Actualités :: Me Gilbert Ouédraogo, président de l’ADF/RDA : « Les Burkinabè de l’étranger (...)
G. Ouédraogo et Alain Juppé

L’Union pour un Mouvement populaire (UMP), le parti majoritaire en France tenait son deuxième congrès le 8 février dernier à Paris. Parmi les nombreux partis frères invités de tous les horizons, l’ADF/RDA du Burkina Faso, représenté par son président, Me Gilbert Ouédraogo.

Monsieur le Président, vous avez assisté le 8 février dernier au congrès de l’UMP ; dans quel cadre se situe cette participation ?

J’ai été invité par le président de l’UMP, Monsieur Alain Juppé, qui m’a adressé une correspondance personnelle, m’invitant, en tant que président de l’ADF /RDA, à assister au deuxième congrès de l’UMP. Il faut souligner également que j’avais reçu la même invitation de lui pour participer au congrès-fondateur de l’UMP. C’est à ce titre que j’ai participé à cette importante rencontre qui a été pour moi l’occasion de rencontrer Alain Juppé lui-même et de rencontrer plusieurs autres personnalités de la scène politique française, y compris les membres du gouvernement.

On a noté que l’ADF/RDA était le seul parti du Burkina à ce congrès ; est-ce à dire que vous avez des relations privilégiées avec l’UMP ?

Je dois le reconnaître. Il faut dire que les relations entre le RDA et l’UMP remontent à plusieurs décennies. Au temps où il s’agissait du RPR, nous avions déjà de très bonnes relations, que ce soit au niveau du groupe parlementaire RDA et du groupe parlementaire RPR à l’époque ou que ce soit au niveau des deux formations politiques. Et ces relations se sont poursuivies après la création de l’UMP.
C’est ainsi qu’au cours de mon séjour ici, j’ai eu l’occasion de rencontrer le président et le 1er vice-président du groupe parlementaire UMP, ainsi que le président du groupe d’amitié France- Burkina Faso avec qui j’ai de très bonnes relations et aussi le président du parti.

Comment appréciez-vous le déroulement du congrès quand on sait qu’il s’est passé sur fond de ce qu’on appelle ici « l’affaire Alain Juppé » ?

Le congrès a été un fort moment, un moment de mobilisation, qui montre que l’UMP est la force dominante aujourd’hui en France ; c’est une force qui a de l’avenir. Mais ce congrès a été aussi un moment d’émotion, dans la mesure où l’intervention de M. Alain Juppé était très pathétique. Personnellement, j’ai vécu cela avec beaucoup d’émotion dans la mesure où c’est un homme politique qui s’est beaucoup battu, qui est un homme droit, à qui j’avais du reste adressé un message pour lui dire tout le soutien de notre formation politique dans l’épreuve qui est la sienne. C’est un moment difficile mais il a su trouver les mots, il a su affronter la situation avec beaucoup de dignité. Et pour cela, nous lui tirons notre chapeau.

La presse burkinabè a rapporté ces derniers jours les tournées de votre parti dans les provinces du pays ; on a même lu quelque part que Me Gilbert Ouédraogo pourrait être candidat pour l’élection présidentielle de 2005…

C’est vrai que lors de la première sortie que nous avons effectuée à Bob Dioulasso, les jeunes du parti, à ma grande surprise d’ailleurs, ont demandé à ce que je sois candidat à l’élection présidentielle de 2005 ; j’ai pris acte de cette demande et le parti avisera sur cette question au moment venu.

L’un des débats en perspective de cette échéance, c’est la candidature éventuelle de Blaise Compaoré ; est-ce que l’ADF/RDA a déjà une position sur cette question ?

L’ADF/RDA estime sur cette question, et sur toutes les autres questions d’ailleurs qui sont posées au niveau du Burkina Faso, que le droit doit être respecté et que force doit rester à la loi. La constitution est claire et le jour où nous estimerons que par rapport à une prise de position de X ou de Y il y a nécessité d’appeler à l’interprétation de la loi ou de demander un avis du Conseil constitutionnel, nous jugerons des voies de droit à utliser. Pour l’instant, nous pensons que jusqu’à présent, ce sont des paroles que nous enregistrons ici ou là, des prises de positions politiques.

Nous, nous sommes au travail de terrain car nous pensons que c’est ce qui est important. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, lors de notre sortie à Bobo Dioulasso, nous avons invité les uns et les autres à être un parti de masse et non un parti de déclarations, un parti de salon. Nous, nous voulons être un parti qui est auprès des masses, à l’écoute des masses, et qui travaille pour notre pays. Nous allons nous atteler à fortifier notre formation politique dans la perspective des échéances électorales à venir, à savoir 2005 et 2007.

On voit beaucoup le président de l’ADF/RDA à l’extérieur du pays ; est-ce que vous avez une politique particulière envers les Burkinabè de l’étranger ?

Avec le ministre Wiltzer...

Bien sûr, nous avons une politique particulière vis-à-vis des Burkinabè de l’étranger car si nous allons beaucoup à l’extérieur, c’est bien sûr pour renforcer nos relations sur le plan international, mais c’est aussi pour nous préoccuper de la situation des Burkinabè vivant à l’étranger. Nous avons des représentants parmi ces Burkinabè, qui sont chargés de nous aider dans la réflexion parce qu’avec le recul qui est le leur, nous pensons qu’ils sont à même de nous apporter des idées nouvelles, de nous permettre de construire, d’aller de l’avant. Ils ont donc une part importante dans notre programme politique qui est en écriture.

Interview réalisée par C. Paré

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