisme qui touche la majeur partie de nos populations.

S’agissant de la contribution de la presse à l’enracinement de la démocratie, il a relevé que les médias jouent un rôle de catalyseur de l’action politique car ils offrent aux partis l’opportunité d’expliquer à la population leurs programmes et leurs idéaux. Dans cette mesure, le journaliste doit respecter, en ce qui le concerne, les règles d’éthique et de déontologie en distinguant les genres commentaire, éditorial, l’analyse et les faits qui ont une valeur sacrée.

Boubacar SY,
Yelkoussan Bertrand SOME (Stagiaire)
Sidwaya

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