Actualités :: Opinion : Soutien argumenté au MPSR

Pour Wilfried Roch Sanon, l’essentiel des éléments constitutifs d’un État avait disparu au Burkina avant la prise de pouvoir par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Il estime en effet que la souveraineté et l’autorité politique exclusive sur le territoire vacillaient. Dans cette tribune, il explique que le MPSR a l’occasion de restaurer l’autorité pour redonner au Burkina Faso du dynamisme à son patriotisme qui agonisait.

« Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur » : Enseignement et recommandation donnés par les pères fondateurs des USA depuis 1776 au sujet de gouvernements incapables de satisfaire (comprendre) l’aspiration du peuple.

Cet extrait (ci-dessus) pourrait clore un quelconque débat, quant à l’avènement du MPSR, et quand nous savons combien les Burkinabè ont souffert dans leur chair et dans l’âme, ces derniers six ans sous le MPP : l’illustration et l’incarnation de l’incompétence, la légèreté dans la gestion du pouvoir et de la chose publique.

Conséquences :

Constitutionnellement, le pouvoir burkinabè [MPP] était inopérant, a failli à sa mission régalienne, donc disqualifié pour la conduite de la nation.
Avant même le coup de force du 24 janvier 2022, le Burkina Faso était en réalité dans un vide juridique, l’Etat se délimitant à la république du Kadiogo-Houet. Preuve flagrante que l’existence de la nation burkinabè était en danger !

L’essentiel des éléments constitutifs d’un État avait disparu :
La Souveraineté et l’autorité politique exclusive sur le territoire vacillaient.
L’État ce n’est pas uniquement « l’élection » du [Président], mais l’âme d’une nation (cf. art. 32 C. BF) ! Il va au-delà d’un individu : Fût-t’ il « voté ». Le président fait partie de l’Etat, qu’il doit servir avec toute la rigueur qu’impose cette fonction ses devoirs constitutionnels.

Quelle est la validité d’une constitution (violée par ses garants (l’autorité) dans un (quasi-)État (Burkina Faso) sans réelle souveraineté intérieure, où la Puissance Publique (politique) a perdu toute la maitrise du territoire ?

Que vaut la LÉGITIMITÉ d’une puissance publique, de l’autorité (étatique) politique, si elle n’est pas à mesure d’assurer (appliquer) l’ordre constitutionnel sur une partie de son territoire ?
L’autorité politique (fut-t ’elle légitime) peut-elle ignorer [impunément] son incapacité à assurer l’intangibilité constitutionnelle du territoire (pertes de sols et sous-sols) avec la sourde et muette complicité du reste de la Nation : Faute régalienne existentielle et impardonnable !

La perte de la souveraineté intérieure : périls de l’unicité constitutionnelle et de l’indivisibilité (étatique), avec pour conséquence la perte du caractère unitaire (art. 31 C. du BF) de la forme étatique (de façon progressive, irréversible ou irrémédiable) !

Pour paraphraser Jellinek, l’État burkinabè ne disposait plus de la « Compétence de sa Compétence » : C’est à dire les pouvoirs d’édicter et de faire respecter des lois (sur tout le territoire), rendre justice sur l’entièreté de son territoire. Ces éléments de souveraineté intérieure n’étaient plus garantis par l’exécutif. »

- L’efficacité d’un État est l’émanation de la suprématie du pouvoir politique en place, ce qui pourtant n’existait plus (agonie étatique) au Burkina Faso.

La Vie et, a fortiori, la Survie d’une Nation ne peuvent être prises en otage au nom d’une pseudo élection démocratique, par une autorité (de fait, incompétente) qui ne respecte pas ses devoirs, engagements et serments constitutionnels.

C’est « État et Nation », qui sont objets de la Démocratie et non le contraire : La Démocratie n’a pas priorité sur la Nation, car c’est de la nation quelle tire son essence et sa souveraineté [Article 32] Constitution BF.

Avec ces manquements, (cf. art. 36 pour le chef de l’État et art. 113 pour l’Assemblée qui a failli à sa mission de contrôle des actions du gouvernement ) aux devoirs régaliens, ces autorités devraient être jugées pour trahisons de serments et violations de la Constitution, mettant ainsi la nation en péril ; en sus les vies humaines civiles et militaires, les ayants droits de ces derniers, les pertes morales et matérielles des déplacés internes, les détournements sur les commandes militaires en [temps de guerre].

Conclusion de ces faits révélateurs des défaillances sus-citées : L’État n’existait plus au Burkina Faso, car ceux à qui sa conduite avait été confiée constitutionnellement (devoirs et serments) ont violé eux-mêmes cette Constitution.

Une « TABLE RASE » pour restaurer l’AUTORITÉ, était plus que nécessaire !

Et c’est ce qu’a réalisé le MPSR, qui a pris ses responsabilités pour redonner au Burkina Faso du dynamisme à son patriotisme qui agonisait.

Certaines voix, et pas des moindres, s’évertuent à conserver l’exercice démocratique africaine dans un moule préfabriqué sur mesure, alors que le père de la démocratique, le « régime athénien », n’était pas parfait (démagogue), il n’est alors guère transposable, à l’Afrique du moment. La démocratie n’est pas non plus étrangère à la culture africaine, car après celle athénienne et avant celle moderne, nous avions la Chartre Mandéenne qui est une constitution de l’empire du Mali adoptée en 1236 (classée par l’Unesco) : https://ich.unesco.org/fr/RL/la-charte-du-mandn-proclame-kouroukan-fouga-00290

D’où l’ouverture d’un débat sur la conception moderne (erronée ou étriquée) d’une démocratie figée.

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La deuxième partie de cet écrit évoque la conception et la compréhension étriquées de certains intellectuels sur la démocratie : son concept.

La démocratie est un Idéal [accessoire] à une nation et non consubstantielle à celle-ci, qu’on se le tienne pour dit : « accessorium sequitur principale » (l’accessoire suit le principal.) Le principal en ce moment, c’est la survie de notre NATION !

Nul ne dénie à la démocratie ses « bienfaits », mais un être lucide et doté d’un minimum de sens, sait que : « UNE NATION SANS VIES, SANS SOUVERAINNETE, NI TERRITOIRE NE PEUT FAIRE L’OBJET D’UNE ORGANISATION DEMOCRATIQUE. »

Pour faciliter la compréhension : vous avez un incendie dans votre unique domicile, mais vous voulez choisir une qualité d’eau, entre celle minérale et celle du barrage, pour l’éteindre. Cela s’appelle insouciance, irresponsabilité, doublées, de candeur mortelle (en droit pénal allemand : *Arg- und Wehrlosigkeit), une inconscience (luxueuse) extrême !

Bien sûr que scander le mot démocratie (avec près de deux millions de déplacés internes), quand on est dans son lit douillet depuis New-York, Paris, Sidney, … Ou depuis son salon feutré de Ouaga, à l’abris des peines et du danger de mort quotidien, de défendre cet idéal, qu’est la conception étriquée de la démocratie. Ces mêmes individus encourageaient davantage la tendance totalitaire de ce régime du MPP (distributeur illégal de billets de banque et muselière de la liberté d’expression en ligne), ce dernier avec ses encenseurs et laudateurs, comprenaient en la démocratie cette enveloppe formelle, occultant, la substance téléologique ( l’objectif final) de la théorie, son aspect du devoir régalien et l’affirmation de la puissance publique, dont ont été chargés le président(dont l’exécutif) et le législatif par des électeurs. Pour le MPP, « être élu » suffisait pour faire du laxisme un droit dans la gestion de la chose publique, un blanc-seing légitime de règne de pillage, oubliant l’aspiration du peuple (élément essentiel).

Le coup de force militaire du MPSR vient à point nommé pour donner de la vitalité au pouvoir public, qui avait disparu dans ses sens téléologique et morale. Ce n’est pas la soif du pouvoir, mais l’urgence qui a motivé cette sanction de la jeune génération militaire ! Ils ne l’auraient pas fait, que plus jeunes qu’eux le feraient !

Cette génération aux affaires étatique, est connue dans sa tranche d’âge (promotionnelle) pour ses valeurs et intégrités ! Inutile de chercher à les salir, ils ne sont pas responsables des 30 ans passés, ils proposent juste, une meilleure solution. Qui connait le parcours et les réputations (fondées) de ces jeunes, n’aura aucun doute ! Ceux qui veulent peuvent bien se renseigner, peuvent s’adresser à la troupe. Le temps et le pouvoir usent, mais l’essentiel sera fait, avant qu’ils en arrivent là !

