Actualités :: Burkina : « Quand vous choisissez vos présidents, il faut bien réfléchir par (...)

Depuis le 24 janvier 2022, le Burkina vit une période d’exception avec l’arrivée au pouvoir de l’Armée, synonyme de rupture de l’ordre constitutionnel. Une autre ère s’ouvre donc pour le pays avec à l’actif, plusieurs interrogations en lien avec les défis énormes auxquels fait face le pays. C’est dans cette ambiance que le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), l’ONG Diakonia et la communauté des enseignants-chercheurs et chercheurs en sciences juridiques et politiques du Burkina Faso (CEJP) tient, ce samedi 5 février 2022 à Ouagadougou, un mini-colloque pour alimenter les réflexions sur les perspectives.

Ce cadre, qui a mobilisé des participants aussi nombreux que diversifiés, vise à offrir une tribune démocratique permettant de confronter les différentes analyses, mettre en évidence les défis et les écueils à éviter, suggérer des avenues, recueillir des suggestions qui pourraient impacter sur le processus à venir et les réformes structurelles en perspectives.

Le décor de la journée a été planté par une leçon inaugurale autour du thème :« Le Burkina Faso post insurrectionnel : De Charybde en Scylla ? ». Il a été développé par le constitutionnaliste et enseignant en droit, Pr Augustin Loada. Celui-ci va rappeler, entre autres, qu’en dehors d’engager la responsabilité pénale d’un président du Faso, pour haute trahison par exemple (mécanisme prévu par la Constitution), il n’est pas possible de le faire partir avant la fin de son mandat.

« Par conséquent, quand vous choisissez vos présidents, il faut bien réfléchir par deux fois ; parce qu’une fois que vous l’avez choisi, c’est comme le mariage, il faut supporter », avise le spécialiste, Pr Augustin Loada.

Il rappelle que depuis son indépendance, le Burkina n’a de cesse de connaître une alternance de régimes à visage civil et régimes à visage miliaire.

Pr Loada a également révélé que les expériences des seuls présidents (civils) Maurice Yaméogo et Roch Kaboré (vers la fin de son règne) montrent que les civils pouvaient rivaliser avec les présidents militaires sous le chapitre de l’autoritarisme.
« Une chose est sûre, notre pays, le Burkina Faso, demeure, après 62 ans d’indépendance, une société dans laquelle le coup d’État est un risque potentiel permanent, en raison de la faiblesse des institutions étatiques », fait-il observer.

C’est pourquoi pense-t-il que la nouvelle dynamique doit avoir dans son agenda, un certain nombre d’impératifs, notamment la lutte contre le phénomène de corruption, des réformes qui incluent la grande masse rurale, des réformes électorales pour minimiser la perversion des compétitions démocratiques.

Cette étape introductive sera suivie de plusieurs autres communications, à l’image de celles autour des sous-thèmes : « Quelles réformes judiciaires pour une refondation de l’État ? » et « Faut-il réformer le protocole additionnel de la CEDEAO relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance ? », scrutés respectivement par Dr Émile Ouédraogo, enseignant-chercheur en droit public à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso et avocat inscrit au Barreau du Québec et Dr Médard Sanwé Kiénou, enseignant-chercheur, département de droit de l’Université
Nazi Boni de Bobo-Dioulasso
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O.L
Lefaso.net

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