Actualités :: Médiateur du Faso : Obtention d’une grâce présidentielle au profit d’une (...)

Le président du Faso, Roch Kaboré, a reçu en audience, le jeudi 6 mai 2021, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite, Dr Waleed Alhamoudi, en fin de mission au Burkina Faso. A sa suite, une délégation du Médiateur du Faso, conduite par la première responsable Saran Sérémé, est venue remettre les rapports d’activités 2018, 2019 et 2020 de l’institution au chef de l’Etat.

La première personnalité à avoir été reçue est le diplomate saoudien, venu dire au revoir au président du Faso après quatre ans de mission au pays des hommes intègres. L’entretien du jour a permis, selon Dr Waleed Alhamoudi, de réitérer ses remerciements à Roch Kaboré et au ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, pour les efforts entrepris pour faciliter sa mission au Burkina Faso.

Durant ces quatre ans, dira-t-il, « nous avons essayé de renforcer et dynamiser les relations entre les deux pays. Sur le point de la coopération bilatérale, nous pouvons dire que les relations sont excellentes aujourd’hui, grâce aux différentes visites de travail et d’amitié effectuées par le président du Faso en Arabie Saoudite, mais également aux différentes actions menées au Burkina Faso ».

Dr Waleed Alhamoudi, ambassadeur d’Arabie Saoudite en fin de mission au Burkina Faso, accompagné par le ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry.

Les trois rapports d’activités du Médiateur du Faso

A la suite du diplomate saoudien, c’est le Médiateur du Faso, Saran Sérémé, accompagnée des conseillers de l’institution, qui a été reçue par le président du Faso. Pour le médiateur, la visite au chef de l’Etat avait pour objet de lui transmettre les rapports d’activités 2018, 2019 et 2020 de son institution. Cet exercice de remise de rapports est une obligation institutionnelle auquel le Médiateur du Faso est soumis au terme de sa nomination.

Selon Saran Sérémé, l’on peut retenir qu’au terme de l’année 2018, ce sont 6 772 plaignants dont 5 107 hommes et 925 femmes, qui ont soumis auprès de l’institution 815 réclamations. L’instruction a permis de clore 301 plaintes au 31 décembre 2018, et 514 ont été reversées à l’année 2019. Ainsi, pour Saran Sérémé, le nombre important de dossiers non-clos s’explique essentiellement par la faible réactivité de certaines administrations aux interpellations de ses services. De ce fait, sur 336 interpellations, les réactions sont au nombre de 230, soit un taux de 68,5%.

Saran Sérémé remettant les trois rapports à Roch Kaboré.

Au titre toujours des activités menées durant l’année 2018, l’on retiendra l’organisation des audiences foraines et des conférences qui ont permis de mieux connaître les services du Médiateur du Faso par les populations. En sus de ces actions, on notera, en matière de plaidoyer, l’obtention d’une grâce présidentielle au profit d’une détenue, la réintégration d’une assistante de police stagiaire radiée des effectifs pour un problème spécifique. En matière d’auto-saisine, il a y eu la résolution de la crise foncière opposant une opératrice économique aux populations de Napamboumbou-Toyiben, la crise de l’éducation, la crise de la commune de Saponé.

Pour l’année 2019, ce sont 4 522 plaignants, dont 3 090 hommes et 893 femmes, qui ont soumis 787 dossiers de réclamation auprès de l’institution. Après instruction, 182 dossiers ont été clos avec 89 jugés fondés, et 605 reversés en 2020. Sur les 379 interpellations faites par le Médiateur du Faso, ce sont 234 structures mises en cause qui ont réagi, soit 61,7%.

Le Médiateur du Faso reçu par le président du Faso.

Durant cette année 2019, selon la première responsable de l’institution, dans le domaine de l’auto-saisine, les actions ont porté sur la résolution de la crise entre UBA et HERO, l’auto-saisine de la loi portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso, la crise de Karangasso-Sambla dans la province du Houet, la crise d’Idrisstenga dans la province du Mouhoun, les conflits engendrés par les doubles chefferies de fait dans la province du Boulgou, et le litige foncier dans la commune de Ouahigouya.

Au titre de l’exercice 2020, le bilan du traitement des dossiers de réclamation fait ressortir 7 495 plaignants, dont 4 025 hommes et 2 228 femmes, qui ont soumis auprès de l’institution 740 dossiers. 131 ont été clos au 31 décembre 2020, et 609 reversés en 2021. Sur les 236 interpellations faites par le Médiateur du Faso, les structures mises en cause ont réagi à 129 fois, soit un taux de 54,7%. Pour ce qui est des dossiers traités au cours de cette année, on peut citer la gestion de la crise au sein de la communauté musulmane, les crises entre propriétaires terriens de Polesgo et le conseil municipal de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, l’implication du Médiateur du Faso dans la lutte contre le Covid-19.

Les membres de la délégation du Médiateur du Faso.

Pour ces trois rapports remis au président du Faso, les recommandations formulées par le Médiateur du Faso sont le reclassement des agents publics de l’Etat ayant acquis un diplôme en cours de carrière au cours d’une formation à titre privé, la relecture de la loi sur le quota-genre pour une question d’équité, l’arrêté portant promotion et valorisation du Faso Dan Fani, le renforcement des projets et programmes en faveur des populations déplacées internes du fait du phénomène terroriste, la création d’un quartier d’amendement pour les femmes dans les prisons, le renforcement des capacités budgétaires, logistiques et infrastructurelles du Médiateur du Faso.

En rappel, le Médiateur du Faso est l’institution qui joue le rôle d’interface entre l’administration publique et les citoyens. Il a pour rôle de défendre, de protéger les droits et les intérêts des citoyens contre les abus et les dysfonctionnements de l’administration. Il travaille également à prévenir les conflits ou crises et contribue à leur résolution. Le Médiateur du Faso ne reçoit ni d’ordre, ni d’instruction d’aucune autorité, ni d’aucune forme de pouvoir. Il examine les plaintes avec neutralité et technicité.

J.E.Z
Lefaso.net

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