Actualités :: Lettre ouverte <I>"Aux 38 étudiants mercenaires lancés contre (...)

Le sujet de la "campagne de dénigrement contre le PAREN et l’OBU" continue de faire des vagues. Nous avons reçu de la cellule estudiantine du parti de Laurent Bado, une lettre ouverte et une humeur. Les auteurs de ces deux écrits se mettent tous ensemble du côté de Bado.

Dans l’Observateur Paalga n°6162 du lundi 14 juin 2004, trente-huit étudiants se sont livrés à une campagne de dénigrement contre le PAREN et l’O.B.U à travers le président Laurent BADO. La cellule estudiantine du PAREN (CEP) tient à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la tentative honteuse de ces frères étudiants, commandités par les détracteurs de Laurent BADO à la veille de la présidentielle, d’attenter à sa renommée et à sa réputation.

Elle n’entend pas défendre le citoyen BADO, qui sait se défendre, mais entend dénoncer la bassesse des 38, qui peut rejaillir sur l’état de la conscience et de la morale de tous les étudiants appelés à la relève de demain. Avant de répondre aux mensonges qu’ils n’ont pas eu honte d’étaler, la CEP demande à l’opinion de considérer les deux faits suivants :
- l’émission télévisée a eu lieu le vendredi 21 mai 2004 ; comment se fait-il que ces étudiants aient adressé une lettre dès le 24 mai à BADO pour lui reprocher d’avoir fait éclater l’opposition et d’avoir « ramassé » orgueilleusement l’opposant SANKARA, alors que l’émission n’a été diffusée que le 5 juin ? N’est-ce pas là la preuve que les 38 signataires ont été instrumentalisés, utilisés comme des esprits faibles, naïfs pour une salle besogne ?
- la liste des 38 signataires est truffée de gourounsi : que veut-on laisser entendre par là ? Que Laurent n’est pas populaire chez lui ? Si oui, la CEP s’en réjouit : c’est la preuve que le parti de BADO est un parti national et si les gourounsi ne suivent pas leur seul représentant fondateur d’un parti politique d’idées, il y a 62 ethnies qui ont foi en lui ; nul n’est prophète dans son propre pays !

BADO ne connaissait pas Canal 3

Pour répondre, quant au fond, à nos 38 mercenaires, la CEP a pris le soin de visionner la cassette, de poser des questions à BADO. Et voilà les faits : un journaliste avait téléphoné à BADO pour l’inviter à une émission portant sur l’article 37 de la Constitution, en insistant sur le fait que sa participation, en tant que juriste, serait d’un bon éclairage sur le sujet. Laurent a marqué son accord, puis a demandé quelle était la durée de cette émission. Le journaliste a répondu une heure. Laurent a dit que c’est trop, car il n’a pas besoin de plus de deux minutes pour rappeler le point de vue de l’OBU ! Le journaliste lui a demandé quel autre point ajouter. Laurent a dit qu’on pourrait aborder la division de l’opposition, qui fait mal à beaucoup de Burkinabè. Le journaliste a accepté.

C’est en se rendant à la rencontre que Laurent s’aperçoit qu’il s’agit d’une télévision privée, car il ignorait l’existence de cette chaîne. Laurent a été le dernier à être interrogé sur l’article 37. Il s’est contenté de dire qu’il lance un vibrant et solennel appel à M. Blaise pour qu’il ne se représente pas au nom de l’esprit de la loi, qui veut qu’un seul Burkinabé n’exerce pas plus de deux mandats présidentiels ; mais que si Blaise profite du silence de la loi modificative pour se représenter, l’OBU n’en fait pas un préalable : elle veut affronter un candidat de taille, car, « à bon chat, bon rat » ! Mais sur la division de l’opposition, c’est plutôt Laurent qui a été le premier à être interrogé.

Voici, en résumé, les propos du président du PAREN : « Je regrette beaucoup cette situation ; j’ai tout fait pour rechercher l’unité de l’opposition : j’ai demandé que toute l’opposition aille ensemble aux législatives ; on a tenu des réunions au siège du PAI pour cela, mais, à la dernière minute, on a échoué. Après les législatives, j’ai tout fait pour que les 7 petits partis forment un noyau dur de l’opposition avec la constitution d’un groupe parlementaire ; après la constitution de ce groupe parlementaire, j’ai demandé à ce groupe de s’élargir à toute l’opposition en vue de notre regroupement, car si nous ne nous unissons pas, le peuple va nous sanctionner cruellement aux prochaines législatives ; c’est ainsi que la COB a vu le jour ; à partir de novembre 2002, la COB tenait ses réunions à la maison du retraité Antoine-NANGA.

