Actualités :: Dialogue social : Le patronat burkinabè attend de l’Etat un accompagnement (...)

Le Premier ministre a tenu ce mardi 12 avril 2022 une rencontre avec le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) à Ouagadougou. Cette rencontre entre dans le cadre de la poursuite du dialogue social. Ce dialogue vise à accompagner les partenaires sociaux dans la promotion et l’amélioration des relations professionnelles, selon les dires du Dr Albert Ouédraogo.

« Le secteur privé joue un rôle important dans l’économie du Burkina Faso. Il ne pourra jouer efficacement son rôle de moteur de la croissance économique que si l’Etat joue bien sa partition en tant que régulateur du marché, mais aussi si les conditions de travail et les relations professionnelles y sont saines », a dit le Premier ministre dès l’entame de sa concertation avec le Conseil national du patronat burkinabè.

C’est d’ailleurs dans cette dynamique d’assainir les relations que le CNPB a entrepris d’organiser des concertations avec l’Unité d’action syndicale (UAS) sur les points non consensuels du projet de code du travail issu de l’atelier de validation de 2017. Des concertations qui ont abouti à un processus de relecture du code du travail adopté en conseil des ministres lors de sa séance du 22 septembre 2021.

Le Premier ministre salue les efforts déployés par le CNPB qui ont abouti à une réforme du code du travail

Selon le Premier ministre, les efforts déployés par le CNPB ayant abouti à une réforme du code du travail sont à saluer. « Mon gouvernement, au nom de la continuité de l’administration, poursuivra avec le CNPB la recherche de solutions consensuelles aux engagements et aux recommandations qui ont été adoptés… Dans mon adresse devant l’Assemblée législative de transition le 4 avril dernier, j’indiquais cette volonté du gouvernement de s’inscrire dans un processus de promotion du dialogue permanent avec les partenaires sociaux » a-t-il poursuivi.

Au cours de la rencontre, le CNPB a tenu à exprimer au nouveau gouvernement les difficultés qui sont les siennes. En effet, selon Seydou Diakité, vice-président de la CNPB, la crise sécuritaire au Burkina ainsi que la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine engendrent d’énormes difficultés pour les entreprises. Selon lui, les attaques terroristes au Burkina mettent en péril la vie des entreprises, pendant que la crise ukrainienne cause une augmentation des prix des produits importés tels que le sucre et le blé.

Malgré ces difficultés, le CNPB dit tenir une posture de résilience et compte sur un accompagnement de l’Etat. Toutefois, Seydou Diakité n’a pas manqué d’exprimer au Premier ministre quelques préoccupations urgentes sur lesquelles le patronat aimerait que le gouvernement jette un coup d’œil. Il s’agit entre autres de la mise en œuvre des engagements pris en 2021 par le gouvernement lors de la première rencontre entre les deux parties et de l’opérationnalisation de l’Assurance maladie universelle (AMU).

Selon Seydou Diakité, vice-président de la CNPB, la crise sécuritaire au Burkina ainsi que la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine engendrent d’énormes difficultés aux entreprises

Selon lui, « Compte tenu des difficultés que les entreprises connaissent depuis un certain nombre d’années, elles ne pourront pas supporter les cotisations de la CNAMU », un accord doit donc être trouvé entre les parties (gouvernement, patronat et syndicats), pour le financement de cette assurance. Aussi, il poursuit en révélant que le CNPB ne dispose pas d’ « un siège digne de ce nom ». Une chose qui a son avis est bien dommage.

Face à ces préoccupations et doléances, le premier ministre a su apporter une réponse on ne peut plus claire en disant que « le gouvernement de la transition, s’est engagé dans la transformation structurelle de l’économie et la promotion du capital humain, d’où la nécessité de l’adoption de politiques et outils y afférents mais qui bénéficient de votre adhésion.

Le droit du travail, tout en consacrant une protection des travailleurs, doit tenir compte également des intérêts de l’entreprise qui évolue dans un environnement concurrentiel ». A cela, il ajoute que son gouvernement est entièrement engagé « à accompagner le patronat dans l’amélioration du climat des affaires et dans la recherche de nouvelles bases de coopération entre les acteurs de développement, à travers nos cadres de dialogue existant ».

Abdoul Rachid Sow (Stagiaire)
Lefaso.net

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