Actualités :: Les demandeurs de visas sont victimes de gels budgétaires

Un mois à peine après la présentation de ses lettres de créance au président du Faso, Son Excellence Francis Blondet, nouvel ambassadeur auprès de notre pays a entrepris de visiter les organes de presses. Après donc Sidwaya, le successeur de Maurice Portiche était dans nos murs hier jeudi 30 octobre 2003 à partir de 11 h 30.

Excellence, qu’est-ce qui vous amène à l’Observateur Paalga ce matin ?

• C’est le souci de connaître les moyens de la presse écrite burkinabè. J’ai conscience que la presse, les journalistes ont dans ce pays, un véritable espace d’expression mais qu’en même temps les ressources sont modestes. Je me suis rendu compte ce matin ici à l’Observateur Paalga qu’on sait tirer le meilleur profit de cette équation souvent diabolique entre les ambitions et les moyens. Je voulais vous féliciter parce que c’est un beau compromis.
J’ai trouvé que l’ambiance est conviviale. Il y a une équipe certes resserrée mais qui arrive à produire un instrument de qualité avec une certaine homogénéité.

Quelles sont, les priorités que vous vous êtes assignées en arrivant au Burkina ?

• Vous savez c’est très simple. C’est comprendre. Pour cela j’ai besoin de vous pour m’aider à comprendre. La lecture de la presse, c’est fondamental. Ensuite, c’est transmettre ce que je crois que j’ai compris à mes autorités. Enfin, c’est essayer en échange de faire comprendre la politique de mon gouvernement qui n’est pas toujours facile. Je crois qu’ici on n’a pas toujours bien perçu la politique africaine de la France. C’est cela à peu près mon travail.

Votre prédécesseur, S.E.M Maurice Portiche, s’est souvent personnellement impliqué dans la vie politique du Burkina Faso, au point d’être parfois accusé d’ingérence dans les affaires intérieures du pays.
Allez-vous poursuivre dans cette lancée ou changer radicalement de cap ?

• Vous ne pouvez pas me demander de faire de l’ingérence. Je n’irai pas dans cette voie. J’ai bien conscience que la période coloniale est terminée et même celle postcoloniale. Cette question ne s’applique pas. Ce n’est pas un sujet en ce qui me concerne.

En partant le même Portiche gérait une crise ouverte au SAMU-Social/Burkina. Où en est-on aujourd’hui ?

• Je ne suis pas très au courant. C’est un dossier particulier que je n’ai pas encore étudié.

Les demandeurs burkinabè de visas français se disent souvent humiliés à l’ambassade de France. Qu’allez-vous faire pour que la situation change, surtout qu’ailleurs les conditions d’obtention du visa sont plus souples ?

•Ah bon ? D’abord je crois que c’est une question de disposition matérielle. Depuis deux ans nous avons demandé des crédits et nous les avons obtenus
cette année, pour modifier l’accueil, la réception des demandeurs de visas, l’instruction des dossiers, le retour des passeports... C’est là que se trouvent les conditions de confort et de dignité des demandeurs. Nous avons obtenu ces crédits, malheureusement il y a eu un gel budgétaire qui d’ailleurs était valable pour l’ensemble des dépenses françaises. Ces travaux sont reportés à début 2004. Pour les chiffres je constate que les demandeurs burkinabè de visas sont plutôt bien lotis parce que plus de la moitié obtiennent un visa, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays.

D’ailleurs, on ne peut pas dire que le Burkina Faso présente un risque migratoire majeur pour la France. C’est la raison pour laquelle on donne volontiers des visas touristiques. Pour les visas d’études on est entièrement bienveillant puisqu’on accorde quatre visas sur cinq demandes. Si le dossier pédagogique est correct et si les ressources pour vivre en France sont suffisantes, on accorde le visa.

Quel commentaire, faites-vous sur ce qui est arrivé à notre confrère Jean Hélène à Abidjan ?

• Je remercie la presse burkinabè d’avoir pris la mesure de cet événement, d’avoir marqué sa sympathie d’une façon générale. J’espère que ce drame au-delà de ce qu’il représente permettra aux protagonistes de la crise ivoirienne de se ressaisir.

Et que répondez-vous à ceux qui trouvent que la politique française en Côte d’Ivoire est actuellement ambiguë ?

• Il faut l’éclairer, faire en sorte qu’elle perde son ambiguïté. Ce n’est pas à nous qu’il faut le demander.
C’est aux Ivoiriens.

Propos recueillis
par D. Evariste Ouédraogo
L’Observateur

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