Actualités :: L’UGEB plus virulente que jamais

La cérémonie de clôture du Conseil syndical de l’Union
générale des étudiants du Burkina (UGEB) a démarré à 18h par
la lecture des messages de la cellule PAREN de l’université, du
G14, représenté par Me Sankara. Pour ce dernier, le G14 a pour
objectif d’instaurer une véritable démocratie, d’éradiquer
l’impunité et de faire respecter les droits humains.

"Les objectifs
du G14 sont les vôtres" a-t-il dit aux étudiants et d’ajouter
"l’UGEB est le bras droit du Collectif".

Les représentants du
MBDHP, du Mouvement du manifeste pour la liberté, de l’AJB
(Association des journalistes du Burkina), de Social-alerte ont
tous apporté leur soutien et leur solidarité à l’UGEB. Mais les
messages qui ont le plus attiré l’attention dans la salle de
l’amphic ont été ceux du Secrétaire général de la CGTB, Tolé
Sagnon et du président du Collectif, Halidou Ouédraogo. Ils ont
critiqué le régime Compaoré sur des points tels que les
examens scolaires, la loi 013, la justice, etc.

Pour Tolé Sagnon,
"les fraudes aux examens et concours semblent être tolérées
voire encouragées par les autorités du pays". Concernant la
relecture de la loi 013 engagée par le gouvernement, le SG de la
CGTB l’a qualifiée "d’aveu d’échec". Cette réforme globale de
l’administration publique défendue bec et ongles par le pouvoir
en place et "vigoureusement combattue par le collectif CGTB
avant, pendant et après son adoption, reste, selon Tolé Sagnon,
dans son fond une réforme anti-sociale".

Au niveau social, à
entendre Tolé Sagnon, le fossé entre riches et pauvres s’élargit.
Malgré les discours sur "l’Etat de droit, la lutte contre la pauvreté,
les riches et nouveaux riches sont de plus en plus riches et les
pauvres de plus en plus pauvres et nombreux". Il a donc rendu
un "grand hommage à l’UGEB et à ses militants pour le sacrifice
qu’ils endurent à l’intérieur et à l’extérieur du pays" pour le pain et
la liberté.

Pour le président du "pays réel", au niveau de la justice, "les
droits de l’homme restent déficitaires au Burkina Faso à tous les
niveaux", d’où la nécessité pour le Collectif de réactualiser sa
plate-forme revendicative. Car les préoccupations du Collectif
sont la dépendance de la justice, la persistance de l’impunité, le
dilatoire dans le traitement des dossiers comme celui de
Norbert Zongo. Mais pour Halidou Ouédraogo qui a qualifié les
militants de l’UGEB de force incontournable du collectif, "tôt ou
tard, les assassins viendront à réédition des comptes".

Dans la lecture de la résolution finale du Conseil syndical, le
président de l’UGEB, Bertrand Méda, n’a pas caressé dans le
sens du poil le régime de Blaise Compaoré. Pour Méda "la crise
structurelle qui frappe le pouvoir de la IVe république et notre
pays s’approfondit et s’aggrave davantage," traduisant la faillite
totale du pouvoir". La révision du Code électoral est une
stratégie de "Blaise Compaoré (...) à rempiler pour un énième
mandat de cinq ans, confirmant ainsi sa volonté d’asseoir un
pouvoir à vie afin de servir les intérêts de son clan et ceux de
l’impérialisme", a-t-il martelé.

Au niveau socio-économique, M. 
Meda a fait remarquer que "les populations laborieuses des
villes et des campagnes ploient sous le poids des maladies
endémiques, du chômage, de la famine, du manque d’eau
potable, de l’insécurité, etc. malgré les chiffres mirobolants de
croissance annoncés chaque année par le régime". Quant à
l’école, l’UGEB croit que "le pouvoir de la IVe République a
démissionné du secteur de l’éducation pour la livrer aux mains
de chefs d’établissements véreux et cupides". D’où de nombreux
problèmes rencontrés au niveau de l’enseignement primaire,
secondaire et supérieur. Des tâches de mobilisation pour des
luttes imminentes ont aussi été dégagées dans ladite
résolution qui sont, entre autres, une solidarité d’action entre
élèves et étudiants, contribution au mouvement démocratique,
etc.

En matière de motions, un appel au renforcement du collectif
des organisations démocratiques de masse et de partis
politiques, de la mobilisation féminine. Enfin, une motion de
condamnation de la mauvaise organisation des examens à
l’université a été adoptée. A ce niveau, le conseil syndical
ordinaire a invité les autorités universitaires à plus de sérieux et
de responsabilité dans l’organisation des examens et exigé des
solutions diligentes aux problèmes de délibération toujours en
attente.

Par Welman GUINGANI
(Collaborateur)
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