Actualités :: Pouls de la cité

Les autorités du ministère de l’Agriculture ont tenu, jeudi 6 novembre dernier à Ouagadougou une conférence de presse sur le bilan de la campagne agricole 2003-2004.
Pour l’une des rares fois, la campagne agricole a été jugée satisfaisante (plus de 3 millions de tonnes) avec un excédent d’environ un million de tonnes.

On estime que c’est le moment de penser à trouver des débouchés pour écouler une partie des céréales.

Le Burkina Faso, comme on le sait, a un climat très capricieux qui peut compromettre toute une saison agricole. Cette année, les dieux du ciel semblent avoir été généreux. Les pluies naturelles ont été bien réparties dans le temps et dans l’espace et il y a eu assez de nuages pour des bombardements.

La Côte d’Ivoire connaît une crise qui peut provoquer à tout moment un "come back" massif de nos compatriotes.

Nul ne sait quand cette crise prendra fin. Or, un retour massif des Burkinabè risque de fausser les calculs.

Actuellement on pense que les besoins céréaliers des 12 millions de Burkinabè sont couverts. Mais que nous réserve la crise ivoirienne ? Comment sera la campagne agricole 2004-2005 ? Personne ne sait . Alors, prudence.


La SOTRACO aurait-elle du succès ?

Vendredi 7 novembre 2003, la Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO) a procédé au lancement officiel de ses activités en mettant en circulation une trentaine de bus.

Après une semaine de mise en route, quel constat fait-on ?

Le premier constat est que les bus n’ont pas connu une grande affluence. La raison principale semble être le prix du ticket simple. Il est de deux cent francs (200) comme celui des taxis verts. L’avantage des bus c’est qu’en terme d’abonnement mensuel (10 000) F ou de ticket relais (300) ils battent de loin les taxis.

Mais en termes de rapidité, les taxis sont les moyens les plus sûrs pour arriver à l’heure à l’école à son lieu de travail ou de rendez-vous.

C’est la raison pour laquelle beaucoup préfèrent pour l’instant les taxis.

Le deuxième constat c’est que les bus "neufs" acquis au prix de quatre milliards (4 000 000 000) de nos francs tombent déjà en panne. Le cas s’est produit le 11 novembre dernier aux environs de 17h 30 mn, loin de la librairie de l’Eglise (Kologho-Naaba) sur la route de Tampouy. On y voyait le chauffeur couché sous le véhicule en train de le dépanner.

L’étonnement se lisait sur les visages des passagers et même des passants. Question : ces engins sont-ils réellement neufs ? Nous osons croire que la SOTRAOCO a eu une période de garantie.

Pour donner plus de chance à cette société, on pourrait penser à une réduction du prix de ticket.

Ce serait provoquer une grève de taximen que de chercher à leur imposer des taxes ou qu’ils augmentent leurs tarifs. Mieux vaut trouver une alternative qui ne compromette pas l’avenir de la SOTRAOCO.


De l’espace vert (plutôt de la poubelle) de Wemtenga parlons en

Ceci est un constat fait par un habitant du secteur n° 9 de Ouagadugou

Les riverains des voies longeant le cimetière de Dagnoë (intersection entre la rue 29/46 et la rue Weem Doogo) envahis, chaque jour que Dieu fait, par les ordures ménagères et depuis quelques semaines, respirent de la fumée 24 heures sur 24.

En effet, c’est depuis quelques semaines que les ordures ménagères sont déversées de plus en plus sur l’espace faisant face au célèbre cimetière de Dagnoë.

Dans le plan d’urbanisation de la ville, cette zone est réservée pour l’aménagement d’un espace vert. Au lieu de profiter d’un espace vert, les riverains luttent chaque jour contre les sachets plastiques noirs, les odeurs des animaux morts et jetés, les immondices de toutes sortes, les autres mauvaises odeurs et les fumées toxiques.

Depuis une dizaine d’années, les riverains de cette zone (secteur 29) n’ont pas cessé d’alerter la mairie de Bogodogo et la mairie centrale pour qu’une solution soit trouvée à ce problème de santé publique.

Des charrettes à âne portant le nom d’associations connues et même des camions portant également le nom de sociétés connues sont responsables de la dégradation de l’environnement de ce secteur.