Comme le président du Faso avait annoncé des élections provinciales pour fin 2003, la COB a créé un comité pour hâter notre formalisation ; malheureusement, jusqu’en juin 2003, rien n’est sorti de concret, c’est alors que je me suis retourné vers le docteur PARE Emile pour que nos deux partis donnent l’exemple de l’union sans querelles de personnes.

La "Compaorose", néologisme infantile

Nous avons attendu jusqu’en décembre 2003 la réaction des autres opposants. Trois seulement nous ont rejoints et nous avons légalement constitué l’OBU. En mars, Issa TIENDREBEOGO, au nom de toute l’opposition, est venu à mon bureau pour nous demander de voir ensemble avec eux les perspectives présidentielles. Nous avons accepté.

A l’atelier ouvert le 2 avril à la CGP, l’OBU a proposé un candidat unique de toute l’opposition (deux autres partis ont dit la même chose), et que ce candidat soit le moins comptable possible de la gestion des deux mandats de Blaise. Les autres ont proposé trois candidats en ajoutant que chaque parti a jusqu’en novembre 2004 pour proposer son candidat et que, si le nombre de candidats dépasse les trois, un comité de lobying sera mis en place pour négocier en vue de ramener ce nombre à trois ! C’est ce que l’OBU a considéré comme un infantilisme.

Par la suite, il y a eu cet appel à la création d’une commission internationale d’enquête sur la "Compaorose" (en l’absence des premiers dirigeants de l’OBU) ; là encore, nous avons déploré le mot « Compaorose » emprunté au putschiste parce qu’infantiliste aux yeux de la communauté internationale, qui risque de ne pas nous prendre au sérieux ; enfin, il y a eu la marche sur la primature dans des manières encore infantilistes, comme L’Observateur paalga et le président de l’Assemblée nationale ont eu à le relever.

C’est devant ces comportements de l’opposition non formalisée que l’OBU a tenu sa conférence de presse pour dire qu’elle présentera son candidat (après tout, l’atelier avait suggéré un candidat par regroupement !) et qu’elle suspendait ses relations avec les 14 autres partis (et non rompe, comme San Fina l’a dit). Mais les autres ont tenu un meeting pour étiqueter l’OBU : opposition gâteau, opposition inconséquente, opposition situationniste. "Voilà la crise au sein de l’opposition burkinabè". Répondant à BADO, Me SANKARA n’a pas pris de gants pour frapper ; il a voulu briller, se montrer supérieur à BADO sur toute la ligne.

Voilà le résumé de son pamphlet en trois points insultants et outrageants que des individus veulent cacher :
- Il y a toujours des individus pour bomber le torse qu’ils ont créé ceci ou cela !
- lui, SANKARA, ne se hâte pas pour s’allier à d’autres parce que d’abord son parti fonctionne démocratiquement, ensuite il ne peut pas s’allier avec des gens qu’il ne connaît pas bien ; enfin, il ne peut s’allier avec des gens qui ont la parole ici et les actes là !
- lui, SANKARA, est un homme honnête, sincère et de conviction ! La CEP demande à tout Burkinabè de bonne volonté si de tels propos ne visaient pas, à dessein, à disqualifier l’OBU et BADO aux yeux du peuple par des voies d’une malhonnêteté inacceptable, aussi bien par les militants des partis membres de l’OBU que par BADO lui-même réputé jusqu’ici droit, véridique et à l’esprit innovateur !

Ce que BADO doit dire au peuple

Nous disons, nous, que :
- SANKARA n’avait pas le droit de dire que BADO bombe le torse parce que BADO est son aîné, BADO a été son enseignant et BADO, effectivement, a eu à prendre toutes les initiatives ci-dessus pour l’union de l’opposition.

Nous demandons à BADO de dire au peuple sa rencontre avec Philippe OUEDRAOGO et SANKARA le mercredi 19 juin 2002 ; sa rencontre avec Philippe OUEDRAOGO le mardi 16 juillet 2002 ; sa rencontre avec SANKARA et Philippe au domicile de ce dernier le jeudi 18 juillet 2002 ; sa rencontre avec Philippe le mardi 23 juillet ; la rencontre de tous les leaders du groupe parlementaire « Justice et Démocratie » du lundi 29 juillet 2002 ; les rencontres des trois leaders du groupe parlementaire avec le PDP/PS du jeudi 1er août chez le Boussoum Naaba et avec l’ADF-RDA à 15h 30 !

Toutes ces rencontres ont permis la création du groupe parlementaire « Justice et Démocratie » et la création de la COB. Comment voulez-vous que BADO ne se révolte pas en entendant le propos outrageant de SANKARA ?

