Actualités :: Rencontre du président de la transition avec la classe politique nationale : (...)

Dans cette tribune, l’ancien ministre et président de l’Autre Burkina, Dr Alain Zoubga, réagit aux propos tenus par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, lors de sa rencontre avec la classe politique.

La quasi-totalité des Burkinabè, chacun à son niveau, a pu écouter ce qui a été dit par le chef de l’État. Un message particulier dans une situation particulière. A cette occasion le chef de l’État a fait preuve d’une prestance jamais égalée, dans cette situation compliquée surtout au plan sécuritaire. Une véritable situation de guerre que connaît notre pays.

L’ambiance qui prévalait au cours des échanges était par moment très crispée voire lourde. Et tous ceux qui étaient dans la salle n’hésitaient pas à le souligner.

Chacun écoutait avec une attention rare, les mots et le diagnostic du chef de l’État à l’endroit de son peuple. On peut dire beaucoup de choses, spéculer largement, mais il est impossible de ne pas reconnaître qu’il a fait preuve de sincérité, de courage et de détermination. Il a particulièrement fait un constat qui a pu faire mal, mais c’est bien juste et c’est la réalité.

En effet il a dénoncé avec force le constat qu’au sein de notre peuple, au sein de nos communautés, il y’a encore beaucoup de méchanceté, de lâcheté, d’ignominie, une cupidité odieuse, un déni de dignité.
Ce que je crois sincèrement, c’est qu’en décidant d’assumer cette haute responsabilité, à la tête de l’Etat, le Capitaine TRAORÉ a fait preuve d’un double courage.

D’abord, face à la situation qu’il connaissait, situation quasi désespérée, il a eu le courage, la volonté de faire face à l’ennemi, en prenant la tête de ce combat libérateur, convaincu que son peuple le soutiendra.
L’autre exemple de courage, c’est celui que l’on remarque c’est quand le chef de l’État dit sans hésitation, toute la vérité sur cette situation nationale qui fait peur, une situation nationale que certaines personnes semblaient ignorer.
Incontestablement, ça va nous réveiller tous et mieux ça doit nous réveiller tous.
Quant à la responsabilité de cette situation, inutile de chercher à y revenir, mais c’est connu. La petite bourgeoisie jouisseuse qui s’est accaparé du pouvoir, s’est préoccupée uniquement de gérer le pouvoir, de garder ces avantages, alors que notre peuple était en train de souffrir voire de mourir.

Nous devrons reconnaitre cela, et c’est de la responsabilité de certaines classes qui doivent accepter publiquement et faire leur mea culpa.
Je voudrais surtout dire avec respect au chef de l’État, qu’à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Aussi je propose deux (02) mesures :

La première concerne le nerf de la guerre. A mon avis dans ce pays il y’a de l’argent, il faut aller le rechercher, l’enlever là où il est. Le chef de l’État a beaucoup de moyens en termes de pouvoirs constitutionnels, en temps de guerre. Ainsi il peut récupérer cet argent et assurer la victoire de notre combat au front.

En outre, je voudrais aussi faire une autre proposition en rapport avec l’armée. Tout militaire doit être au front, officiers, hommes de rang, tout le monde doit savoir qu’il faut mettre la main à la pâte et c’est pourquoi je pense qu’on pourrait prendre une mesure exceptionnelle qui consiste à faire partir au front tous ceux qui sont aujourd’hui en délicatesse avec la justice. Parce qu’ils pourraient y faire preuve d’un courage et d’un travail nous permettant d’avoir un plus dans le combat contre la horde sauvage.

Parce qu’en réalité, nous avions vécu une situation où nous étions en train de nous chamailler pour savoir qui a fait ceci, ou cela. Pendant ce temps, les djihadistes tissaient leur toile meurtrière et aujourd’hui tout le pays est en feu, tout le pays est en flamme.
Voilà ce que je pense du dernier message du Chef de l’État.

QUE DIEU SAUVE LE BURKINA ET SON PEUPLE.

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