Actualités :: Réforme de la justice burkinabè : Un comité de suivi au charbon
B. Badini, ministre
de la justice

Les 39 membres du comité de suivi-évaluation du plan d’action national pour la réforme de la justice ont été installés dans leur fonction, jeudi 6 mai 2004. Ce comité a en charge d’observer, d’apprécier et d’impulser un peu plus de dynamisme à la politique nationale de réforme tant institutionnelle que fonctionnelle de la justice burkinabè.

"En même temps que je vous déclare installés dans vos fonctions ce jour 6 mai 2004, je vous assure de la disponibilité et de l’écoute de mon ministère, de sa volonté de réussir le plan d’action national pour la réforme de la justice par le respect de vos observations, l’examen de vos interpellations et l’observance de vos recommandations.

Je vous invite aussi à convenir que sur la route du temps ... du très longtemps du changement positif de la justice, la patience et la persévérance sont des mots qui comptent !".

C’est fort de ces convictions que le ministre Boureima Badini de la Justice a procédé à l’installation des 39 membres du comité de suivi et d’évaluation du plan d’action national pour la réforme de la justice.

Dans la salle d’audience du tribunal de travail de Ouagadougou, jeudi dernier.

Présidé par M. Malobaly Alphonse Traoré, secrétaire général du ministère de la justice, ce comité a en charge de faire en sorte que le plan de réforme en cours, de la justice burkinabè, réponde aux attentes de la communauté nationale et internationale.

Un plan qui s’est fixé comme ambition de "renforcer la place du pouvoir judiciaire au sein de l’Etat et de la société de manière à faire de lui un acteur essentiel de la construction démocratique et de la régulation des litiges privés et publics".

Trois objectifs spécifiques devraient, selon le secrétaire général du ministère de la Justice, contribuer à la réalisation de cette ambition.

Premièrement, renforcer les institutions qui concourent au fonctionnement de la justice.

Cet objectif renferme cinq (5) programmes.

La réhabilitation du pouvoir judiciaire au sein des institutions avec 4 activités.

La réorganisation judiciaire et de l’administration centrale avec 6 activités.

La mise en œuvre du contrôle hiérarchique et de l’action disciplinaire avec 3 activités.

La révision des textes portant organisation et fonctionnement des professions auxiliaires de justice avec 3 activités.

Deuxième objectif spécifique, élargir l’accès à la justice, cet objectif renferme quatre (4) programmes.

La promotion de l’information et de la communication en matière juridique avec 19 activités.

L’information, la communication et l’éducation sur les droits humains avec 104 activités.

L’érection d’infrastructures nouvelles avec 124 activités.

Et la réfection et l’aménagement des locaux des services judiciaires avec 16 activités.

Le troisième objectif spécifique est celui du renforcement de l’efficacité de la justice. Cet objectif renferme huit (8) programmes.

- L’accroissement et le renforcement des moyens humains avec 5 activités.
- L’équipement en moyens logistiques avec 8 activités.
- L’équipement en matériels et mobiliers des services judiciaires avec 23 activités.
- L’équipement en matériels spécifiques de la garde de sécurité pénitentiaire avec 25 activités.
- L’équipement en moyens logistiques, matériels et mobiliers de la police judiciaire avec 25 activités.
- La dotation en fonds documentaire avec 5 activités.
- Le renforcement des moyens financiers avec 5 activités.
- L’élaboration d’une politique pénitentiaire.
- Au total le plan renferme 17 programmes.

D’un coût total de 21 196 028 937 FCFA, le plan d’action national pour la réforme de la justice fait l’objet d’un financement national et de financements des partenaires techniques et financiers extérieurs tels que l’Union européenne, la France, le Danemark, les Pays Bas, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et l’Agence intergouvernementale de la francophonie.

Ibrahim SAKANDE (ibra.sak@ caramail.com)


Le coup de gueule du ministre de la justice

Mesdames et Messieurs, des efforts sont régulièrement déployés et des actes quotidiennement posés en faveur de l’effectivité du plan d’action national pour la réforme de la justice.

Et pourtant... Pourtant mesdames et messieurs, les titres de la presse nationale particulièrement se suivent et hélas... se ressemblent dans la suspicion, l’accusation, la flagellation, la crucifixion,... de la justice !!!

Il est exact que certains titres rendent justice à nos efforts, mais ils paraissent constituer l’exception à la règle ! L’on pourrait penser que plus les efforts sont exposés en faveur de la justice, plus les changements sont opérés et plus l’impartialité de ses acteurs et la crédibilité de ses décisions sont suspectées, dénigrées !

J’ai presque envie d’ajouter, mais vous l’avez sans doute déjà constaté par vous-mêmes, que ce sont quasiment toujours les mêmes !

Il en est jusque dans le corps de la magistrature ! Des magistrats... enfin... au moins un, sans preuve de faits si ce n’est sans faits ; sans égards des droits des uns et des autres à la dignité, à l’honneur et à la présomption d’innocence, dont ils brandissent l’étendard, jettent l’opprobre sur la profession et couvrent de vilenie la fonction !

Ces parangons de la "maldisance" n’ont de cesse que d’entraver l’activité réformatrice dans la justice par les critiques partisanes et les surenchères qui ne peuvent aboutir ailleurs que sur le négativisme, voire le nihilisme !

Il reste vrai, Mesdames et Messieurs et comme l’exprime si bien Cicéron, "on n’est pas obligé de croire tout ce que l’on entend !"

J’ajouterais plus modestement, qu’il est tout aussi exact qu’il est de la nature humaine d’oublier ce qu’il a pour se morfondre sur ce qu’il n’a pas ; d’ignorer ce qu’on fait pour lui crier très fort ses imaginations et ses illusions !

Je puis donc vous dire que notre engagement et notre action en faveur d’une justice accessible, crédible et efficace ne seront nullement paralysés par les oppositions de principe.

Entendons-nous ! Nous restons parfaitement ouverts aux personnes de bonne foi et nous réservons un bon accueil aux critiques positives : celles qui nous incitent au changement efficace et qui nous aident ainsi à progresser, à persévérer jusqu’à réussir notre réforme de la justice (...).

NDLR : Extrait du discours prononcé par le ministre de la Justice, garde des sceaux, jeudi 6 mai 2004, à l’occasion de la cérémonie officielle d’installation du Comité de suivi-évaluation du plan d’action national pour la réforme de la justice...

Sidwaya

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