Actualités :: 27e session des gouverneurs du FIDA à Rome : Blaise Compaoré plaide pour un (...)

Le président du Faso, Blaise Compaoré est l’invité d’honneur de la 27e session du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Arrivé dans la capitale italienne, Rome, siège du FIDA, le président du Faso a prononcé un discours à la tribune où il plaide une fois de plus pour un commerce équitable, une condition indispensable pour aider les producteurs africains à sortir de la pauvreté.

"Commerce et développement rural", tel est le thème retenu par le FIDA pour réunir les 18 et 19 février à sa 27e session des gouverneurs des Etats membres. Le président du Faso, Blaise Compaoré qui s’est porté volontaire dans la lutte pour un commerce équitable a été invité pour partager sa vision avec les délégués à ce forum d’importance pour les producteurs du continent africain marginalisés par les règles imposées par les Etats riches aux pays pauvres.

C’est donc en "combattant" engagé pour une guerre qui sauve des vies que le FIDA a accueilli au siège mercredi 18 février 2003. Au nom de tous les Etats africains, Blaise Compaoré a interpellé tous ceux qui "bafouent" les objectifs de l’Organisation mondiale du commerce. La présence du président du Faso à ce forum n’est que la suite logique de sa détermination à faire changer les choses. Un cri de cœur de Blaise Compaoré, qui du haut de la tribune n’a pas manqué d’attirer l’attention de l’auditoire sur la misère grandissante du continent. Une situation inacceptable.

En effet malgré les potentialités et des atouts en matières premières stratégiques (pétrole, l’uranium, le fer, le cuivre, le cacao, le café, le coton, une flore et une faune des plus riches du monde, une population nombreuse et jeune l’Afrique demeure le continent le plus pauvre.

La situation dans le secteur de l’agriculture est illustratif. Pour Blaise Compaoré, les relations internationales au niveau du commerce mondial des produits agricoles l’Afrique joue un rôle marginal dans les prises de décision. Les mesures de soutien multiformes à l’agriculture de certains membres sont en contradiction avec les objectifs de l’OMC (créée pour des échanges commerciaux justes et équitables). Pour illustrer cela, Blaise Compaoré explique que les pays riches ont accordé six fois plus de subventions à leurs agriculteurs qu’ils n’ont octroyé d’aide au développement. Et à titre d’exemple, le Burkina a perdu en 2001, 1% de son Produit intérieur brut et 12% de ses recettes d’exportation à cause des subventions sur le coton.

Un quart de siècle après la création du FIDA pour combattre la faim et la pauvreté rurale, pour Blaise Compaoré, le problème demeure entier. Au Burkina Faso, au regard de l’importance du secteur agricole qui contribue à 40% du Produit intérieur brut (PIB), fournit 70% des recettes d’exportations totales et emploie près de 85% de la population active des réformes sont en cours pour le rendre plus performant.

Au nombre de ces réformes, Blaise Compaoré a cité la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, l’approvisionnement en eau potable ; l’accroissement de la production agricole ; la gestion rationnelle des ressources naturelles ; l’amélioration de la situation économique des femmes et des jeunes en milieu rural.

Le président du Faso a salué la contribution du FIDA, qui en vingt ans de coopération a investi dans le développement rural du Burkina plus de 100 millions de dollars US. Tout en reconnaissant les efforts du FIDA, le président du Faso a invité le Fonds à consacrer un guichet de son portefeuille pour financer les activités économiques visant la transformation et la valorisation des productions locales pour lesquelles selon lui, il existe des opportunités à saisir pour améliorer la compétitivité des pays pauvres sur le marché mondial.

En somme à Rome, Blaise Compaoré a porté aux gouverneurs du FIDA, le message de détresse de 900 millions de pauvres qui vivent en milieu rural. Il se présente ainsi comme un ambassadeur du FIDA.

Créé en 1978, le FIDA s’est fixé comme objectif de réduire la pauvreté rurale en œuvrant avec les populations pour éliminer la faim et la malnutrition ; à accroître la productivité et les revenus et à améliorer la qualité de vie des populations rurales.

Le FIDA est une institution spécialisée des Nations unies. Depuis sa création, il a financé sous forme de prêts et de dons 625 projets dans 115 pays et territoires.

Sur le chemin du retour, Blaise Compaoré fera un séjour en France où il rencontrera le président français, Jacques Chirac. Les discussions entre les deux hommes porteront sur le Sommet de la Francophonie que le Burkina a l’honneur d’abriter en novembre 2004 à Ouagadougou.

Marceline ILBOUDO, Envoyée spéciale à Rome
Sidwaya

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