Actualités :: Ve congrès ordinaire de la CGT-B : A la recherche de stratégies de lutte plus (...)

La Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) tient du 26 au 29 novembre 2006 à Ouagadougou son Ve congrès ordinaire.

Le renforcement des capacités politiques et organisationnelles de la structure, l’unité d’action au plan national et international sont, entre autres, les principales préoccupations au menu de ce congrès dont l’ouverture a eu lieu le lundi 27 novembre 2006 en présence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale Jérôme Bougouma.

Capitaliser les acquis de deux (2) decennies de vie et de luttes pour renforcer les capacités politiques et organisationnelles ainsi que l’unité syndicale pour des luttes plus efficaces, tel est succintement le thème du Ve congrès ordinaire de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) qui se tient du 26 au 29 novembre à Ouagadougou.

Plus de 200 participants venus des différentes structures de base des différentes provinces, ainsi que des invités de marques venus d’organisations sours au plan national, sous-régional et international prennent part à ses assises.

Au nombre de ces invités, on peut noter la représentation de la direction confédérale de la CGT, des unions locales CGT de Grenoble, du Grésivaudan, de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, de l ’association « Egalité » de France, de l’UNSIT du Togo, de la CSTB du Bénin, de la CDTN du Niger, de la CSTM du Mali, de la CGT-Côte d’Ivoire, de la CSA du Sénégal, etc.

Toutes ces délégations se sont succédé à la tribune de la CGT-B pour livrer des messages de soutien à travers lesquels, tous ont stigmatisé les effets pervers de la mondialisation. Le pouvoir de la IVe République du président Compaoré n’a pas échappé aux coups de gueule des syndicalistes qui en appellent à une justice plus équitable et indépendante, notamment dans le traitement du dossier Norbert Zongo.

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général de la CGT-B, M. Tolé Sagnon a dépeint une situation nationale et internationale marquée par la domination sans partage du système capitaliste, responsable d’une généralisation de la pauvreté dans presque toutes les régions du monde.

« Le Ve congrès de la CGT-B s’ouvre dans un contexte international marqué par la domination sans partage du système capitaliste suite à la disparition momentanée du socialisme en tant que système social de la surface du globe », a-t-il constaté. En outre, M. Sagnon a peint un tableau peu reluisant de l’Afrique, caractérisé par le refus de la démocratie avec des chefs qu’il dit généralement mal élus et donc illégitimes qui usent de tous les moyens pour se maintenir au pouvoir par le tripatouillage des constitutions.

Au Burkina Faso, le secrétaire général de la CGT-B a présenté une « situation politique rythmée par une succession d’élections toujours contestées et contestables dont les résultats officiels indiquent une domination outrageuse du CDP et de son chef Blaise Compaoré ». Au plan socioéconomique, Tolé Sagnon note que le Burkina est un pays qui vit à deux vitesses avec pour l’immense majorité misère et ignorance, et pour la minorité luxe et opulence.

Le non-lieu prononcé dans le dossier Norbert Zongo par la justice burkinabé n’est pas passé sous silence. Pour lui, cette décision de justice est inique et rejetée par le peuple. Ce congrès a-t-il conclu, devra permettre de dégager, face à cette situation de misère généralisée, des pistes de lutte plus appropriées et plus efficaces. Pour cela, certaines insuffisances qui caractérisent la vie de la CGT-B, telles l’inadaptation de certains structures, la faiblesse des finances, etc, devront trouver de réponses au sortir desdites assises, de l’avis de Tolé Sagnon.

Ladji BAMA (Stagiaire)


Le ministre du Travail au congrès de la CGT-B, un geste qui vaut son pesant d’or

« J’ai entendu des discours que je ne partage pas. On décrit souvent un Burkina Faso que je ne reconnais pas. Aucun régime, mieux que la IVe République n’a accordé autant de liberté et d’attention au monde des travailleurs ». Tels sont les propos du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jerôme Bougouma au sortir de la cérémonie d’ouverture du Ve congrès ordinaire de la CGT-B.

D’aucuns diront que cela est de bonne guerre. Le ministre qui a assisté à cette cérémonie et écouté toutes sortes de discours des plus hostiles au gouvernement, ne pouvait que réagir de la sorte pour sauver la face, diront plus d’un. Mais au-delà de toute considération tendancieuse et partisane, force est de reconnaître la valeur de cette attitude de ce ministre qui, depuis son arrivée à la tête du département du travail, a donné une autre physionomie aux rapports du gouvernement avec le monde des travailleurs.

D’abord le fait même d’avoir accepté de faire le déplacement de la Bourse du travail pour honorer l’invitation de la CGT-B est non seulement d’une grandeur d’esprit incontestable, mais aussi d’une considération inhabituelle.

Venir en ce lieu, par nature hostile au pouvoir, n’est pas donné à tout le monde et le ministre Bougouma, en se livrant à cet exercice, ouvre une autre ère des relations gouvernement-syndicats que certains avaient fini de confiner dans un sectarisme plat et vulgaire.

L’attitude positive de conciliation du ministre Bougouma finit de convaincre, lorsque l’on sait qu’il n’est pas à son premier geste de cette nature. En effet, il avait présidé courant octobre 2006 une cérémonie de remise de dons à des travailleurs en difficultés à la Bourse du travail. « Pourtout où il y a des travailleurs, nous y allons », a-t-il indiqué, comme pour démentir ceux qui pensent qu’entre gouvernants et travailleurs doit exister un fossé qui confine les premiers dans leurs tours d’ivoire et laissant les seconds à leur sort.

En tout état de cause, le ministre Bougouma aura réussi un pari que l’on pouvait qualifier d’impossible en d’autres temps et sous d’autres cieux. Cela est à l’honneur du gouvernement tout entier et les responsables syndicaux devraient prendre la mesure de ce renversement de situation et opérer une révolution positive des comportements afin que cette ère nouvelle puisse s’opérer dans toute sa plénitude pour le bonheur des uns et des autres.

L. B

Sidwaya

Burkina/Miss Universités : Des grincements de dents, (...)
Burkina/Santé : « Il faut expérimenter la réflexologie (...)
Burkina : Le gouvernement ressuscite l’Office national (...)
Burkina/Namentenga : Une tornade fait 3 morts, 8 blessés (...)
Tanghin Dassouri : L’Association des femmes juristes du (...)
Clôture du projet Weoog-Paani : Un atelier national pour (...)
Dédougou : Des Journées portes ouvertes pour en savoir (...)
Leadership féminin : Le Burkina Faso, le Nigeria et la (...)
Pression du mariage au Burkina : Entre expérience amère, (...)
Projet Weoog-Paani : Tree Aid et l’ambassade royale de (...)
Nutrition : Le miel, un allié pour la santé de toute la (...)
Burkina/Changement climatique : Un atelier régional pour (...)
Burkina/Agriculture : Des accompagnateurs de (...)
Burkina/ Agence américaine pour le développement (...)
Burkina/ Agriculture : « L’exécution des activités du (...)
Plan international : Une conférence sur l’autonomisation (...)
Burkina/Gestion de la LONAB : Des travailleurs exigent (...)
Burkina /Lutte contre la corruption : Le ministère en (...)
Burkina/Affaire L’Événement contre Adama Siguiré : (...)
Procès contre l’ancien président de l’Université Nazi Boni (...)
Burkina/Journée du 15 mai : Des organisations attirent (...)

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 36771


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2023 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés