Actualités :: Gaoua : Sié Vokité Somé opte pour le compostage à défaut de l’engrais chimique

Les activités agricoles ont démarré dans la province du Poni et ses environs ; depuis plus d’un mois. Les intrants agricoles, notamment l’engrais sont de plus en plus difficiles à obtenir. Face à cette situation, l’entrepreneur agricole Sié Vokité Somé, a fait le choix du compostage, l’engrais naturel.

La campagne agricole 2023-2024 est lancée et à Gaoua dans la province du Poni, les agriculteurs sont déjà à la tâche. C’est le cas de l’entrepreneur agricole, Sié Vokité Somé, qui produit du mais de 70 jours sur une des rives du fleuve Poni.

Les fertilisants agricoles chimiques deviennent de plus en plus rares malgré les efforts consentis pour satisfaire les producteurs. Ils ne doivent pas être un handicap à la production, parce qu’une autre alternative est à exploiter, le compostage qui est la production d’engrais naturel. Cette technique est pratiquée dans le champ de Sié Vokité Somé. « J’ai démarré avec la production de maïs jaune (3 hectares), qui est grillé et vendue par les femmes en ville, mais le problème qui se pose actuellement, c’est le manque d’engrais. Et ce qui est sur le marché, la qualité n’est pas bonne ».

Compost appliqué sur des jeunes plant

La technique de compostage est bénéfique à plusieurs titres, nous explique le producteur Somé. « J’utilise les déchets des porcs, des moutons que j’élève. Leurs déchets sont ramassés et mélangé avec des tiges de mil, maïs de la saison passée, enfermé dans un trou. Au bout de deux à trois semaines ce mélange devient du vrai compost près à être utilisé dans les champs. Le rendement est nettement meilleur par rapport à l’engrais chimiques. On peut atteindre 3,5 à 4 tonnes à l’hectares, contrairement à l’engrais chimiques qui peut nous donner 3 tonnes. La différence est nette. Aussi, si vous arrivez à amener du compost dans votre champ, vous avez 3 à 4 ans sans utiliser de l’engrais. Cette technique permet d’enrichir le sol naturellement et le garder en bon état pendant un long temps. Même avec une petite superficie, si votre sol est riche, vous aurez un bon rendement à l’hectare. L’engrais naturel, c’est des économies pour les producteurs. Pour un hectare, il te faut trois sacs de NPK et deux sacs d’urée, ce qui équivaut à 93 000 FCFA. Le prix du sac d’engrais est de 31 000 FCFA en allant… Ce qui est important également, vous avez des animaux en plus d’une bonne production… ».

Maïs au stade de levée (23 jours)

La technique est réalisable par tout producteur, rappelle M. Somé. « Même si vous n’avez pas d’animaux pour utiliser leurs déchets, les tiges de mil, de riz et maïs et autres déchets peuvent servir pour avoir de l’engrais naturel. Il suffit de le vouloir. Avec le changement climatique, il faut s’adapter aux difficultés du moment, moi j’utilisais de l’engrais chimique parce que c’était facile à avoir, mais depuis deux à trois ans, l’affaire d’engrais est devenue fatiguant, donc depuis l’an passé, j’ai commencé à produire mon compost et l’appliquer dans mes superficies. Chaque année, les techniciens de l’agriculture forment les producteurs sur la production de compost, ceux qui sont intéressés peuvent bénéficier de la formation… ».

L’entrepreneur agricole, Sié Vokité Somé prévoit produire pour cette saison agricole, 12 hectares de riz et 9 hectares de maïs.

Boubacar TARNAGDA

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