Ces jeunes, tous comme Assimi Goita, sont ceux qui étaient sur le terrain des hostilités au (front) Sahel, avec la troupe, ils ont vécu et partagé, les pertes en vies humaines de leurs soldats, leurs souffrances (physiques et morales), donc ce n’est pas eux qui vont détourner l’argent des armes.

La vielle classe politique n’a pas de vision pour la Nation, mais elle est très expérimentée dans les coups bas, très apte pour les faux coups (leur seule idéologie politique) ; juste de la parade, pas pour un plan concret sincère de développement : et cela ne devra jamais être oublié !

Qu’ils se le tienne pour dit, l’œil du peuple est sur eux ! Le nouveau « Pouvoir de Restauration » est très pondéré, mais sera autant intraitable vis-à-vis des déstabilisateurs.

La situation nationale (actuelle) prime sur l’idéologie, en plus la réconciliation (avec justice) doit être inclusive, même avec le régime Compaoré. Mêmes des anciens collaborateurs nazis (dont Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies de 1972 à 1981) ont travaillé avec les alliés après la deuxième guerre mondiale.

Selon Cicéron, un pays pour ne pas périr, se doit d’être gouverné par intelligence et conseil : Un Etat n’a que d’amis circonstanciels (développer l’amitié selon l’opportunité, en bref la nécessité du moment) et un système de gouvernement qui s’adaptent aux réalités et non au formalisme d’un moule statique, juste pour bien paraitre, mais souffrir en son for intérieur. Il faudra donc renforcer le l’Intelligence !
En recommandations, les personnes ci-dessous (ayant fait preuves dans la défense des acquis démocratiques) semblent être indispensables (en ce moment) ou incontournables comme Boussole de la jeunesse patriotique, et sont à mettre à l’épreuve dans l’exécution, le contrôle et le suivi des affaires régaliennes pendant la transition :

Bassolma Bazié
Barry (journaliste)
Farama (avocat)
Bama Ladji(journaliste)
Touré Naim
Drabo Anaïs
Maiga Ibrahima
Dr Kossimbo Evariste et Dr. Rassablaga, comme conseils

Cette collaboration (dans le mécanisme de transition) fera école pour la jeune génération, et encouragera beaucoup de jeunes à cultiver la vertu et se rendre compte que l’honnêteté paie, plus que la mendicité. Ces personnes citées ne doivent dépendre des associations (OSC), mais doivent être, juste, des objecteurs de conscience même dans la plus haute fonction !

La seule condition sera de se déposséder de l’esprit de radicalité idéologique ! Seule l’IDEOLOGIE de la PROBITÉ est essentielle ! Et même qu’en France des lanceurs d’alertes sont reconnus comme collaborateurs de l’Etat. La France examine en ce moment (début 2022) une loi sur la « Protection des lanceurs d’alerte ».

En outre, il existe déjà, toujours en France : la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite loi Sapin sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie politique, qui reconnait des lanceurs d’alertes, comme collaborateurs du service public. Cela renforce la démocratie !

Ce qui arrive au Burkina Faso en ce moment n’est pas causé par ces jeunes militaires, mais c’est l’exigence de lois naturelles, du refus de la souffrance d’un peuple, phénomène qui a d’ailleurs été théorisé par Polybe de Mégalopolis : Anacyclose.

Ces jeunes patriotes n’en sont que des effets !

Il est dommage de constater (maintenant plus que jamais) que l’Africain, intellectuel surtout, s’accroche avec virulence et de façon sacro-sainte à la démocratie athénienne autant qu’à la religion, avec à la clé : Confusions de types de régimes et systèmes politiques. Le pire est que des juristes avec leurs amis s’y mettent ou restent aphones sur la problématique ; tenir à l’enveloppe plus qu’à son contenu, ou prendre l’ombre pour la proie.

La Volonté du peuple est-elle loi ou non ? D’où vient la souveraineté d’une nation ?
A-t ’ont demandé au peuple libyen avant de lui imposer ce « sauvetage démocratie » ; l’invasion libyenne à cet effet était-elle démocratique [referendum libyen ?]. Vous êtes -vous déjà demandé, depuis votre semblant et lâche confort, ce que pensent les déplacés internes du Burkina Faso de la démocratie qui les gouvernait en ce moment ?

