Actualités :: Présidentielle de 2005 : Un OBU sur Blaise Compaoré
L. Bado et
Toussaint Coulibaly

La direction de l’Opposition burkinabè unie (OBU) a rencontré la
presse hier à la Maison du retraité, pour lui exposer sa position
sur la modification du code électoral intervenue le 27 avril 2004
et sur la question de l’élection présidentielle de 2005.

L’OBU baptise le code électoral modifié de "Code CDP du 27
avril" ou de "Loi CDP du 27 avril" ; "un code illégitime et
impopulaire". Ce regroupement de partis d’opposition, créé en
décembre 2003, est d’autant contre cette modification qu’elle
"n’est dictée ni par un quelconque souci de recherche de
stabilité ni par une volonté de donner à chaque province un
député au moins, comme le CDP voudrait le faire croire à notre
peuple".

L’OBU affirme que l’ argumentaire du CDP "cache mal
la volonté inébranlable du CDP de se maintenir coûte que coûte
et vaille que vaille au pouvoir". Qu’à cela ne tienne, elle
continuera de combattre ce code CDP, indiquent les
conférenciers qui ajoutent que dans les jours à venir, l’OBU
enverra une lettre au président burkinabè pour solliciter de lui
une deuxième lecture de cette loi en vue "d’en extraire les
aberrations politiques et ridicules, ceci en application de l’Article
48 de la constitution".

Selon l’OBU, le nouveau code annihile l’indépendance de la
CENI par l’introduction expresse de l’Administration territoriale
dans le processus électoral. A propos de la proportionnelle à la
plus forte moyenne qui s’applique désormais aux élections
locales, en lieu et place de la proportionnelle au plus fort reste ,
l’argument développé par le CDP (recherche de la stabilité de la
municipalité), est selon l’OBU, un argument très léger, car,
avance-t-elle, "la stabilité relève plus de la qualité des hommes
qui animent la municipalité et des mécanismes qui régissent
son fonctionnement".

Pour les élections législatives, la
proportionnelle au plus fort reste est, selon elle, "une aberration
politique". Que signifie "le plus fort reste" dans des
circonscriptions à un député , se demande l’OBU ? "Tous les
experts constitutionnalistes sont unanimes sur le fait que le
système du plus fort reste n’a d’effet qu’à partir de 3 députés",
ajoute-t-elle.

Quant à l’ élection présidentielle, l’OBU déclare qu’elle
participera à cette consultation électorale. L’enjeu, pour elle,
est la réalisation d’une alternance alternative et non à
l’alternance tout court. Elle dit se donner le maximum de
chances pour réaliser l’alternance. Comment assurer ce
maximum de chance ? L’idéal serait, selon elle, "la voie de la
candidature unique ; un candidat de consensus qui peut
entraîner un maximum de militants des différents partis dans la
campagne électorale et qui peut rassembler le maximum de
voix des électeurs de l’opposition. Il doit être le moins
comptable possible de la gestion des deux mandats de Blaise
Compaoré et avoir un programme de gouvernement alternatif.

A
défaut de dégager une candidature unique qui simplifierait le
choix des électeurs, l’OBU souhaite deux ou trois candidatures
sur la base des regroupements existants, qu’ils soient formels
ou non formels."
"L’OBU est prête à soutenir un candidat unique, si l’opposition
est prête à désigner ce candidat", déclare le Dr Emile Paré,
président de l’’OBU. Car il faut "chercher à battre Blaise
Compaoré dès le premier tour". Pour le président, il y aura des
critères pour déterminer ce candidat de poids" . Telle était
d’ailleurs ce qui avait été convenu à l’atelier de réflexion des 2-3
avril 2005 de l’opposition sur l’ élection présidentielle de 2005.

Un atelier qui avait discuté de la stratégie commune, notamment
la question des candidatures, des conditions de transparence
de l’élection de 2005, d’un code de bonne conduite des partis
de l’opposition sur la stratégie de l’opposition pour les élections
de 2005.

Faisant le bilan de l’atelier et partant de certains
constats, l’OBU a décidé de suspendre sa participation à la
concertation des "15 partis de regroupements de l’opposition"
en vue de recentrer ses rapports extérieurs en fonction de ses
statuts et de son règlement intérieur et de poursuivre le travail
d’unification des partis de l’opposition sur la base de ce
programme de gouvernement.

Dans les mois à venir, indiquent
les conférenciers, l’OBU soumettra au peuple, son programme
de gouvernement. Cette conférence a été une fois de plus
l’occasion de dénoncer la désunion de l’opposition dans son
ensemble.

Par Cheick Beldh’or SIGUE
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