Actualités :: Crise sécuritaire : Tahirou Barry appelle les Burkinabè à être solidaires des (...)

« Il devient nécessaire que chaque Burkinabè disposant d’un revenu moyen consente une contribution de solidarité pour aider les survivants du terrorisme à vivre dignement et sainement », exhorte Tahirou Barry. Dans une conférence de presse de ce jeudi 14 avril 2022 à Ouagadougou, le président du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) a indiqué que sa recommandation s’imposait comme une « solution structurelle durable face à un problème d’une gravité profonde ».

« Aux grands maux, les grands remèdes », rappelle Tahirou Barry qui estime qu’on ne peut indéfiniment résoudre un problème structurel par des mesures conjoncturelles de dons et « d’appels pitoyables » à l’aide internationale. Pour ce faire, le président du MCR invite le gouvernement à engager des concertations et des réflexions sur sa proposition d’appel à la contribution de solidarité sur chaque catégorie de revenu des classes moyennes.

Tahirou Barry suggère à cet effet, que les recettes collectées soient gérées par un organisme indépendant dirigé par une personnalité d’une droiture morale irréprochable. Pour lui, ces fonds devront servir au besoin d’assistance et de réinstallation de toutes les personnes déplacées internes en fonction de l’évolution des résultats du combat contre l’hydre terroriste.

Les participants à la conférence de presse du Mouvement pour le changement et la renaissance sur la crise sécuritaire au Burkina Faso

Appel à la réduction du train de vie de l’État

Tahirou Barry pense cependant que tout cela ne peut se faire sans que le gouvernement lui-même ne donne l’exemple. « Notre gouvernement doit absolument s’interdire toute dépense de prestige et prendre des mesures vigoureuses pour réduire le train de vie de l’État. Cela, afin de dégager des ressources substantielles pour investir dans le social fortement dégradé », a-t-il interpelé.

M. Barry déclare également qu’il est temps que les Burkinabè dans un élan commun et un sursaut salvateur s’assument et s’affirment pleinement en soignant par eux-mêmes leurs blessures profondes. « Nous devons arrêter de nous ériger en mendiants larmoyants face aux partenaires extérieurs », a-t-il lancé.

« C’est au nom de la solidarité qu’en 1966, le président Sangoulé Lamizana a engagé une politique de rigueur et d’austérité budgétaire afin de soutenir un peuple rongé par la misère et le désespoir », a expliqué Tahirou Barry, président du MCR

Des modèles de solidarité de l’histoire du Burkina Faso

Pour mieux faire passer son message, Tahirou Barry s’est adossé à des modèles de solidarité de l’histoire du Burkina Faso. « Chaque nation a une âme. L’âme du Burkina Faso est la solidarité », a-t-il signifié avant de citer des cas typiques de solidarité.
« C’est au nom de la solidarité qu’à partir de 1966, le président Sangoulé Lamizana, à travers son ministre des finances et du commerce, le général Tiémoko Marc Garango, a engagé une politique de rigueur et d’austérité budgétaire à tous les niveaux afin de soutenir un peuple rongé par la misère et le désespoir », a-t-il expliqué.

« C’est au nom de la solidarité que le président Thomas Sankara a imposé l’exemplarité au sommet de l’État par l’instauration d’un effort populaire d’investissement de 5 à 10% en vue de soutenir les secteurs sociaux de base », a rappelé Tahirou Barry

Le président du MCR mettra aussi en lumière, l’une des actions du défunt président Thomas Sankara dans ce sens. « C’est au nom de la solidarité que le président Thomas Sankara a imposé l’exemplarité au sommet de l’État par l’arrêt de toutes dépenses de prestige et l’instauration d’un effort populaire d’investissement de 5 à 10% en vue de soutenir les secteurs sociaux de base ».

Pour clore ce chapitre des modèles de solidarité, M. Barry a souligné que cette valeur avait permis d’accueillir des milliers de Burkinabè menacés, martyrisés et rapatriés de la Côte d’Ivoire dans les années 2000 et mobiliser des milliards de francs CFA en 2020 pour soulager les victimes du COVID-19.

Hamed NANEMA
Crédit photos : Bonaventure PARÉ
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