SANKARA n’avait pas à lancer au visage de BADO (qu’il connaît !) qu’il ne se précipite pas pour se regrouper parce que son parti fonctionne démocratiquement, parce qu’il ne peut s’allier avec des gens qu’il ne connaît pas bien, surtout quand il y a un fossé entre leurs paroles et leurs actes. Oui ou non, c’est encore un camouflet à Laurent ? Veut-il dire au peuple que l’OBU a été créée uniquement pour les chefs, sans concertation de la base ? C’est le Congrès du PAREN (1er - 2 novembre 2002) qui a lancé un appel à l’union de l’opposition : où est la dictature de BADO ?

Par contre, deux de ses collaborateurs, à Me SANKARA, le traînent en justice pour gestion autocratique de son parti ! Par ailleurs, il a eu moins de deux semaines pour connaître six (06) partis en vue de former un groupe parlementaire et il veut plus de deux ans pour connaître les autres en vue d’un regroupement légal ! Quelle contradiction ! Et quand, dans ses envolées populistes, il dit que certains ont la parole et les actes en contradiction, c’est Laurent qu’il veut présenter comme un faux type, un double, un manœuvrier sordide !

SANKARA devrait s’abstenir de « bomber le torse » devant BADO pour clamer sa sincérité, son honnêteté, sa conviction comme si Laurent était tout à fait le prototype du malhonnête, du véreux.

Les armes non conventionnelles de Me SANKARA

Voilà ce qui a choqué Laurent et justifié sa colère. Cette colère doit s’apaiser à la mesure de l’attaque sournoise et insidieuse de SANKARA. Tout le monde connaît Laurent : c’est quelqu’un qui n’accepte pas le mensonge, l’injustice et les coups bas. En clair, SANKARA voulait tuer politiquement Laurent avec des armes non conventionnelles ; il l’a manqué. Laurent se devait de le réduire à néant. Voyons à présent les insanités égrenées par les 38 mercenaires de SANKARA (nous, nous pouvons sur l’heure trouver 3 800 pour BADO au campus). Ils répètent à leur tour que :
- BADO est de la mouvance présidentielle : tout de même ! Les mercenaires font moins mal à BADO qu’à SANKARA : qui pouvait interdire à BADO de prendre la carte du CDP ? Qui pouvait l’empêcher de déclarer le PAREN de la mouvance présidentielle ? Nos 38 étudiants ne savent-ils pas encore que le projet de société du PAREN, sa doctrine politique, son programme de gouvernement sont à l’opposé des choix politiques du régime ?
- BADO a bénéficié d’un périmètre du député, offert par Salif DIALLO qui ne fait rien pour rien. Pourquoi descendre aussi bas dans la hargne et la rage à salir BADO ? Le périmètre du député (cela a été expliqué aux députés à la session extraordinaire d’août passé) est un terrain aménagé par l’Etat pour occuper les jeunes ruraux : tout député est prié d’être un relais entre les exploitants et le ministère de l’Agriculture ! BADO n’a pas un périmètre à lui, pas plus qu’un autre député.

- BADO a voté pour Roch comme président. C’est triste : presque tous les députés de l’opposition ont voté pour Rock, qui apparaissait comme le moindre mal pour l’opposition, surtout que la presse annonçait des empoignades à l’Assemblée ! BADO a eu un projet juteux avec Juliette BONKOUNGOU.

Nous lui laissons le soin de dire les circonstances dans lesquelles il a été nommé commissaire à la réforme et à la modernisation. Pour l’heure, sachez que BADO a fait sept (07) mois sans toucher un (1) franc dans le cadre de cette fonction ! Pour tout dire, le bureau exécurif de la CEP lance un appel à la vigilance à la jeunesse révoltée contre le régime actuel et des individus se donnant brutalement un destin national, cherchant à exploiter pour leur folle ambition, alors qu’ils sont sans idées ni idéal, comme Laurent ne cesse de le dénoncer.

La cellule estudiantine du PAREN informe ses militants et sympathisants qu’elle organise, le 10 juillet 2004, la Journée de réflexion de la jeunesse du parti à la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou. Le PAREN a compris le peuple, il est conscient que le Burkinabè tient à la vérité et notre parti continuera de dire la vérité. Peuple du Burkina Faso, rien ne sera plus comme avant, tu auras droit à la vérité tant qu’Ii y aura un militant au PAREN.

P. La cellule estudiantine du PAREN P. Le Bureau exécutif Le président Toé M. Carlos

(1) Les intertitres sont du journal

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