Actualités :: Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile (...)

« On ne se lève pas aller à un congrès, lorsqu’on a transgressé les décisions d’un congrès précédent. Ça n’a pas de sens ». C’est l’une des leçons aux allures de cours d’histoire politique, dispensé en cette matinée du lundi 3 janvier 2022 à Ouagadougou, par le président par intérim de l’« aile historique » du CDP, Achille Tapsoba, et le deuxième vice-président, Salifou Sawadogo, à l’occasion de l’assemblée générale des jeunes de la section provinciale du Kadiogo (capitale) du parti.

C’est dans une salle du CENASA acquise à la cause de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, que s’est tenue cette assemblée générale des jeunes CDP de la section provinciale du Kadiogo (douze arrondissements de Ouagadougou et six communes rurales). Cette rencontre se tient donc dans une actualité de crise au sein du parti, caractérisée par deux camps : l’aile dite historique dirigée par Achille Tapsoba (de laquelle se réclament les organisateurs du jour) et l’aile appelée futuriste tenue par Eddie Komboïgo. C’est d’ailleurs le principal sujet autour duquel se sont focalisées les interventions, ouvertes par le responsable des jeunes du Kadiogo, Alain Nacoulma, et le secrétaire général dans la province, Noël Sourwèma, qui ont tous loué la « loyauté » de l’aile historique du CDP au fondateur et président d’honneur Blaise Compaoré. « Nous avons été avec Blaise Compaoré, nous sommes avec lui et nous serons toujours derrière lui. Celui qui ne veut pas, qu’il se mette à l’écart », a tranché le premier responsable du parti au Kadiogo, Noël Sourwèma.

Pour l’occasion, les élus locaux (conseillers municipaux, ndlr) du parti dans la province ont lu une motion de soutien à l’aile historique et au président par intérim Achille Tapsoba.

Puis, place au deuxième vice-président, l’ancien ministre de l’environnement, le député Salifou Sawadogo, de revenir sur la fissure au sein du parti, en affirmant qu’elle est partie de la volonté de l’aile dirigée par Eddie Komboïgo de changer le nom et le logo du parti ainsi que de supprimer les prérogatives du président d’honneur Blaise Compaoré.

Ici, des membres du bureau exécutif national

« C’est à cela que se sont opposés les membres du bureau exécutif national. Et on nous dit ça peut intervenir dans six mois, deux ans, trois ans… (les changements, ndlr), mais en réalité, c’est de la duperie, c’est du mensonge ; la décision est déjà prise. Il ne s’est pas agi à leur fameux congrès d’une recommandation, mais plutôt d’une résolution. Ça veut dire que ça doit être résolu avant le prochain congrès, c’est du français et nous comprenons fort bien. C‘est face à l’opposition de militants rassemblés à ce fameux congrès, qu’ils ont trouvé la formule et différé. Et nous comprenons très bien ; c’est en réalité pour utiliser le sigle CDP et à travers le sigle, le père-fondateur Blaise Compaoré, pour aller aux élections municipales et juste après, changer le parti. Mais nous les attendons. En termes clairs, ce que nous avons annoncé au départ, c’est cela qui s’est concrétisé », brandit Salifou Sawadogo, pour qui, les militants sincères ne peuvent nullement s’accommoder de tels actes.

« Et pour bien faire, la durée du mandat est ramenée à quatre ans. Depuis l’ODP/MT (Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail), jusqu’au CDP, la durée du mandat est de trois ans. Même les partis qui sont issus du CDP, je peux citer l’UPC, le MPP et bien d’autres, la durée des mandats, c’est de trois ans. C’est vrai, on peut même aller à six ans, mais ce n’est pas un fait du hasard, si c’est trois ans. Et pour ce congrès, pour bien faire, on va jusqu’à quatre ans. Mais nous comprenons très bien ; quatre ans, nous nous situons en 2025. Donc, il se créerait les conditions pour être retenu comme candidat du parti pour l’élection présidentielle », dévoile-t-il avant d’ajouter que les militants ne peuvent engager leur avenir derrière Eddie Komboïgo.