Aussi, les riverains de cette localité interpellent une fois de plus tous ceux qui sont responsables de l’assainissement de la ville de Ouagadougou, voire de son embellissement pour qu’une solution soit trouvée pour le bonheur de tous.


Des ordeurs nauséabondes nos portes

Vivre en ville c’est se conformer à certaines règles d’hygiène. Or, ce savoir vivre semble échapper à certains citadins. Il y a des Ouagalais qui ont des comportements qu’un quidam n’aurait pas.

Comment comprendre que des gens qui vivent en pleine capitale aient le courage de vidanger leurs w.c ou leurs fosses septiques dans la rue.

Combien coûte le prix de la vidange auprès des entreprises qui en ont la charge.

Comme dirait l’autre, Ouagadougou n’est peut-être pas fait pour les pauvres. Mais, il y a des actions qui ne demandent pas que l’on soit trop fortuné. Pourvu seulement qu’on ait la volonté et surtout le respect des autres.

Peut-être que ceux qui s’adonnent à cette pratique ne mesurent pas tout le tort qu’ils causent à leurs voisins. Outre les odeurs nauséabondes, des nids de moustiques se créent dans la cité. Quoi de plus normal que le paludisme sévisse au sein des populations.

On est parfois amené à dire que c’est l’homme qui cause ses propres malheurs. Le hic, c’est surtout le mutisme incompréhensif du service d’hygiène municipal.


Les parlementaires de la troisième législative innovent

Moins d’un mois après la création du Réseau sur les OGM, l’hémicycle vient de nouveau de voir la création d’un autre réseau. Le Réseau de parlementaires pour la promotion et la protection des droits de l’enfant. Les principaux géniteurs :

- le député Gilbert Ouédraogo, ancien ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale ;

- le député Fidèle Oui qui suivait les questions de l’enfance au niveau du parlement sous la 2e législature ;

- le député Dieudonné Bonanet représentant spécial du chef de l’Etat au Sommet mondial sur l’enfance.

Le Coordonnateur de ce Réseau est le député Fidèle Oui, magistrat de son état.

On y trouve également des députés du secteur de l’éducation et de l’action sociale tels que Suzanne Coulibaly et Fidèle Lankouandé du PDP/PS, Marlène Zèbango de l’UNDD, Boniface Zango du groupe ADF/RDA, Blandine Sawadogo du CDP.

Profession de foi : le Réseau s’engage à ne pas s’en tenir à des déclarations théoriques d’éclats mais à des actions concrètes sur le terrain de cette noble lutte.


La Xénophobie par la musique

Les mélomanes du "Pays des Hommes intègres" sont de grands consommateurs de musique ivoirienne. Il suffit de faire le tour des "maquis" ou d’écouter certaines stations de radiodiffusion pour s’en convaincre. Ce sont tantôt des cassettes (ou CD), tantôt des DVD (VCD) des artistes ivoiriens qui inondent la cité de Ouagadougou. A priori, il s’agit d’un fait innocent. Mais un "hic" existe actuellement et ce, par rapport au contenu xénophobe de cette musique. "Effort de paix", la cassette qui fait la "Une" sur les ondes ou dans les lieux publics ouagalais, comporte des discours accusateurs à l’encontre du peuple burkinabè. Pire, certains musiciens ivoiriens encouragent la haine de l’étranger qui sévit dans le pays de feu Houphouët Boigny. Peut-être la musique est dansante, mais les propos du genre "c’est les Maliens, les Guinéens, les Mossi qui sont venus tout gâter en Côte d’Ivoire" ou encore "la Côte d’Ivoire n’est pas un hôpital parce que c’est à l’hôpital que l’on reçoit tous les malades, on aime bien les étrangers, mais vers la fin on se préfère...", sont révoltants.

Pour preuve Ayano, l’un de ces artistes a dû annuler un concert qu’il avait prévu pour Ouagadougou. Selon les indiscrétions, cette annulation fait suite à des menaces de lynchage que des étudiants burkinabè auraient laissé entrevoir dès l’annonce du concert.

Comparaison n’est pas raison, n’est-ce pas de telles manœuvres qui ont contribué à renforcer la haine entre Hutu et Tutsis ?

Sidwaya

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