Actualités :: ONATEL : "Mauvaise manière de servir"

Soumis à un interrogatoire serré dans les locaux de l’Office national des télécommunications suite à un mépris, l’auteur de la lettre ouverte qui suit adressée au directeur général de l’ONATEL se plaint de "cette mauvaise manière de travailler" qui lui a fait perdre et du temps et de l’argent.

Monsieur,

Permettez-moi d’utiliser le canal de la presse écrite pour vous joindre et vous faire part de ma préoccupation, suite à un désagrément que j’ai subi dans vos services.

Profitant de la promotion que l’ONATEL a lancée sur l’abonnement au téléphone fixe sans fil, j’ai demandé une seconde ligne pour mon entreprise située au secteur n°6. Comme tous les autres demandeurs, j’ai déposé mon dossier avec toutes les pièces demandées, dont la copie de ma CIB.

Je pense que ma demande a été étudiée comme étant réalisable par vos services compétents, et c’est certainement pour cela que j’ai été convoqué par téléphone. Naturellement, je suis allé à la convocation avec en poche la somme nécessaire et le cachet de mon entreprise pour accomplir les formalités nécessaires à l’abonnement.

Mais mon dossier n’était pas dans le bureau chargé de délivrer les devis pour le paiement. J’ai donc été prié d’aller voir dans un autre bureau. Là, j’ai reçu le quitus 191 avec instruction de me présenter au contentieux, de l’autre côté de la rue.

Pour moi, c’était une simple formalité à remplir avant de bénéficier de ma nouvelle ligne ; mais surprise ! Au contentieux, j’ai été soumis à un interrogatoire très serré, du genre « est-ce que vous n’avez pas déjà possédé une ligne téléphonique dont le numéro est 38... ? est-ce que vous n’avez pas possédé une entreprise ou une ONG... ? quel est le numéro de votre boîte postale ? ». A toutes ces questions, j’ai répondu par la négative ; j’ai aussi donné le numéro de ma boîte postale.

Rien n’y fit. Votre agent spécialisé dans la traque des délinquants persiste et signe. Je porte les mêmes nom et prénom que son « type » de client indélicat, mauvais payeur et mes réponses ne le convainquent pas. C’est ma parole contre la sienne et c’est lui qui a le beau rôle.

Il décide alors de poursuivre ses investigations. En "bon OPJ" (Officier de police judiciaire), il me demande, avec tout le mépris du monde, comme si j’étais déjà un délinquant, de lui fournir une copie de ma pièce d’identité civile. Je sors ma CIB de ma poche pour la lui remettre. Il dit non, non, non ; d’aller faire une copie de ladite pièce et de la lui apporter. C’est ce que je fis.

Il prend mon numéro de téléphone et me dit de partir et que lorsqu’il aura fini ses investigations, il me contactera. A ce moment, j’ai commencé à m’énerver et je lui ai dit tout de suite que je n’étais pas d’accord avec leur procédé de travail. De quel droit vos agents, fussent-ils des spécialistes du contentieux, se permettent-ils de convoquer les clients pour les soumettre à un interrogatoire comme celui que j’ai subi, tout juste pour savoir si le client demandeur n’est pas un indélicat.

Cet interrogatoire ridicule, totalement inutile, ne devrait même pas avoir lieu dans le cas d’espèce. J’ai déposé mon dossier pour bénéficier d’une ligne téléphonique et il se trouve que je suis l’homonyme parfait d’un de vos mauvais clients. Est-ce que vos agents ne sont pas suffisamment outillés pour comprendre qu’il suffit de transférer mon dossier au contentieux et qu’une simple vérification des copies des deux CIB, la mienne et celle de mon « homo », aurait permis de confirmer ou d’infirmer les doutes.

Cette vérification pouvait se faire dans la discrétion la plus totale. S’il s’avérait maintenant que le demandeur avait un contentieux avec l’ONATEL, il vous appartiendrait de mettre en branle votre procédure de recouvrement de vos droits. Est-ce que cela est "difficilement réalisable", pour reprendre vos propres termes ?

Les vérifications faites m’ont lavé de tout soupçon et c’est vraiment du bout des lèvres que votre agent a daigné s’excuser avant de me dire de passer payer. Cette mauvaise manière de travailler m’a fait perdre du temps et de l’argent, car j’ai dû faire encore deux fois le parcours entre mon entreprise et l’ONATEL ; et je garde une mauvaise impression de vos services et de certains de vos agents

Vous êtes une entreprise et moi j’en suis une autre, et de plus un client potentiel. Pour cela, j’ai droit à des égards jusqu’à preuve du contraire, et cela, je le réclame haut et fort. Faites-le comprendre à certains de vos agents. S’ils sont placés au contentieux, c’est pour traquer les mauvais clients. Alors, qu’ils sachent travailler !

Sedogo Jean-Baptiste
01 BP 6385 Ouagadougou 01 Tél.50 30 13 46

Burkina : « La politique politicienne donne l’image de la (...)
Lutte antiterroriste en Afrique : Les dirigeants (...)
Burkina Faso : Est-ce que nous ne mélangeons pas tout (...)
Burkina : Complainte sur ma patrie en péril
Essai : Acteurs de résolution de conflits dans la (...)
Burkina : L’illusion d’une réconciliation nationale
Demande de pardon de Blaise Compaoré : « Cet acte (...)
Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut (...)
Situation nationale : « Mes vérités au lieutenant-colonel (...)
L’Afrique face au choc de l’inflation : Une vague de (...)
Burkina : Entre électoralisme et coups d’Etat ou (...)
Burkina Faso : Tiécoura Fofana invite les Burkinabè à (...)
Burkina Faso : Le président Damiba face à la raison (...)
L’humiliation de Blaise Compaoré
Burkina Faso : La Réconciliation n’est pas un spectacle (...)
Quand on se trompe volontairement
Burkina : L’arrivée de Blaise Compaoré n’est pas une (...)
Crise au sein du CDP : Un citoyen appelle les (...)
Burkina : Il faut sonner la fin de la récréation au (...)
Burkina : Sortir de la crise sécuritaire en donnant une (...)
Association des Journalistes Sportifs du Burkina : Le (...)

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 5103

Les plus regardées



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés