Actualités :: Blaise Compaoré candidat à sa succession : Une chance pour la continuité dans (...)

Chers lecteurs,

Nous sommes très heureux de vous retrouver après cet intermède de fin d’année que nous avons-disons-pompeusement baptisé "congé annuel". Nous vous réitérons nos vœux de bonne et heureuse année 2004.

Qui connaît mieux que vous-même de ce dont vous avez besoin pour être des lecteurs, des citoyens, des hommes comblés ? Cependant la vie nous enseigne que le courage, le travail et l’espérance contre le pessimisme et le fatalisme sont les meilleurs atouts pour réaliser toute ambition.

Sans être l’enfer que l’on brocarde à souhait dans un certain discours politique, le Burkina n’est pas non plus un eldorado, si tant est qu’il en existe sur terre. Le quotidien ici comme ailleurs n’est pas sans difficultés. Il faut le savoir et se donner toutes les chances de les surmonter par nos efforts individuels et collectifs. C’est connu, l’Etat providence est mort de son bel anachronisme et dans un pays comme le nôtre, c’est proprement un leurre que de tout attendre des pouvoirs publics, de récriminer éternellement parce que ceci n’est pas fait sans jamais voir ce qui est fait ou se fait.

A ce sujet, l’année 2003 s’est terminée par une mauvaise nouvelle, celle de la conjuration avortée contre la sûreté de l’Etat. 2004 commence avec une bonne nouvelle, celle de la candidature annoncée de Blaise Compaoré à l’élection présidentielle de 2005. Tentative avortée de coup d’Etat - candidatures à l’élection présidentielle, c’est là deux faces d’une même médaille, celui de la politique avec son envers et son endroit et où se joue l’avenir des institutions républicaines et par effets induits celui de tout le pays.

L’envers ici c’est bien entendu cette tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. On n’en est toujours à se demander comment les conjurés comptaient justifier leur forfaiture en cas de succès.

"L’affaire Norbert Zongo" et la "lutte contre l’impunité" sont des prétextes commodes qui ne sauraient justifier cette tentative de retour vers l’inconnu. Douze ans de vie républicaine, trois législatures sans interruption (92-97-2002) constituent un record de stabilité constitutionnelle que l’on pensait à même d’exorciser les vieux démons des putschs militaires. Il faut croire que non. La mauvaise herbe a la vie dure. Le pire c’est qu’il se trouve encore des politiques pour justifier l’injustifiable.

Aucun démocrate digne du nom ne devrait cautionner, justifier encore moins parrainer un complot du genre nonobstant les divergences politiques possibles et souhaitables dans un système pluraliste. Quant au nom de l’adversité politique l’on s’autorise des libertés avec la loi fondamentale, c’est la démocratie elle-même qui perd de son essence, le système, de sa pertinence et les acteurs politiques leur crédibilité.

L’enracinement des valeurs républicaines n’est pas compatible avec ce perpétuel recommencement tout simplement parce que des acteurs ou de regroupements d’acteurs politiques donnent plus d’importance au détail des faits plutôt qu’au processus d’ensemble de l’évolution politique. Quand s’y ajoutent les prétentions cripto-moralistes de certains intellectuels du landerneau politique, la boucle est bouclée sur le péché mignon de l’opposition burkinabé.

L’endroit de la médaille, c’est l’option résolument républicaine dans la conduite des affaires de l’Etat prise par les plus hautes autorités de l’Etat. Les institutions qui en constituent la charpente jouissent d’une légitimité démocratique et travaillent légalement à renforcer la transparence et la pertinence du système.

Pour ce faire, avec son esprit d’ouverture, son charisme de rassembleur et sa forte personnalité d’Homme d’Etat, Blaise Compaoré a su conduire le Burkina vers la rupture d’avec une image misérabiliste et de pays chroniquement instable. Le pays des Hommes intègres tourne plutôt bien que mal. Il n’est plus seulement la "terre des Hommes" il est aussi celui du travail et des affaires dans le bon sens du terme. Il faut donc garder le cap et c’est en cela que la nouvelle de la candidature de Blaise Compaoré à sa succession en 2005 est très bien accueillie.

Une continuité dans la stabilité, la paix et le progrès, ce sont là les voies d’un développement durable pour le Burkina. 2005 est à la fois loin et proche. Or en politique comme dans bien d’autres domaines rien ne sert de courir, il faut partir à point. Bien que le président Compaoré sur l’échiquier politique national surclasse adversaires et partisans, cette candidature « prématurement » annoncée lui vaut une longueur d’avance sur ses challengers éventuels. L’essai a de fortes chances d’être transformé à l’issue d’un scrutin présidentiel que les observateurs pronosticquent déjà comme le plus ouvert depuis 1978. Affaire donc à suivre.

Djibril Touré
L’Hebdo

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