« Ces derniers temps, il parle de camp historique et de camp futuriste. Futuriste, c’est faux, mais historique, oui ; parce que l’histoire de ce parti, nous qui sommes rassemblés, effectivement, nous la détenons. Nous étions-là, à la création de ce parti. Nous avons les fondamentaux. (…). De canal futuriste, il n’y en a pas. On a une aile qui rêve, et ceux qui rêvent, on les appelle des rêveurs. Nous avons une aile pleine d’illusion et ceux qui ont des illusions, on les appelle des illusionnistes », retrace M. Sawadogo.

Salifou Sawadogo, 2ème vice-président du CDP

Parlant du nouveau bureau exécutif né du congrès de l’aile futuriste, qu’ils disent d’ailleurs ne pas reconnaître, Salifou Sawadogo et ses camarades déclarent qu’il est dépourvu de substance du parti. « Ce bureau, quantitativement, est nul, médiocre, insuffisant ; parce que nous sommes passés d’un bureau de 130 membres à un bureau, semble-t-il, de 89 membres. Et nous savons qu’il y a eu des difficultés à avoir les 89 noms ; puisque même sur les 89 noms, il y en a qui n’ont pas été au congrès, au bureau politique, qui n’ont jamais accepté être membres du bureau et qui ont trouvé leur nom à l’intérieur. En somme, ils ne valent même pas 89. Donc, quantitativement, c’est nul par rapport au bureau sortant. Et qualitativement, je vous laisse le soin donc de parcourir la liste… C’est no comment », mate l’ancien chargé de la jeunesse du CDP.

« Politiquement, c’est nous qui avons mis Eddie Komboïgo là où il est »

« Politiquement, c’est nous qui avons mis Eddie Komboïgo là où il est. Alors que nous nous préparions pour le sixième congrès, nous nous sommes retrouvés quelques-uns. Je peux citer Achille Tapsoba qui est présent, Moïse Traoré, Anicet Pooda qui est de l’autre côté, Zambendé Théodore Sawadogo et bien d’autres noms. Nous étions à quelques jours du congrès et il s’est agi donc de trouver un candidat. Et autour de la table, cinq noms sont apparus : Paramanga Ernest Yonli, Juliette Bonkoungou, Achille Tapsoba, Salifou Sawadogo et Eddie Komboïgo. Lorsque nous avons fait le tour de table, pour diverses raisons, les candidatures de Paramanga Ernest Yonli et de Juliette Bonkoungou n’ont pas été retenues.

Moi, j’étais présent à la rencontre et j’ai tout de suite déclaré que je n’étais pas prêt pour le poste. Il restait deux noms : Achille Tapsoba et Eddie Komboïgo. Et Eddie n’avait pas la qualité pour être dans le cercle de décision (avec tout le respect que je lui dois). Après moult discussions, et diverses raisons que je me garde d’évoquer ici, nous avons demandé au vice-président Achille Tapsoba, d’accepter que nous retenions Eddie Komboïgo comme candidat. Mais à la seule condition, qu’une fois retenu, Eddie Komboïgo accepte que nous lui enjoignions un bureau politique, parce que nous sommes partis du fait qu’il n’était pas suffisamment politique et qu’il lui fallait un entourage purement politique », dévoile Salifou Sawadogo, précisant qu’Eddie Komboïgo va de ce pas négocier le poste de chargé à la jeunesse pour Boubacar Sannou.

« Voilà la petite histoire. (…). Voilà comment Eddie Komboïgo est devenu pour la première fois, président du parti. (…). Au septième congrès (mai 2018, ndlr), il s’est aligné face au camarade Badini (Boureima). Le camarade Achille Tapsoba a soutenu Badini, moi j’ai soutenu Eddie, et chacun avec ses raisons. Mais l’information nous est arrivée au dernier moment que le président Blaise Compaoré, pour des raisons qui lui sont propres, a souhaité qu’Eddie soit le président du parti et Badini vice-président. J’ai dit que dès lors…, je m’aligne. Les autres camarades qui n’étaient pas sur cette position avaient d’autres types d’informations. Mais nous l’avons soutenu, selon la volonté du président Blaise Compaoré », rappelle-t-il, déclarant ne donc pas comprendre pourquoi M. Komboïgo refuse-t-il maintenant de répondre aux lettres de Blaise Compaoré (par rapport au congrès, ndlr).

