Actualités :: Campagne nationale des Journées vitamine A+ : Plus de 3 700 000 enfants sont (…)

Le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Kargougou, a officiellement lancé, ce vendredi 21 juin 2024 à Bobo-Dioulasso, le premier passage de la campagne nationale des Journées vitamine A+. Cette campagne se tient du 20 au 23 juin en zone urbaine, et sur une durée d’un mois au niveau rural, à compter de la date du 20 juin 2024. C’est le Centre médical urbain (CMU) du 24, dans l’arrondissement 4 de Bobo-Dioulasso, qui a abrité la cérémonie de lancement de la campagne.

Au Burkina, les carences en micronutriments constituent un problème de santé publique et contribuent beaucoup à la mortalité infanto-juvénile. Selon la dernière enquête nationale en micronutriments, conduite en 2020, il ressort que plus de 50% des enfants de 6 à 59 mois souffrent d’une carence en vitamine A. C’est face à ce constat que le gouvernement burkinabè, à travers son ministère de la Santé, ainsi que des partenaires techniques et financiers, déploient des actions pour lutter contre ce mal. D’où l’organisation de cette campagne nationale des Journées vitamine A+, deux fois par an, tous les six mois. Cette campagne qui vient d’être lancée est donc le premier passage de l’année en cours.

Des mères en attente avec leurs enfants pour l’administration de la dose de vitamine A

Les Journées vitamine A+ consistent en l’administration de capsules de vitamine A, au déparasitage des enfants, mais aussi à la mesure du périmètre brachial pour dépister la malnutrition chez les enfants. Selon le patron de la cérémonie, Dr Robert Lucien Kargougou, c’est aussi l’occasion pour le système de santé de sensibiliser en matière de destruction des gites larvaires pour lutter contre le paludisme et la dengue au Burkina Faso. Cette année, environ 3 700 000 enfants de 6 à 59 mois vont bénéficier, chacun, d’une capsule de vitamine A et du dépistage de la malnutrition. Ce sont également près de 3 200 000 enfants de 12 à 59 mois qui vont bénéficier du déparasitage. Cette campagne va se dérouler sur quatre jours, du 20 au 23 juin, au niveau urbain et sur un mois au niveau des zones rurales.

La délégation ministérielle faisant du porte à porte pour le lancement de la campagne

Pour le ministre de la santé, Dr Kargougou, cette initiative participe de la lutte contre la mortalité chez les enfants de 0 à 5 ans. Il a expliqué que la vitamine A est un antioxydant très puissant qui permet de stimuler l’immunité chez les enfants. « Il est important que tous les enfants cibles bénéficient de cette campagne. Lorsque votre enfant reçoit les capsules de vitamine A, cela permet de renforcer les défenses de son organisme afin de lutter contre les maladies. Il permet également aux enfants d’éviter la cécité oculaire (perte de vue) ainsi que la diarrhée. Si on permet aussi que les enfants puissent être dépistés pour la malnutrition, cela permet une meilleure prise en charge lorsqu’on se rend compte que l’enfant est malnutri », a-t-il laissé entendre.

C’est pourquoi, il a lancé un appel à l’endroit des populations afin qu’elles adhèrent à cette campagne, en acceptant que leurs enfants bénéficient des interventions. Le ministre Kargougou a saisi l’occasion pour réitérer ses encouragements aux personnels de la santé pour le travail abattu au quotidien et ses remerciements aux partenaires techniques et financiers engagés pour la santé et le bien-être de la mère et de l’enfant au Burkina Faso, notamment l’UNICEF et Helen Keller international.

Le ministre de la santé, Dr Robert Kargougou, a rappelé que la vitamine A permet de stimuler l’immunité chez les enfants

Des partenaires réaffirment leur engagement au côté du gouvernement burkinabè

Dr Claudine Konaté, spécialiste nutrition à l’UNICEF, a représenté son institution à cette cérémonie. Elle a reconnu que le déficit en vitamine A peut générer des maladies et engendrer une mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. « C’est pourquoi l’UNICEF appuie le ministère de la Santé dans la lutte contre les carences en micronutriments et contre la malnutrition », a-t-elle souligné. A l’en croire, l’UNICEF appuie le ministère, depuis des années, dans l’organisation de ces Journées de vitamine A. Et cette année encore, la tradition a été respectée à travers l’organisation de ce premier passage de l’année. En effet, l’UNICEF appuie cette campagne 2024 à travers l’approvisionnement en intrants nutritionnels. Elle appuie aussi plusieurs régions du pays dans la mise en œuvre de cette activité. Ce, en collaboration avec l’ONG Helen Keller international.

La représentante de l’UNICEF, Dr Claudine Konaté, a saisi cette occasion pour réaffirmer leur accompagnement du gouvernement burkinabè

Tout comme le représentant de l’ONG Helen Keller international, Dr Cheick Barry, la représentante de l’UNICEF a saisi cette occasion pour réaffirmer leur accompagnement du gouvernement burkinabè pour l’atteinte de résultats pérennes dans le cadre de la supplémentation en vitamine A, le dépistage de la malnutrition et le déparasitage. Il faut rappeler que la campagne se déroulera sur toute l’étendue du territoire national. Les agents de santé et ceux à base communautaire feront du porte à porte pour toucher l’ensemble des enfants. La délégation ministérielle a ainsi fait l’administration de porte à porte dans les ménages au secteur 24 de Bobo-Dioulasso pour donner le top départ de la campagne.

La photo de famille

L’occasion faisant le larron, le ministre a également visité les locaux du Centre médical urbain du 24 qui a abrité cette cérémonie de lancement. Une visite qui lui a permis de toucher du doigt les réalités de ce centre de santé. « Nous nous sommes rendu compte que c’est un CMU qui est débordé et qui a une population de plus de 100 000 habitants, c’est excessif. Nous nous sommes rendus compte aussi que pour 100 000 habitants, ce CMU ne dispose que de deux médecins, d’une dizaine de sages-femmes et d’une dizaine d’infirmiers. Cela est insuffisant pour offrir un paquet intégré des services de santé et de nutrition aux populations. Nous avons constaté aussi l’état de vétusté des infrastructures et nous avons pris l’engagement de régler cette situation », a lancé le ministre Robert Lucien Kargougou.

Il a rassuré que dans les prochains mois, ce centre de santé du 24 connaîtra un début de transformation grâce aux actions qui seront mises en œuvres sous la houlette du président du Faso.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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