Quand le peuple ne peut plus disposer de la protection de l’Etat, c’est cela votre pseudo démocratie ? Vous rejetez l’association du peuple (donc des citoyens) à la chose publique, pour vous accrocher à [vôtre] enveloppe ; surprenant et effarant tout de même. Imposer la démocratie par la bombe, comme en Lybie et nous l’imposer en temps de guerre, à travers des incompétents au Burkina par le biais une pseudo élection. C’est ceux à quoi se résume pour vous la démocratie ?
Votre notion de la démocratie est encadrée dans ces élections plus que douteuses, comme si c’était que le formalisme qui vous obnubilait et émerveillait. La démocratie n’est pas consubstantielle à l’humanité, donc à aucune nation, mais l’instinct de survie, SI ! DONC : « accessorium sequitur principale » : l’accessoire suit le principal.

Même la notion de famille évolue, couple homme femme (qui tend vers l’extinction), celles monoparentales, recomposées, homoparentales, idem pour les droits de l’homme qui se scindent évolutivement en différentes générations (au moins cinq, à nos jours), les cultures avec ; alors, acceptez aussi l’évolution et les mutations socio-politiques : ça semble bien logique !

Vous a ton déjà dit que toutes les démocraties sont pareilles ? Chez-nous c’est les élections et deux mandats, mais les démocraties monistes ont beaucoup de succès, avec plus de deux mandats possibles, n’est-ce pas une sorte de dictature, sans nom, si l’on compare à Kagamé ?

Faudra t’il toujours chercher à l’imposer à l’Afghanistan (de nouveau), que viennent de quitter les alliés OTAN-USA ?

La démocratie est un luxe en temps de guerre, quand il y a péril en la demeure et que le pouvoir public est incompétent (c’est un suicide national). En période de guerre (ex. état de siège) c’est les militaires qui commandent, pas l’opportunisme politique, car beaucoup y sont pour le pécuniaire, et non par patriotisme. Les pays dits démocratiques n’ont pas de guerres sur leurs sols, mais les font à l’extérieur, nous [Burkina Faso], c’est sur notre sol, avec menace existentielle de la Nation. Si vous (défenseurs inconditionnels de la démocratie) pouvez pratiquer votre démocratie dans le Lorum (Burkina Faso) et auprès des déplacés internes, en ce moment, alors nous en aurons la même perception, et vous devrez aussi être sur le terrain pour en assurer l’implémentation. Parce que si les habitants du Lorum et le déplacés internes, eux, doivent choisir entre [vôtre] démocratie (celle de république du Kadiogo-Houet / ou d’aller fêter la CAN en temps de guerre) et le recouvrement sans condition de leur quiétude et les libertés octroyées par notre Constitution, alors le choix est vite fait.
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La CEDEAO quant à elle joue sa survie réelle, chaque analyste l’a perçu, dès que la Guinée a suivi les traces du Mali. La CEDEAO s’est tiré une balle dans le pied, car même si l’embargo réussissait à mettre la Mali à genoux, ce pays aurait gagné le cœur de toute l’Afrique, et l’effet domino semble inévitable. La France perdra le Mali, tout comme Rwanda, ensuite le cas fera école en Afrique francophone. La France, après le Rwanda, perdra effectivement le Mali (comme partenaire), si elle ne revoit pas sa stratégie « relationnelle » avec ses ex-colonies. Soixante ans après les indépendances, l’Afrique et sa diaspora ont maintenant des jeunes érudits, qui ont compris ce que c’était que de « planter » dans la dignité pour les nouvelles générations. En conséquence, la France va y disparaitre complètement avec sa langue, comme au Rwanda(décrié), qui malgré son système démocratique engrange plus de succès.

Un VENT nouveau (sans précise direction) souffle sur l’Afrique de l’Ouest, et va se propager par effet domino sur le reste du continent. La CEDEAO, avec ses sanctions, sans le savoir, fait un effet de « Soft power » (négatif) sur la jeunesse africaine, donc une inversion du résultat recherché, ce qui est autodestructeur pour cette organisation, qui finalement finira elle-même par être suspendue par les Etats Ouest-Africains, pour une RENAISSANCE [avec une clause résolutoire de la Convention, reconnue à chaque Etat], et c’est pour bientôt !

* Est sans défense toute personne qui, sans méfiance, n’est pas en mesure de se défendre ou est fortement limitée dans sa défense.

PS : Cette réflexion a été écrite depuis le 27 janvier 2022, mais n’avait pu être publiée pour raison de calendrier. »

Auteur : W. Roch SANON

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