Actualités :: Burkina- Ghana : l’ambassadeur Sini Pierre Sanou présente ses lettres de (...)
S.E.M. S. Pierre Sanou

Hier jeudi 26 août, S.E.M. Sini Pierre Sanou a présenté ses lettres de créance au président ghanéen, John A. Kufuor. La cérémonie qui s’est déroulée à Accra, a été l’occasion pour le diplomate burkinabè de rappeler l’excellence des relations entre nos deux pays.

« Certes, la cérémonie de ce jour répond à une simple formalité protocolaire, mais au-delà de ce fait, c’est l’expression de la commune volonté de nos deux peuples liés par l’histoire et la géographie de forger un même destin pour la réalisation de nos ambitions de développement » a d’entrée affirmé le diplomate burkinabè.

Rappelant les liens séculaires de parenté et d’interpénétration qui unissent les populations burkinabè et ghanéennes, il a souligné les nombreux courants d’échanges commerciaux qui ont été établis et sont d’autant profitables aux deux parties que leurs potentialités sont complémentaires. Une complémentarité que les responsables politiques des deux pays ont voulu mettre au profit de leurs peuples en créant les infrastructures et les cadres juridiques appropriés dès les années soixante.

Ainsi, le Ghana a été le premier pays frontalier auquel la Haute-Volta fut reliée par une route bitumée pour faciliter les échanges entre les deux pays et le transit des marchandises par les ports ghanéens qui ont connu un développement rapide. De même, les énormes potentialités hydro-électriques du Ghana ont été mises en valeur de manière à en faire bénéficier les pays voisins moins favorisés dans ce domaine comme le Burkina.

A partir de 1961, de nombreux accords bilatéraux sont venus tracer les cadres juridiques d’une coopération multiforme couvrant des domaines aussi variés que les finances, le commerce, les transports, la santé, la culture, etc. Et le 29 novembre 1971 précisément, le Burkina Faso et la République du Ghana ont adopté un cadre formalisé d’échange à travers l’institution d’une Grande commission mixte de coopération. Depuis lors, les accords conclus dans divers domaines stratégiques comme ceux des transports, de la communication, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de l’énergie, des mines et du commerce, consacrent une forte disposition de nos deux pays dans la perspective du mouvement sous-régional vers l’intégration politique et économique.

« Les contacts riches et réguliers entretenus par nos différents gouvernements, dénotent de notre volonté commune d’œuvrer avec constance à l’approfondissement et à l’élargissement du champ de notre coopération » a poursuivi l’ambassadeur Sanou qui a témoigné la reconnaissance du Burkina à son hôte ghanéen dont le pays offre depuis des générations son hospitalité à un nombre important de nos compatriotes qui vivent dans un climat de respect mutuel et de compréhension réciproque. « Au moment où le monde en mutation connaît un regain de xénophobie et de nationalisme, le Ghana et le Burkina Faso forment un bel exemple de cohésion et de fraternité » a-t-il soutenu.

« Chez nous, on dit souvent que le vrai ami est celui qui reste fidèle durant les dures épreuves. Cette amitié et cet esprit de fraternité se sont bien manifestées durant ces deux dernières années » a rappelé S.E.M. S. Pierre Sanou en soulignant les multiples efforts fournis par le gouvernement ghanéen et ses structures appropriées pour le rapatriement massif de nos compatriotes venant de Côte d’Ivoire et même du Libéria par la mer.

Le nouvel ambassadeur du Burkina auprès de la République du Ghana a aussi tenu à féliciter le président John Kufuor pour le modèle démocratique de grande stabilité sociale qu’il a su faire de son pays. Il a encouragé la détermination du Ghana à accompagner activement la marche de notre sous-région vers une intégration forte et prospère et a salué la disponibilité du président Kufuor dans la recherche d’une solution de sortie de la crise qui frappe depuis près de deux ans la Côte d’ivoire. Le deuxième mandat du président ghanéen à la tête de la CEDEAO est le fruit de la grande confiance que ses pairs de la sous-région ont placée en lui a-t-il souligné, et au niveau du Burkina Faso et de son président, la cérémonie du 26 août est la meilleure preuve que la confiance est restée intacte.

L’ambassadeur Sanou a enfin déploré les nombreux conflits qui perdurent sur le continent. Il a réaffirmé l’engagement du Burkina à s’investir dans une politique de bon voisinage afin d’accélérer le processus de l’intégration sous-régionale et régionale et de promouvoir la paix et la sécurité entreprises au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO.

« Malgré la création d’un cadre juridique, les efforts doivent être faits pour hisser les relations de coopération entre le Ghana et le Burkina Faso au rang de l’excellence » a-t-il conclu en s’engageant à consacrer sa mission à cette œuvre commune avec le soutien du chef de l’Etat, du gouvernement et du peuple ghanéens.

Lefaso.net


Bio-express

Né à Bobo-Dioulasso le 6 juillet 1959, le colonel Sini Pierre Sanou a été nommé ambassadeur du Burkina au Ghana en séance du Conseil des ministres du mercredi 12 mai 2004. Il était jusqu’à cette date, attaché militaire et de l’Air près de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris depuis 1996.

Il a avait été auparavant :
- Commandant de la 3è région militaire et chef de Corps du régiment Parachutiste Commando (RPC) de Dédougou (1992-1995) ;
- Chef de Corps de l’Ecole des Cadre des Forces Armées (ECFA) à Kamboinsé (1990-1991) ;
- Directeur général de la Police nationale (1989-1990) ;
- Chef de Corps du Groupement d’instruction des Forces Armées populaires (GIFAP) à Bobo Dioulasso (1987-1989) ;
- Adjoint au Commandant de l’Académie Militaire Georges Namoano (AMGN) de Pô (1984-1987) ;
- Commandant de la Compagnie Elèves au Prytanée Militaire du Kadiogo (PMK)(1983-1984) qu’il a fréquentée lui-même de 1971 à 1979.

Le colonel Sanou est aussi titulaire du diplôme d’études supérieures du Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris (C.E.D.S) où il a consacré ses recherches à la problématique de la gestion des conflits armés en Afrique.
Il remplace à l’ambassade du Burkina au Ghana M. Oubkri Marc Yao admis à la retraite et aujourd’hui député et vice-président de l’Assemblée nationale.

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