Actualités :: Révision du code électoral : "Notre riposte sera appropriée"
H. Ouédraogo et
I. Tiendrébéogo

Candidature de Blaise Compaoré à la présidentielle de 2005, et surtout révision du code électoral effective depuis le 27 avril dernier ont été les principaux centres d’intérêt de la conférence de presse tenue par l’opposition dite radicale le 30 avril dernier au siège du PAI.

L’opposition se dit d’abord étonnée qu’au moment où les citoyens burkinabè étaient préoccupés par la présumée tentative de putsch, "le ministre Salif Diallo, un inconditionnel de Blaise Compaoré, choisisse d’annoncer la candidature de ce dernier à la présidentielle de 2005".

C’est à ce moment aussi, précise-t-elle, que le CDP déposait à l’Assemblée sa proposition de loi portant révision du code électoral. Les conférenciers de vendredi dernier ont dit également que le 23 avril 2003, ils ont adressé une lettre ouverte au président du Faso, et que ladite lettre mentionnait les "diverses réformes politiques et institutionnelles opérées entre 2000 et 2002, notamment la loi n°14-2001/AN du 13 juillet 2001 et son modificatif n°002-2002/AN du 23 janvier 2002 portant code électoral.

Des textes qui avaient permis, rappelait toujours cette lettre, de tenir dans une relative transparence des législatives (mai 2002) avec 30 partis, dont 13 ont obtenu des députés. Pour cette opposition, cette époque est révolue, car la démocratie et la paix sociale sont menacées, et le refus de la primature de recevoir le Mémorandum de l’opposition le 22 avril dernier pour le remettre au président du Faso, ainsi que la révision du code électoral en sont des exemples illustratifs.

Du reste, elle tire les conséquences de cette révision, qui provoquera de facto : l’assistance de la CENI par le MATD, la suppression de l’ONEL, la définition du statut des membres de la CENI par décret, l’érection de la province en circonscription électorale de nouveau pour les législatives (on aura 15 députés sur la liste nationale au lieu de 21 comme précédemment et 96 sur les listes provinciales) et l’application de la proportionnelle à la plus forte moyenne au lieu du plus fort reste aux municipales.

Comment l’opposition compte-t-elle réagir ?"Nous allons utiliser une méthode appropriée mais ne nous demandez pas laquelle", a répondu Issa Tiendrébéogo, le coordonnateur de la semaine de cette opposition.

Les conférenciers ont également simulé les résultats avec le nouveau mode de scrutin et abouti à la conclusion que le CDP se retrouverait avec 80 députés au moins (mouvanciers compris).

Interrogé sur le "forcing" du 22 avril pour remettre le Mémorandum à la primature, le président de l’UNIR/MS, Me Bénéwendé Sankara, dira qu’en fait il s’agissait de réagir rapidement, car la proposition de loi introduite par les 4 députés cdépistes date de longtemps, mais elle aurait provoqué un tollé général si on l’avait déposée à l’époque. "C’est pourquoi, cette proposition est revenue en catimini" , a-t-il poursuivi. "Nous nous élevons contre l’ouverture d’une présidence à vie" , assénera encore Issa Tiendrébéogo.

L’Opposition burkinabè unie (OBU) devait être présente à cette conférence, mais finalement elle n’y était pas. Pour les conférenciers, "il n’y a pas de conclusion hâtive à tirer ... il y a sûrement une raison".

Et la Commission d’enquête indépendante sur la compaorose, réclamée par l’opposition ? Réponse : "Nous sensibiliserons les chancelleries pour faire aboutir cette requête...

Depuis l’affaire Norbert Zongo, nous nous y attelons... Lors du procès d’avril 2004, Naon et Ouali ont fait des déballages... Ils ont été entendu par le juge Wenceslas... et c’est Sidwaya qui a publié cela... Pourquoi on ne se préoccupe pas de cela, mais plutôt d’autre chose ? C’est la pression publique qui fera avancer le dossier Norbert Zongo... Bientôt nous aurons des actions unitaires...".

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana
L’Observateur

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