Actualités :: Violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire : La vérité, rien que la (...)

Depuis hier, 22 août, une mission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, est à Ouagadougou. Pendant trois jours, elle s’entretiendra entre autres avec les autorités gouvernementales et les organisations des droits de l’Homme des informations relatives aux massacres et exactions de toutes sortes dont ont été victimes de nombreux Burkinabè au pays de feu Houphouët Boigny.

Il faut saluer la présence de cette délégation onusienne même si elle a été tardive. Parce qu’elle est l’aboutissement d’une prise de conscience sur la grave situation dont souffrent, depuis ces quatre (4) dernières années, les frères ivoiriens et certaines communautés étrangères dont particulièrement la communauté burkinabè dans ce pays voisin auquel nous sommes liés par de nombreux intérêts et une longue et riche histoire. Il faut enfin saluer cette présence parce qu’elle est l’aboutissement des efforts déployés par des Burkinabè à des degrés divers et surtout par le gouvernement, burkinabè sur le drame que vivent nos compatriotes dans la patrie de Laurent Gbagbo.

Que faut-il maintenant attendre de cette mission qui tire sa force de la caution morale et politique de la communauté internationale ? On ne peut préjuger pour le moment des résultats du travail de cette commission internationale qui est là pour aider à la manifestation de la vérité, rien que la vérité pour l’histoire. L’objectif principal, c’est, après avoir situé les responsabilités dans cette grave situation, ramener définitivement la paix en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

Beaucoup d’informations ont été données sur les massacres des populations surtout étrangères, les spoliations, les humiliations, les actes les plus revoltants et les plus inhumains dont de nombreuses personnes ont souffert. Comment peut-on dédommager concrètement une personne pour un mal d’une si grande profondeur ? C’est franchement difficile. Finalement, on ne peut mettre tout cela que sur le compte moral et politique de l’Etat ivoirien qui n’a rien fait pour s’occuper de la sécurité de ceux qui vivent sur son sol ou qui a laissé faire certains de ses " serviteurs zélés et intéressés".

Le gouvernement ivoirien continue à soutenir sans convaincre d’ailleurs que la rébellion du 19 septembre 2002 est à l’origine des nombreux dégâts dont souffrent les étrangers.

Les Burkinabè en Côte d’Ivoire ont payé et paient le prix fort d’une situation qu’ils n’ont pas créée. On oublie souvent de dire que nos compatriotes dans ce pays ont sous tous les gouvernements ivoiriens et à des degrés divers rencontré des difficultés. Des difficultés qui se sont accentuées avec la crise économique et la lutte pour le pouvoir d’Etat.

Dans la phase délicate actuelle que traverse le pays frère de Côte d’Ivoire, l’heure doit être à la recherche effrénée de la paix. C’est à ce prix d’abord que les Ivoiriens penseront à honorer leurs engagements intérieurs et extérieurs comme les dédommagements. Le Burkina et la Côte d’Ivoire devraient régler leurs différends à l’amiable pour éviter de fragiliser les efforts de paix et de réconciliation.

Si la Commission de l’ONU établit clairement la responsabilité de la Côte d’Ivoire dans les violations des droits de l’Homme dont ont été victimes les Burkinabè, l’Etat ivoirien, quel que soit son chef, devrait avoir le courage de demander pardon et s’engager à ce que cette situation ne se reproduise plus. Quant au Burkina, plutôt que se berner d’illusions sur une Côte d’Ivoire toujours accueillante et prospère, il doit mettre en place une politique ambitieuse d’insertion sociale en faveur de ses nombreux ressortissants qui rentrent et qui demandent à rentrer au pays.

Bessia Baboué
Sidwaya

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