Actualités :: 8 mars 2022 au Burkina : Bamyam Jacob Tarpaga rend hommages aux femmes (...)

A l’instar de plusieurs autres pays, le Burkina Faso commémore, ce mardi 8 mars 2022, la journée de la Femme. L’occasion suscite des hommages et regards sur la contribution de la Femme à la vie nationale. C’est le cas de Bamyam Jacob Tarpaga, responsable de Pyramide services, qui loue le travail des femmes vigiles et exhorte les Burkinabè à faire confiance aux femmes pour la sécurisation des personnes et des biens. Ci-dessous, le message parvenu à notre rédaction.

L’histoire du Burkina Faso à travers la princesse Yenenga nous enseigne la bravoure et le courage de la femme burkinabè. De nos jours, le Burkina Faso traverse l’une des pires crises sécuritaires de son histoire. Toutes les couches socio-politiques sont en émoi. La sécurité dans les provinces reculées, principalement celles près des frontières, est très fébrile. Cela affecte considérablement les zones urbaines avec l’arrivée massive des personnes déplacées internes et le développement de la criminalité.

Ces derniers mois, nous avons assister à des évènements de tueries, de braquages et vols à mains armés, de vol d’enfants, de séquestrations, d’enlèvements, de menaces de mort et j’en passe. Le pays des Hommes intègres, jadis havre de paix et de cohésion sociale, est devenu méconnaissable. Une situation qui s’enlise de jour en jour, en dépit de la volonté populaire du retour à la paix et à une cohésion nationale.

En cette journée du 8-Mars, une journée choisie pour honorer la femme dans le monde, nous adressons nos sincères condoléances à toutes les femmes qui ont perdu un fils, un mari, un enfant dans la tragédie que nous traversons actuellement. Le monde va en couille, dira-t-on dans le jargon populaire des media sociaux. Aussi, l’humanité s’effrite de jour en jour. Guerre, attentat, meurtre, séquestration, invasion sont devenus la rhétorique sur les ondes nationales et internationales. Un proverbe de chez nous dit que quand la pierre tombe du ciel, chacun protège sa tête.

Ainsi, nos villes agonisent. Une nouvelle forme de criminalité urbaine s’est développée. Les personnes de corpulence faible sont toujours prises pour cibles, notamment les jeunes filles. Des crimes violents, de nature à déposséder les victimes de leurs motos ou quelques billets ou piètres objets sans valeurs au regard de la perte en vie humaine.

Beaucoup de sociétés de gardiennage participent à l’effort de sécurisation des personnes et des biens à titre privé. La sécurité est devenue depuis belle lurette un bien marchand. Comme dans la majorité des secteurs d’activité au Burkina Faso, la femme est souvent diminuée, voire marginalisée.

Dans le cas de la sécurisation des personnes et des biens, le constat est que les clients ont majoritairement besoin d’un vigile de sexe masculin. Une discrimination à ciel ouvert qui est normalisée au regard de la nature du travail. Une femme comme agent de sécurité de nuit paraît immonde dans notre société actuelle.

Les agents de sécurité de jours devraient donc faire l’apanage de la gent féminine. Pourtant, cela ne fait pas l’unanimité. Durant mon séjour aux Etats -Unis, j’ai remarqué une implication incroyable et même prépondérante des femmes dans les secteurs tels la sécurité privée, les chauffeurs de bus, les auxiliaires de police et j’en passe. A l’opposé du Burkina Faso, cela paraît incongrue bien que la Femme burkinabè soit très battante.

Pourtant, les vigiles de sexe féminin formés au même titre que les vigiles de sexe masculin sont plus assidus et plus performants dans la sécurisation des personnes et des biens. La femme excelle dans l’observation, l’encadrement, le respect des règles, la fidélité des rapports, l’organisation et bien d’autres ; des qualités indéniables à la sécurité des personnes et des biens. Loin de moi l’idée de faire une étude comparative entre l’homme et la femme, je pense qu’il est temps que le métier se féminise.

Bamyam Jacob Tarpaga, Pyramide services

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