Actualités :: Banditisme : Deux policiers et un civil tués à Koupélà

Deux agents de la police et un civil ont trouvé la mort le 18 février au cours d’une traque de bandits dans le village de Zaogo situé à 10 km à la sortie de Koupéla sur l’axe Koupéla-Fada.

Selon les témoignages, la police de Koupéla a été alertée vers 15 heures 30 minutes d’une "opération" de bandits à Zaogo. Le commissaire de police de Koupéla, M. Dramane Coulibaly et deux agents descendent sur les lieux à bord d’une bâchée. A une dizaine de mètres à l’entrée d’une concession, ils furent cueillis par les tirs des deux bandits ; les deux agents sont morts sur-le-champ et le commissaire qui était au volant, grièvement blessé.

Avant de s’enfuir, les bandits ont dépouillé leurs victimes de leurs biens : armes, cellulaires et autres objets ont été emportés. Plus loin, ils abattent un paysan devant sa porte et blessent une femme. Le directeur régional de la police nationale du Centre-Est et les autorités provinciales, communales se sont rendues au lieu du drame.

Les constats de la police laissent supposer que le commissaire et ses hommes ont été surpris ou attirés dans un guet-apens. Les bandits qui seraient des professionnels ont utilisé des armes perfectionnées. Au nombre des 38 douilles ramassées sur les lieux, certains sont inconnues des services de sécurité. Jusqu’à 23 heures, les populations massées aux abords des rues attendaient les corps des victimes.

Les dépouilles mortelles ont été transférées à Ouagadougou pour les obsèques. En attendant que le commissaire évacué à Ouagadougou puisse donner la vraie version des faits, beaucoup de questions restent posées.


Morts en service : Reconnaissance de la nation à Yamtarba Cyprien Ouédraogo et Issa Ouédraogo

Les deux policiers de la Direction provinciale de la police nationale du Kourittenga tués dans l’exercice de la fonction, mercredi dernier, recevront aujourd’hui 20 février 2004, les hommages de la nation avant d’être portés sous terre.

L’un s’appelait Issa Ouédraogo N°3, assistant de police de 1ère classe, 10e échelon. L’autre, Yamtarba Cyprien Ouédraogo, agent de police de 1ère classe , 15e échelon. Tous ont trouvé la mort mercredi 18 février à Zaogo, village situé à 5 km de la ville de Koupéla, leur lieu d’affectation. Et ce, "sous les regards impuissants des paysans de cette localité", affirment nos sources.

Abattus selon les mêmes sources par des bandits, à l’aide d’armes de guerre, alors que ces policiers s’étaient déportés dans ce village, situé sur l’axe Koupéla-Fada N’Gourma, "afin de secourir des usagers de la route attaqués par les bandits...".

Lors de cette opération, le directeur provincial de la police du Kourittenga a également été grièvement atteint et est plongé dans un coma. Hier, en fin d’après midi, les médecins de l’hôpital Yalgado Ouédraogo s’attelaient à lui apporter les soins intensifs nécessaires en pareille circonstance.

Morts en mission de restauration de l’ordre, l’assistant Issa Ouédraogo et le brigadier Yamtarba Cyprien Ouédraogo vont être décorés ce matin aux environs de 9h00, à la Direction générale de la police nationale. Peu après que le Premier ministre Paramanga Ernest Yonli et leur ministre de tutelle, Yipénè Djibrill Bassolé, se soient inclinés sur les dépouilles mortelles. C’est après cet hommage de la nation, que sonnera l’heure des enterrements...

Qui sont-ils ?

Marié et père de 7 enfants, c’est après avoir servi son pays sous les drapeaux de la police nationale, pendant 30 ans, 11 mois et 17 jours, que le brigadier Yamtarba Cyprien Ouédraogo a été tué. Et dans l’exercice de ses fonctions..

"Elément ayant le sens du devoir, dynamique, discipliné, courtois et travailleur", voilà ce que l’on peut retenir des différentes fiches d’appréciation de cet agent de police, par ses supérieurs hiérarchiques.

Né en 1952 à Tangaye dans la province du Yatenga, c’est le 1er mars 1973 qu’il a été incorporé, comme garde républicain. Titularisé dans ce corps en 1974, il a été reversé à la police nationale en 1985.

Tour à tour, il a servi à Kantchari, Ouagadougou, Tenkodogo, Béguédo, Pouytenga avant son dernier poste : celui de Koupéla, le 15 juillet 2000.

Issa Ouédraogo, assistant de police est jugé discipliné et travailleur, faisant toujours preuve de bon sens et de probité dans l’exécution des missions qui lui sont confiées.

D’ailleurs, ses compétences ont déjà été reconnues et saluées : il a reçu la médaille d’honneur de la police nationale le 11 décembre 2003. Né le 10 novembre 1958 à Ouamsom dans la province du Yatenga également, c’est le 1er novembre 1980 qu’il a été titularisé garde républicain. Son grade d’assistant de police, il l’a obtenu le 1er juillet 1989, après avoir été reversé le 1er janvier 1985. Il a servi dans les villes de Niou, Diébougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Ouagadougou, avant d’être appelé à servir à Koupéla le 27 novembre 2000. Il est marié et père de trois enfants.

La durée totale de sa présence au sein des forces de la police nationale, avant de tomber les armes à la main ? 24 ans, 3 mois, 17 jours.

Ibrahiman SAKANDE (Email : ibra.sak@carameil.com)

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