Lecture de la motion de soutien

« Il faut savoir ce qu’on veut ; les prérogatives que nous avons au niveau des textes, le président Compaoré ne les a pas demandées, c’est nous qui avons écrit cela. Et je voudrais, sur ce point, rendre hommage au président Léonce Koné qui a été visionnaire sur ce point-là. (…). Il n’y a pas de CDP sans Blaise Compaoré, qu’il soit ancien ou nouveau. Et on veut opposer les jeunes aux anciens, je ne sais pas qui est jeune et qui est ancien ; Eddie et moi, il y a un an de différence, nous sommes de la même génération. (…). Nous n’avons aucun problème personnel avec lui, nous avons un problème avec les textes », soutient Salifou Sawadogo, qui s’interroge pourquoi effacer le CDP, alors que des partis comme l’ANC, le RDA demeurent des références. C’est pourquoi dit-il penser que le MATDS (ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité) tranche pour permettre à l’aile historique d’organiser le huitième congrès et pour permettre au parti de revenir à la table de négociations sur la réconciliation nationale avec le pouvoir, le MPP et faire des propositions sur les questions de sécurité (l’opposition a suspendu sa participation aux instances nationales).

Le président par intérim, Achille Tapsoba, par ailleurs président du groupe parlementaire CDP, axe son intervention sur celle de son prédécesseur. « L’heure de vérité a sonné. Car, comme le dit le philosophe, chacun de nous est le résultat de son passé. Personne ne peut exister sans son passé, et le passé n’est ni plus ni moins qu’un ancien présent. Et le présent est un ancien futur, et le futur c’est certainement un prochain présent. Nous sommes du CDP, canal historique, canal présent, mais pas canal futuriste, car le futurisme, par définition, c’est le courant de pensée qui pense que seul le futur peut être le lieu ou le rendez-vous pour résoudre toutes les questions du présent et du passé. Le futurisme est un courant de pensée qui veut s’abstraire du présent et du passé. Ce genre de futurisme n’est ni plus ni moins, que de l’illusionnisme et c’est donc pour nous un concept qui n’a pas droit de cité », a contré Achille Tapsoba, rappelant que le CDP est composé de membres fondateurs, d’anciens, de jeunes, de personnes physiques et de personnes morales.

« Je voudrais rappeler, avant de passer à autre chose, que quand on définit un parti en deux ailes, une aile historique, une aile futuriste et qu’on se débarrasse d’une aile, comment on fait pour voler ? Pour voler, il faut deux ailes. C’est dommage, je voudrais simplement rappeler cela à ceux qui fabriquent les concepts sans en connaître les teneurs », dispense le philosophe de formation, Achille Tapsoba, marquant ici une pensée pour les victimes du phénomène terroriste, aux déplacés et aux forces combattantes.

Achille Tapsoba, président par intérim du CDP.

« Il n’y a qu’un seul CDP : c’est ce CDP-là qui va exister demain »

La crise vient de l’histoire récente, et les éléments précurseurs se trouvent déjà dans l’après-septième congrès, poursuit-il. « Le président qui a été élu par le septième congrès était Eddie Komboïgo. Mais le même congrès qui l’a élu président, c’est ce congrès qui a institué le poste de président d’honneur de notre parti avec des attributions très précises. (…). On rappelle tout temps que le CDP a été créé grâce à l’effort, à la détermination du président Blaise Compaoré. Rappelons-nous, en 1996, l’ODP/MT était le parti au pouvoir. Nous venions d’une élection en 92, où nous avions fait le ‘’tuuk guili’’ (règne sans partage, ndlr). Malgré tout, le président Blaise Compaoré a dit : je veux un large rassemblement des fils et des filles de ce pays, pour la démocratie et le progrès de notre patrie.

Curieusement, pendant que son parti est hyper-majoritaire à l’assemblée nationale, il se met à discuter avec l’opposition, il nous met en négociation avec les partis d’opposition. A l’époque, on s’est demandé qu’est-ce que le président Blaise Compaoré cherche dans cette affaire : on est majoritaire, qu’est-ce qu’il y a encore à faire ? Je me rappelle à l’époque qu’il nous a dit : vous savez, lorsqu’un parti a la majorité pour gouverner un pays, il faut qu’il se mette toujours à l’esprit que seule l’adhésion du peuple et des populations est toujours importante, sinon on peut être surpris dans quelques années.

