Actualités :: Situation nationale : Le regard critique de la LIDEJEL

La Ligue pour la défense de la justice et de la liberté (LIDEJEL)
invite la classe politique "à bien comprendre la leçon de
grandeur dispensée par le peuple lors de l’affaire sur la tentative
présumée de coup d’Etat". A propos du débat actuel sur la
révision du Code électoral, sa position est sans ambage : il faut
que les différents protagonistes fassent preuve de "retenue
dans l’affirmation de leur conviction".

A l’instar des autres peuples du monde, l’un des voeux chers au
Burkinabè est de vivre dans un Etat de démocratie, condition
sine qua non à tout développement véritable. C’est une
aspiration légitime, une marche pour laquelle chaque pas
réalisé est source d’enseignement.

S’il est en effet vrai que notre
peuple a enregistré des acquis certains dans ce processus,
l’évolution s’est souvent faite avec des accrocs, des
contradictions, des conflits qui ont parfois failli remettre en
cause les fondements de notre société. Mais à chaque fois, les
Burkinabè ont su faire preuve de grandeur pour sauver
l’essentiel : le Burkina Faso et la démocratie.

Ce fut le cas avec la tentative de coup d’Etat dont le dénouement
a eu lieu avec le verdict du tribunal militaire. Cette affaire a
secoué l’opinion nationale et il faut se satisfaire d’un fait : la
confiance placée en la justice par l’ensemble des Burkinabè,
confiants ou non aux thèses de l’accusation.

C’est une perche
qui a ainsi été tendue par le peuple souverain à la justice de
notre pays, pour l’aider à retrouver sa place dans un Etat de
droit. A elle de savoir la saisir résolument et de donner la preuve
de son engagement nouveau pour la vertu, en donnant suite aux
nombreux dossiers de crimes économiques et de sang que
relève le rapport du Collège des sages.

L’attitude de l’ensemble des Burkinabè dans l’affaire de la
présumée tentative de coup d’Etat a été salutaire et a permis
d’éviter au Burkina Faso des déchirements dont les
conséquences auraient pu être des plus tragiques. La jeune
histoire de notre pays est assez édifiante à ce sujet.

C’est pourquoi, la LIDEJEL invite instamment l’ensemble des
acteurs de la classe politique nationale à bien comprendre cette
leçon de grandeur dispensée par le peuple. La récente révision
du code électoral, de par la tension qu’elle a fait naître et qu’elle
continue d’entretenir, constitue une grave et inutile menace pour
la stabilité et la paix sociale de notre pays.

Pour bonnes qu’elles
puissent être, les raisons qui ont prévalu à la relecture de cette
loi ne mettent en évidence, aux yeux de la LIDEJEL, aucune
urgence rendant impérative cette démarche.

Le processus qui a conduit à la révision du Code électoral a été
émaillé d’incidents plus ou moins graves, en témoigne le
rendez-vous manqué entre les partis d’opposition et le Premier
ministre. Autant d’incidents dont notre démocratie aurait pu faire
l’économie.

En une décennie de vie démocratique, le Code électoral a été
modifié 8 fois. La LIDEJEL déplore profondément cette tendance
des députés qui laissent croire qu’ils n’ont de préoccupation que
les élections. La LIDEJEL aurait été heureuse si autant d’intérêt
était accordé par nos honorables élus aux lois favorisant un
meilleur accès des Burkinabè à la santé, à l’éducation, au
logement, à l’alimentation et à l’emploi.

Tout en appelant les opposants et les défenseurs du Code
électoral nouveau à la retenue dans l’affirmation de leur
conviction, la LIDEJEL rappelle que l’une des fonctions de toute
loi est de réglementer, pour rendre harmonieuse et paisible, la
vie en société.

Le Président, Ousmane NACRO

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