Actualités :: Norbert Tiendrébéogo : "Je suis soulagé de retrouver mon travail"
N. Tiendrébéogo

Le 30 avril 2004, Norbert Tiendrébéogo, dont le contrat de travail avait été suspendue le 31 octobre 2003, serait allé allonger la liste déjà longue des chômeurs du Burkina, s’il avait écopé d’une peine de prison ferme dans le procès des treize présumés putschistes qui s’est tenu du 6 au 17 avril 2004 au tribunal militaire.

Fort heureusement, il a été acquitté en même temps que 5 autres inculpés et a retrouvé son poste de travail le jeudi 29 avril dernier. C’est à un leader du Front des forces sociales (FFS) soulagé que nous avons rendu visite hier matin à l’ouverture de la Société générale des banques au Burkina (SGBB).

• C’est d’abord un soulagement surtout quand on sait que sur notre continent, le travail est rare. C’est donc avec beaucoup de soulagement et de joie que je reprends service. J’ai retrouvé des collègues de travail qui m’ont accueilli avec beaucoup de solidarité. Je ne pouvais espérer mieux. Très rapidement, je vais me mettre dans le bain pour donner le meilleur de moi-même.

Vous étiez à un pas de la rupture de votre contrat. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé ?

• Quand j’étais détenu, mon épouse m’a amené un pli à la gendarmerie avec le cahier de transmission. Après avoir émargé, je l’ai ouvert et je me suis rendu compte que c’était une lettre de suspension qui courait du 31 octobre 2003 au 30 avril 2004. J’en ai pris acte tout en priant pour que Dieu me fasse sortir de ce traquenard avant la date fatidique. Dieu merci, tel a été le cas. En dehors de cette lettre, il n’y a pas eu d’autres tractations entre moi et la banque.

Quel avis portez-vous sur cette procédure de suspension ?

• Je suis un délégué du personnel. Il y a une procédure spécifique en ce qui concerne les délégués. De ce point de vue, j’estime que la lettre de suspension que j’ai reçue est nulle et non avenue. A moins que l’administration bancaire ne veuille s’entraîner dans des procédures inutiles. J’estime que je dois être rétabli dans mes droits.

Vous dites que vous êtes délégué du personnel. Qu’est-ce qui, selon vous, devrait être donc fait ?

• Pour suspendre ou pour licencier un délégué du personnel, il faut au préalable prendre contact avec l’inspection du travail. Il y a également d’autres mesures à prendre avec les autres délégués du personnel. Je crois que cela n’a pas eu lieu. C’est tant mieux pour moi. J’espère qu’on ne va pas tenir compte de cette suspension dans ma carrière.

Quel poste occupiez-vous précédemment, et êtes-vous toujours à ce même poste ?

• Je suis chef du service de comptabilité depuis 1998. J’occupe encore ce poste. A l’heure où je vous parle, on ne m’a pas signifié que j’ai changé de poste.

Comment a été l’accueil de vos collaborateurs au moment de la reprise ?

• Un très bon accueil. Je ne m’attendais pas à autant de solidarité de la part des uns et des autres y compris des premiers responsables de la banque. Je remercie une fois de plus tout le monde.

Cette aventure ne vous a-t-elle pas finalement dégoutté de la politique ?

• Bien au contraire ! Cela n’a fait que me renforcer dans ma conviction d’aller plus loin. Nous nous battons autour d’idéaux. Nous ne nous battons pas pour nous-même. Le peuple a manifesté de la solidarité à mon égard, je me dois donc de lui rester fidèle.

Propos recueillis par K. Issa Barry
L’Observateur

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