Deuxièmement, il a entrepris de fédérer les partis autour de la social-démocratie : il s’est rendu compte que l’ODP/MT était un parti social-démocrate, en tout cas, à tendance révolutionnaire. Le plus grand parti politique de l’époque, la CNPP/PSD (Convention nationale des patriotes progressistes/parti social-démocrate) était social-démocrate, avec une dizaine d’autres partis. C’est pour cette raison, qu’en février 1996, treize partis, formations et factions de partis ont pu être fédérés par Blaise Compaoré et le CDP est né. Il faut le dire très souvent, que sans cet effort de Blaise Compaoré, le CDP n’aurait pas existé, peut-être qu’on serait à un neuvième, dixième congrès de l’ODP/MT….

Donc, ceux qui veulent effacer, d’un revers des mains, cette origine historique, parce qu’ils veulent conjuguer le parti au présent, en le détachant de son histoire récente et en voulant partir d’une fabrication d’un futur complétement coupé des réalités présentes, se trompent lourdement. Combien de présidents le CDP a eu ? Le premier président, c’était Arsène Bongnessan Yé, ensuite Roch Marc Christian Kaboré pour trois mandats, Assimi Kouanda, Léonce Koné (qui a dirigé le parti dans la période transitoire et qui a organisé le congrès de mai 2018 portant Eddie Komboïgo à la tête du parti). Fondamentalement, nous nous en tenons là, si on nous pousse plus loin, on dira plus que ça. C’est dire que lorsqu’on arrive à la tête de ce parti et on construit comme ambition, la promotion personnelle, on révèle au grand jour, ce qui est enfui dans son subconscient politique, à savoir non pas servir le parti, mais se servir du parti. C’est de cela qu’il s’agit », s’est attardé Achille Tapsoba.

« Un paramètre, sur lequel je vais insister : ce même camarade (Eddie Komboïgo, ndlr) que nous avons mis à la tête du parti en 2015, c’était sur une base d’engagement clair qu’il mettait ses moyens à la disposition du parti pour reprendre l’échiquier politique national. Il mettait ses moyens. A l’époque, Salifou avait sa maison cassée, moi j’avais ma maison complètement cassée, la poche trouée, des problèmes à n’en point finir, etc. On a dit, allons-y ! En politique, la stratégie, c’est l’objectif final. Mais pour atteindre l’objectif final, il faut souvent une tactique, qui vous donne l’impression que vous avez oublié la stratégie. Mais c’est un moyen pour y arriver. Donc, nous avons fait des concessions. Et aujourd’hui, celui qui bénéficie des concessions nous traite de subordonnés. Mais, tout de même ! Quand le fils commence à dire que c’est lui qui a mis son père au monde, ça pose problème », expose M. Tapsoba.

Plusieurs leaders coutumiers ont pris part à la rencontre

S’appuyant sur le nécessaire respect des textes, il rappelle : « le président du parti est le premier militant qui doit respecter les statuts du parti et les faire respecter. Alors, la petite histoire : le président Eddie a fait respecter les statuts en faisant sanctionner trois camarades (Abdoul Karim Baguian dit Lota, Adama Tiendrébéogo et Ghislain Tondé). Quand il s’agit maintenant à son tour, il ne veut pas respecter les textes. Il n’y a pas deux statuts au sein du parti : un statut pour les militants et un statut pour le président du parti. (…). Quand un chef, qui aspire diriger le Burkina Faso, est incapable de respecter les textes de son propre parti, qu’en sera-t-il quand il sera président du pays ? Il ne faut pas qu’on se flatte, le Burkina est une savane, avec une avancée du désert… ».

Pour Achille Tapsoba, si on est courageux, il faut reconnaître ses errements et faire une autocritique, car nul n’est au-dessus des textes du parti. « Tout comme les faits, les textes sont têtus. On ne se lève pas aller à un congrès, lorsqu’on a transgressé les décisions d’un congrès précédent. Ça n’a pas de sens. Ça veut dire que le congrès qu’on va organiser et tenir, on est encore prêt à transiger ses décisions. Non, on reste dans les décisions du congrès précédent en allant au congrès suivant… », critique le président par intérim, affirmant que les vice-présidents et plus de la majorité absolue du bureau exécutif national se sont désolidarisés d’Eddie Komboïgo et son aile. « Il n’y a qu’un seul CDP : c’est ce CDP-là qui va exister demain », a signé le président par intérim du CDP, Achille Tapsoba.

O.L.O
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